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Marijuana: hausse marquée des arrestations pour possession simple

Depuis l'arrivée des conservateurs, le nombre des arrestationsa augmenté de plus du tiers dans de nombreuses villes du pays

9 juillet 2007  Canada
Montréal et Calgary ont constaté un recul de quelques points de pourcentage du nombre des arrestations effectuées l’an dernier, par rapport à 2005.
Montréal et Calgary ont constaté un recul de quelques points de pourcentage du nombre des arrestations effectuées l’an dernier, par rapport à 2005.
Ottawa — Le nombre des personnes arrêtées pour avoir fumé de la marijuana a augmenté de façon importante dans plusieurs villes canadiennes, l'an dernier, après que les conservateurs eurent pris le pouvoir et éliminé un projet de loi visant à dépénaliser la possession de petites quantités de cannabis.

La hausse des arrestations pour la simple possession de marijuana est visible dans les données obtenues par la Presse canadienne auprès de forces de police municipales et à la suite de requêtes formulées en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Des statistiques nationales à ce sujet ne seront rendues publiques que la semaine prochaine, mais des données préliminaires suggèrent que le nombre des arrestations a augmenté de plus du tiers dans de nombreuses villes du pays.

Les villes de Toronto, Vancouver, Ottawa et Halifax ont toutes fait état de hausse allant de 20 à 50 % en 2006, tandis que Montréal et Calgary ont constaté un recul de quelques points de pourcentage du nombre des arrestations effectuées l'an dernier, par rapport à 2005.

En conséquence, des milliers de personnes ont été accusées d'avoir commis un délit qui était récemment sur le point de ne plus en être un.

Chaque parti à la Chambre des communes, à l'exception des conservateurs, appuyait le projet de loi prévoyant de dépénaliser la possession de petites quantités de cannabis, mais le gouvernement libéral, qui avait déposé la législation projetée, n'a jamais été en mesure de soumettre cette dernière au vote final.

Plusieurs responsables de services de police affirment que la tendance constatée est directement liée au sort réservé au projet de loi, qui est mort à la suite des élections fédérales du 23 janvier 2006.

Terry McLaren, président de l'Association des chefs de police de l'Ontario, a indiqué que plusieurs forces policières du pays avaient tout simplement cessé de porter des accusations après que les libéraux eurent pour la première fois déposé un projet de loi portant sur la dépénalisation de la possession de cannabis, en 2003, alors que Jean Chrétien était premier ministre.
 
 
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