Un «défi» francophone pour l'armée
17 juillet 2007
Canada
L'arrivée massive de soldats francophones originaires du Québec à la base multinationale de Kandahar bouleverse un peu le quotidien du contingent canadien en sol afghan, plus familier avec l'accent de Shakespeare qu'avec celui de Molière.
En ce sens, la présence des francophones représente certes un «défi» culturel et linguistique, ont estimé hier des membres du commandement canadien.
«Un problème, ce n'est peut-être pas le bon terme. Il y a toutes sortes de défis à relever et celui de la langue en est un», a lâché l'adjoint au chef d'état-major, Kevin Mead, faisant allusion aux possibles embûches que risque de créer la barrière linguistique séparant les soldats anglophones et francophones.
«Beaucoup de personnes dans la FOI sont bilingues et plusieurs soldats le sont aussi. Les troupes vont passer au travers [le défi que pose la langue]», a-t-il néanmoins tempéré.
Pour sa part, le chef d'état-major, le lieutenant-colonel Jean Trudel, n'entrevoit aucun problème entre les deux communautés linguistiques.
Il considère toutefois que les francophones «ont une approche différente» de leurs homologues anglophones quand arrive le temps d'aborder les dossiers, une façon plus «latine» de voir les choses.
«Il y a des différences, mais les valeurs sont les mêmes. Je ne vois aucune différence en ce qui a trait aux valeurs. Peut-être avons-nous une façon autre d'aborder les problèmes ou les défis, nous allons probablement vouloir manger une poutine de temps en temps, mais les valeurs, celles d'un soldat d'Edmonton, de Petawawa, de Valcartier ou de Halifax sont identiques», avance le lieutenant-colonel, membre lui-même du Royal 22e.
Outre la question linguistique, les soldats fraîchement arrivés seront soumis, dans les prochains jours, à d'autres défis comme la chaleur accablante qui règne sur l'Afghanistan à ce temps-ci de l'année.
Jour après jour, le mercure atteint les 40 degrés sous un soleil de plomb. Même s'ils ont déjà suivi un entraînement intense pour affronter de pareilles conditions, les nouveaux venus bénéficieront de quelques jours d'entraînement supplémentaires sur la base pour s'acclimater à leur nouvel environnement.
«On prend charge d'eux et on s'assure qu'ils aient les outils, le matériel et les dernières touches de formation avant qu'ils sortent [de la base] et qu'ils rejoignent leur unité», a assuré le lieutenant-colonel.
En ce sens, la présence des francophones représente certes un «défi» culturel et linguistique, ont estimé hier des membres du commandement canadien.
«Un problème, ce n'est peut-être pas le bon terme. Il y a toutes sortes de défis à relever et celui de la langue en est un», a lâché l'adjoint au chef d'état-major, Kevin Mead, faisant allusion aux possibles embûches que risque de créer la barrière linguistique séparant les soldats anglophones et francophones.
«Beaucoup de personnes dans la FOI sont bilingues et plusieurs soldats le sont aussi. Les troupes vont passer au travers [le défi que pose la langue]», a-t-il néanmoins tempéré.
Pour sa part, le chef d'état-major, le lieutenant-colonel Jean Trudel, n'entrevoit aucun problème entre les deux communautés linguistiques.
Il considère toutefois que les francophones «ont une approche différente» de leurs homologues anglophones quand arrive le temps d'aborder les dossiers, une façon plus «latine» de voir les choses.
«Il y a des différences, mais les valeurs sont les mêmes. Je ne vois aucune différence en ce qui a trait aux valeurs. Peut-être avons-nous une façon autre d'aborder les problèmes ou les défis, nous allons probablement vouloir manger une poutine de temps en temps, mais les valeurs, celles d'un soldat d'Edmonton, de Petawawa, de Valcartier ou de Halifax sont identiques», avance le lieutenant-colonel, membre lui-même du Royal 22e.
Outre la question linguistique, les soldats fraîchement arrivés seront soumis, dans les prochains jours, à d'autres défis comme la chaleur accablante qui règne sur l'Afghanistan à ce temps-ci de l'année.
Jour après jour, le mercure atteint les 40 degrés sous un soleil de plomb. Même s'ils ont déjà suivi un entraînement intense pour affronter de pareilles conditions, les nouveaux venus bénéficieront de quelques jours d'entraînement supplémentaires sur la base pour s'acclimater à leur nouvel environnement.
«On prend charge d'eux et on s'assure qu'ils aient les outils, le matériel et les dernières touches de formation avant qu'ils sortent [de la base] et qu'ils rejoignent leur unité», a assuré le lieutenant-colonel.
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