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Afghanistan - Le Canada n'est pas tenu d'achever le travail, dit l'armée

30 juillet 2007  Canada
L’état-major de l’armée canadienne espère que les troupes canadiennes passeront de moins en moins de temps au front pour consacrer de plus en plus de temps à la formation et au mentorat de l’armée afghane.
Photo : Pascal Ratthé
L’état-major de l’armée canadienne espère que les troupes canadiennes passeront de moins en moins de temps au front pour consacrer de plus en plus de temps à la formation et au mentorat de l’armée afghane.
Kandahar, Afghanistan — Le Canada n'est nullement tenu de mener à terme l'effort de reconstruction de l'Afghanistan, a soutenu hier le commandant de la Force expéditionnaire du Canada, le général de corps d'armée Michel Gauthier.

«Dans une perspective plus large, que ce soit accompli par nous ou par d'autres, cela ne fait pas de différence», a affirmé le grand patron des troupes canadiennes déployées à l'étranger, lors d'une conférence de presse tenue dans les quartiers canadiens de la base multinationale de Kandahar (KAF).

Le général de corps d'armée a convenu que le travail sera loin d'être terminé en février 2009, lorsque prendra fin l'engagement du Canada pour la reconstruction de l'Afghanistan.

Même si, de l'avis de l'officier supérieur, le climat intérieur s'améliore et que des progrès manifestes ont été réalisés, il n'en demeure pas moins qu'il faudra encore plusieurs années de travail et de présence internationale pour que l'Afghanistan puisse enfin s'autogouverner.

«Du point de vue de la communauté internationale, personne ne croit que le travail sera terminé en février 2009. Personne ne se fait d'illusion sur les chances que l'Afghanistan puisse être autosuffisant et autonome en 2009», a-t-il dit.

Pour l'heure, le commandant n'entrevoit pas de grands bouleversements dans la mission canadienne, alors que s'amorce une nouvelle rotation de six mois — la quatrième depuis 2002 — principalement composée de soldats du Royal 22e Régiment.

Graduellement, espère l'état-major, les troupes canadiennes passeront de moins en moins de temps au front pour consacrer de plus en plus de temps à la formation et au mentorat de l'armée afghane. Il est illusoire toutefois de croire que la fin des combats, pour les militaires canadiens, soit à portée de main.

«Dans un avenir prévisible, nous devrons continuer à combattre», a prévenu le général de corps d'armée.

La formation de l'armée afghane, du reste, n'est qu'une pièce de l'immense casse-tête de la sécurité en Afghanistan. Le défi que pose la création d'une force de police nationale professionnelle et efficace, capable d'imposer, dans les règles du droit, son autorité auprès de la population civile, est encore plus grand.

«On me dit que, en matière de progrès, la police (PNA) est en retard de trois ou quatre ans sur l'armée [...]. C'est un problème, un défi énorme», a-t-il dit.

La police nationale afghane a un rôle capital à jouer pour l'apaisement des tensions et l'arrêt des hostilités en Afghanistan. C'est en effet à elle que revient la tâche de surveiller les frontières et de maintenir l'ordre dans les communautés et les districts sur l'ensemble du territoire.






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