Wal-Mart obtient des subventions du gouvernement conservateur pour embaucher des étudiants
21 juillet 2007
Canada
Sherbrooke — Parmi les employeurs qui ont profité d'un programme fédéral d'embauche d'étudiants en 2006 figure la multinationale Wal-Mart, qui a ainsi profité d'aide financière dans une vingtaine de circonscriptions au Canada et, chaque fois, il s'agissait d'une circonscription représentée par un élu conservateur.
Grâce à la liste dont La Tribune a obtenu copie, on constate que, parmi tous les employeurs qui ont profité du programme, les plus généreusement subventionnés étaient actifs dans des comtés souvent représentés par des ministres.
Wal-Mart a ainsi profité d'aide financière dans une vingtaine de circonscriptions au Canada, toutes représentées par un élu conservateur. Dans Edmonton-Spruce Grove, de la ministre Rona Ambrose, Wal-Mart Canada a reçu deux subventions, de 1715 $ et 3308 $ respectivement, dans le cadre du programme. Dans Medecine Hat, la circonscription du ministre Monte Solberg, Wal-Mart a eu droit à 1715 $.
Ironiquement, à la fin de mai, le ministre Solberg était intervenu à la Chambre des communes pour défendre la décision de son gouvernement de mettre fin au programme en place au profit du nouveau programme Emploi d'été Canada. Il avait alors déclaré que, par le passé, l'ancien programme avait permis à des sociétés comme Wal-Mart, Canada Safeway, Bacardi, Shoppers Drug Mart et Ford d'obtenir des milliers de dollars.
Il faut se tourner vers un libéral pour voir une aide financière à Bacardi et à Ford. Dans Brampton-Springdale, comté du libéral Ruby Dhalla, Ford du Canada a eu droit à 23 066 $, Bacardi, à 6752 $, et Rogers Television, à 10 076 $.
Dans la circonscription du premier ministre Stephen Harper, parmi les employeurs subventionnés figure Sobeys Pharmacy, une riche entreprise, qui a eu droit à 1530 $.
Au Québec, par contre, la liste complète des employeurs subventionnés ne contient pas de noms de grandes compagnies. Dans l'ensemble, il ne s'agit d'ailleurs pas d'employeurs privés, mais plutôt d'organismes à but non lucratif.
Par voie de communiqué, le ministre Solberg affirme que, sous le nouveau programme, les décisions relatives au financement ont été prises à la lumière de critères clairs et explicites, identiques pour tous les demandeurs. Ce n'était que les employeurs du secteur privé ayant 50 employés ou moins qui pouvaient être éligibles à des subventions.
Le ministre rappelle que, cet été, le nouveau programme Emplois d'été Canada a créé des dizaines de milliers d'emplois «de qualité» pour les étudiants, pour un taux d'emploi étudiant le plus élevé en 16 ans.
Grâce à la liste dont La Tribune a obtenu copie, on constate que, parmi tous les employeurs qui ont profité du programme, les plus généreusement subventionnés étaient actifs dans des comtés souvent représentés par des ministres.
Wal-Mart a ainsi profité d'aide financière dans une vingtaine de circonscriptions au Canada, toutes représentées par un élu conservateur. Dans Edmonton-Spruce Grove, de la ministre Rona Ambrose, Wal-Mart Canada a reçu deux subventions, de 1715 $ et 3308 $ respectivement, dans le cadre du programme. Dans Medecine Hat, la circonscription du ministre Monte Solberg, Wal-Mart a eu droit à 1715 $.
Ironiquement, à la fin de mai, le ministre Solberg était intervenu à la Chambre des communes pour défendre la décision de son gouvernement de mettre fin au programme en place au profit du nouveau programme Emploi d'été Canada. Il avait alors déclaré que, par le passé, l'ancien programme avait permis à des sociétés comme Wal-Mart, Canada Safeway, Bacardi, Shoppers Drug Mart et Ford d'obtenir des milliers de dollars.
Il faut se tourner vers un libéral pour voir une aide financière à Bacardi et à Ford. Dans Brampton-Springdale, comté du libéral Ruby Dhalla, Ford du Canada a eu droit à 23 066 $, Bacardi, à 6752 $, et Rogers Television, à 10 076 $.
Dans la circonscription du premier ministre Stephen Harper, parmi les employeurs subventionnés figure Sobeys Pharmacy, une riche entreprise, qui a eu droit à 1530 $.
Au Québec, par contre, la liste complète des employeurs subventionnés ne contient pas de noms de grandes compagnies. Dans l'ensemble, il ne s'agit d'ailleurs pas d'employeurs privés, mais plutôt d'organismes à but non lucratif.
Par voie de communiqué, le ministre Solberg affirme que, sous le nouveau programme, les décisions relatives au financement ont été prises à la lumière de critères clairs et explicites, identiques pour tous les demandeurs. Ce n'était que les employeurs du secteur privé ayant 50 employés ou moins qui pouvaient être éligibles à des subventions.
Le ministre rappelle que, cet été, le nouveau programme Emplois d'été Canada a créé des dizaines de milliers d'emplois «de qualité» pour les étudiants, pour un taux d'emploi étudiant le plus élevé en 16 ans.
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