samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 12h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

L'armée canadienne peine à recruter autochtones, femmes et minorités visibles

24 juillet 2007  Canada
Toronto — Les Forces armées canadiennes perdent du terrain dans leurs efforts pour recruter davantage de femmes, de membres des minorités visibles et d'autochtones dans leurs rangs.

Le plan d'équité en matière d'emploi de l'armée, obtenu grâce à la Loi sur l'accès à l'information, révèle que peu de catégories de postes au sein des troupes s'approchent d'une représentation «acceptable» des femmes, des membres des minorités visibles, des autochtones et des personnes handicapées. Les dernières données fournies par les forces canadiennes révèlent que l'écart s'est en fait élargi. En juin 2007, il manquait plus de 11 200 personnes pour que soient atteints les objectifs du plan d'équité en matière de représentation des groupes désignés, alors qu'en janvier 2006 le déficit était d'un peu plus de 10 000 personnes.

Les écarts les plus importants entre les taux de représentation réel et attendu sont observés chez les femmes et les membres de minorités visibles. Les Forces armées ne recrutent pas activement les personnes handicapées, en raison du principe selon lequel ceux qui portent l'uniforme doivent pouvoir être déployés pour les besoins opérationnels généraux.

La lieutenante-colonelle Diana Herrington, responsable des droits de la personne et de la diversité au sein de l'armée, a reconnu que celle-ci n'a pas atteint ses objectifs en matière de représentation. «Nous avons du chemin à faire, sans aucun doute [...]. L'écart est élevé. Nous l'admettons», a-t-elle déclaré.

Pour la lieutenante-colonelle Herrington, une explication possible de l'échec de l'armée à atteindre ses objectifs tient à ce que les groupes minoritaires visibles vivent généralement dans de grands centres urbains, loin des régions rurales qui constituent la base traditionnelle du recrutement de l'armée. Une autre théorie, selon elle, est que certains proviennent de pays aux prises avec la guerre, où les militaires sont perçus comme corrompus.

Mais, selon Christian Leuprecht, professeur de science politique au Collège militaire royal à Kingston (Ontario), ce ne sont que les symptômes et non la véritable cause du problème.

Malgré une décision d'un tribunal des droits de la personne, en 1989, qui donnait à l'armée 10 ans pour ouvrir ses rangs et toutes ses fonctions aux femmes, les Forces armées ne font pas suffisamment d'efforts pour attirer de nouvelles recrues issues des groupes minoritaires, dit-il.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012