Le PC présente son candidat dans Outremont
26 juillet 2007
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Gilles Duguay a expliqué qu’il a choisi de se joindre à l’équipe de Stephen Harper après que celui-ci eut reconnu la nation québécoise et décidé de s’attaquer au déséquilibre fiscal.
L'ancien diplomate Gilles Duguay a confirmé hier qu'il serait candidat du Parti conservateur à l'élection complémentaire qui aura bientôt lieu dans la circonscription d'Outremont, à Montréal.
Il a d'ailleurs failli vendre la mèche sur la date du scrutin, faisant référence à l'élection en septembre.
M. Duguay a expliqué qu'il a choisi de se joindre à l'équipe de Stephen Harper après que celui-ci eut reconnu la nation québécoise et décidé de s'attaquer au déséquilibre fiscal.
«Beaucoup d'adversaires des conservateurs vous diront que c'est une phrase qui ne veut rien dire, certains diront que c'est un subterfuge. Moi, j'ai vu dans cette affirmation une page historique. L'histoire du Canada ne sera jamais plus la même. Après cette déclaration, je n'étais plus tout à fait le même, j'ai dit à ma femme Christina: "Il faut que j'apporte mon eau au moulin."»
Il a dit voir dans le chef conservateur un homme de leadership et de vision qui obtient des résultats.
Aussitôt confirmé, il se lançait dans une attaque contre le chef libéral Stéphane Dion, se disant notamment très sceptique de l'ignorance que ce dernier a toujours professée par rapport au scandale des commandites. «M. Dion, s'il était un des penseurs du régime, je crois qu'il devait être au courant de ce qui se passait, à moins qu'il se soit endormi au cabinet, il a dû savoir ce qui se passait à Ottawa. Et par conséquent, qu'il ne vienne pas nous dire que c'était les autres et que lui n'a jamais eu rien à voir avec ça.»
Le ministre des Transports et lieutenant québécois de Stephen Harper, Lawrence Cannon, venu présenter le candidat, en a rajouté à ce sujet. «Je trouve ça plutôt épouvantable que le chef de ce parti, qui cherche à obtenir une espèce de crédibilité auprès de l'électorat, n'ait même pas cru nécessaire de présenter les excuses du parti pour les malhonnêtetés commises au Québec en marge du scandale des commandites. Et je demanderais à M. Dion de poser le geste approprié et de présenter ses excuses au nom du parti aux Québécois.»
Gilles Duguay a également lancé quelques flèches à l'endroit du chef bloquiste Gilles Duceppe qui ont fait sourire la poignée de militants présents. «Il n'y a aucune attaque contre le Québec. Dites-le à notre ami M. Duceppe, l'artiste de la "ducepption". Il veut vous protéger, vous êtes censés avoir peur. Ne vous laissez pas tromper!»
Ambassadeur
Haut fonctionnaire aux Affaires étrangères, M. Duguay a été en poste dans de nombreux pays et a notamment été ambassadeur au Cameroun, au Maroc, en Roumanie, en Bulgarie et en Moldavie. Il a également été professeur de droit au Congo et au Rwanda, et a enseigné la science politique aux universités McGill, Concordia et de Montréal.
M. Duguay affrontera notamment le candidat libéral Jocelyn Coulon, un ancien journaliste et chercheur universitaire, l'ex-ministre québécois de l'Environnement Thomas Mulcair, qui portera désormais les couleurs du Nouveau Parti démocratique, et le candidat du Bloc québécois, Jean-Paul Gilson.
Il a promis d'user quatre ou cinq paires de souliers dans le comté, disant y voir un reflet du pays. «Outremont, c'est un résumé du Canada, 100 000 personnes, les religions, les langues, concordent. L'harmonie? Ça fait 100 ans que les gens la vivent ici.»
Le premier ministre Stephen Harper doit annoncer le déclenchement de l'élection complémentaire au plus tard le 28 juillet, car il arrivera à ce moment au terme du délai de six mois. La circonscription s'était retrouvée sans représentant lorsque l'ancien député libéral Jean Lapierre avait démissionné.
On s'attend à ce que le premier ministre Harper profite aussi de l'occasion pour lancer la course dans la circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot, libre depuis le départ du bloquiste Yvan Loubier.
M. Harper ne pourra pas, par contre, agir de même dans Roberval-Lac-Saint-Jean. Le député sortant, le bloquiste Michel Gauthier, ne laisse son siège que le 29 juillet, soit le lendemain de la date limite pour déclencher l'élection dans Outremont.
Il a d'ailleurs failli vendre la mèche sur la date du scrutin, faisant référence à l'élection en septembre.
M. Duguay a expliqué qu'il a choisi de se joindre à l'équipe de Stephen Harper après que celui-ci eut reconnu la nation québécoise et décidé de s'attaquer au déséquilibre fiscal.
«Beaucoup d'adversaires des conservateurs vous diront que c'est une phrase qui ne veut rien dire, certains diront que c'est un subterfuge. Moi, j'ai vu dans cette affirmation une page historique. L'histoire du Canada ne sera jamais plus la même. Après cette déclaration, je n'étais plus tout à fait le même, j'ai dit à ma femme Christina: "Il faut que j'apporte mon eau au moulin."»
Il a dit voir dans le chef conservateur un homme de leadership et de vision qui obtient des résultats.
Aussitôt confirmé, il se lançait dans une attaque contre le chef libéral Stéphane Dion, se disant notamment très sceptique de l'ignorance que ce dernier a toujours professée par rapport au scandale des commandites. «M. Dion, s'il était un des penseurs du régime, je crois qu'il devait être au courant de ce qui se passait, à moins qu'il se soit endormi au cabinet, il a dû savoir ce qui se passait à Ottawa. Et par conséquent, qu'il ne vienne pas nous dire que c'était les autres et que lui n'a jamais eu rien à voir avec ça.»
Le ministre des Transports et lieutenant québécois de Stephen Harper, Lawrence Cannon, venu présenter le candidat, en a rajouté à ce sujet. «Je trouve ça plutôt épouvantable que le chef de ce parti, qui cherche à obtenir une espèce de crédibilité auprès de l'électorat, n'ait même pas cru nécessaire de présenter les excuses du parti pour les malhonnêtetés commises au Québec en marge du scandale des commandites. Et je demanderais à M. Dion de poser le geste approprié et de présenter ses excuses au nom du parti aux Québécois.»
Gilles Duguay a également lancé quelques flèches à l'endroit du chef bloquiste Gilles Duceppe qui ont fait sourire la poignée de militants présents. «Il n'y a aucune attaque contre le Québec. Dites-le à notre ami M. Duceppe, l'artiste de la "ducepption". Il veut vous protéger, vous êtes censés avoir peur. Ne vous laissez pas tromper!»
Ambassadeur
Haut fonctionnaire aux Affaires étrangères, M. Duguay a été en poste dans de nombreux pays et a notamment été ambassadeur au Cameroun, au Maroc, en Roumanie, en Bulgarie et en Moldavie. Il a également été professeur de droit au Congo et au Rwanda, et a enseigné la science politique aux universités McGill, Concordia et de Montréal.
M. Duguay affrontera notamment le candidat libéral Jocelyn Coulon, un ancien journaliste et chercheur universitaire, l'ex-ministre québécois de l'Environnement Thomas Mulcair, qui portera désormais les couleurs du Nouveau Parti démocratique, et le candidat du Bloc québécois, Jean-Paul Gilson.
Il a promis d'user quatre ou cinq paires de souliers dans le comté, disant y voir un reflet du pays. «Outremont, c'est un résumé du Canada, 100 000 personnes, les religions, les langues, concordent. L'harmonie? Ça fait 100 ans que les gens la vivent ici.»
Le premier ministre Stephen Harper doit annoncer le déclenchement de l'élection complémentaire au plus tard le 28 juillet, car il arrivera à ce moment au terme du délai de six mois. La circonscription s'était retrouvée sans représentant lorsque l'ancien député libéral Jean Lapierre avait démissionné.
On s'attend à ce que le premier ministre Harper profite aussi de l'occasion pour lancer la course dans la circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot, libre depuis le départ du bloquiste Yvan Loubier.
M. Harper ne pourra pas, par contre, agir de même dans Roberval-Lac-Saint-Jean. Le député sortant, le bloquiste Michel Gauthier, ne laisse son siège que le 29 juillet, soit le lendemain de la date limite pour déclencher l'élection dans Outremont.
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