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Le Canada célèbre 140 ans d'histoire

Alexandre Shields   30 juin 2007  Canada
Le Canada a 140 ans cette année, et pour ceux qui ne seront pas enfouis sous les boîtes de déménagement, une pointe de pizza dans une main et un pinceau dans l'autre, le 1er juillet sera l'occasion de festoyer au son de la musique un peu partout en province.
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  • Charles-Philippe Courtois
    Abonné
    lundi 2 juillet 2007 08h57
    140 ans du Canada ou de la Confédération ?
    « En principe, c'est un abus de langage que de dire que le Canada a 140 ans ! Le Canada existait avant la Confédération et il a donné son nom au nouvel État autonome ou "Dominion".
    C'est donc de la Confédération qu'il s'agit, le 1er juillet. Et non de la naissance du Canada... »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    lundi 2 juillet 2007 20h37
    La Fête du Canada ou le Québec soluble dans le Grand Tout...
    « Nous avions écrit ce texte pour les fêtes de la Saint-Jean. Comme il convient, en beaucoup de ses parties, à la fête du Canada, il n'est pas inutile de lui redonner vie et actualité. Les fêtes nationales sont par leur nature éminemment politiques. Le nier appartient à un travail de déconstruction dont le but est de cacher aux citoyens le sens et l'enjeu véritable qui est la célébration et l'approbation d'un régime politique précis. Rien n'est innocent dans leur préparation, leur mise en oeuvre, dans le dressage de leur personnel, dans leur déroulement, dans leur couverture médiatique ou mieux dans les silences des « grands » journaux à affichage fédéraliste tels La Presse..., pour ne nommer que celui-la. N'ayez aucun doute : cet article ne sera jamais publié dans leurs colonnes. Nous pourrions parodier un mot d'Oscar Wilde : « Je vis dans la terreur d'être publié! » Quoi qu'il en soit, le rouge cru, vulgaire, des unifoliés qui déferlera sur le Québec ce jour-là, les déclarations d'apolitisme, les prestations payées à grands frais des Boom Desjardins, des Respectables pour nous en tenir aux plus voyants, tout cela appartient à un exercice d'intoxication à forte dose, de propagande assourdissante qui n'aveuglera que les naïfs, les étrangers et les assimilés de tout poil.

    Célébrer le Canada ou le Québec soluble dans le Grand Tout.

    Devons-nous l'avouer? Ce n'est pas sans un certain serrement de coeur que nous avons suivi les fêtes de la Saint-Jean? L'astuce du régime fédéral est de louer et de promouvoir la mise en veilleuse du politique de façon à ce que la fête nationale du Québec devienne un insignifiant "party" parmi d'autres, tout juste une occasion de s'amuser et de fêter comme l'ont dit à satiété nombre de complices du régime ou de collaborateurs plus ou moins conscients de la portée de leurs déclarations stéréotypées, apprises par coeur.
    La semaine prochaine, lors du "Canada Day", on nous resservira le même discours, cette fois pour nous imposer, sur ce que nous supposons notre territoire, des fêtes dirigées contre notre identité et notre affirmation de peuple.
    La fonction de la Fête nationale, dans sa symbolique essentielle, est de rappeler à un peuple d'où il vient, ce qu'il est, et où il va. Or l'ensemble des manifestations n'ont référé que pauvrement et lointainement à nos origines premières et fondatrices; pour le présent, notre image s'est brouillée par des interférences dites "multiculturelles", et enfin, le caractère apolitique affiché nous a privés de tout sens et de toute direction vers un avenir précis qui corrige la ligne brisée, sans cesse avortée de notre désir national. Nous sommes en effet privés profondément de la raison qui fonde toute fierté nationale, et qui féconde toutes les fiertés de détails, à savoir de notre indépendance nationale.
    Nous avons donc subi le spectacle affligeant d'un peuple de fêtards acéphalisés qui n'avaient aucune intention de convertir en action politique sa convivialité provinciale. Est-il besoin de le rappeler? Une chanson qui ne se traduit pas en une intention et une action claires en faveur de l'indépendance est une duperie, et pis un consentement au régime fédéral.
    On nous trouvera sévère, mais nous visons surtout les concepteurs et les réalisateurs des festivités parce qu'ils les ont conçues comme un opium, un ersatz à une véritable prise de conscience nationale, bref à un acte politique de refus de ce qui nous est étranger et d'affirmation de ce que nous sommes et désirons manifester dans l'histoire. Celui qui a agité son fleurdelisé, qui s'est pâmé aux refrains des spectacles, retournera chez soi avec le sentiment d'en avoir assez fait jusqu'à la prochaine Saint-Jean. Il pourra en toute quiétude multiculturaliser, voter fédéraliste et s'adonner à toutes les petites compromissions qui permettent de capter la pluie des subventions dorées qui tombent du Fédéral sur les têtes soumises, complices et collaboratrices.
    Nous souhaitons que soient restaurés le sens de notre identité, la fonction essentielle de notre fête nationale, et que ceux que nous avons visés rentrent en eux-mêmes et comprennent l'importance de leur rôle. Qu'ils puissent l'envisager et l'accomplir sans rien concéder aux puissances qui nous trompent, nous asservissent en nous dissolvant dans une convivialité superficielle et abêtissante. Cet "amusement" public a une fonction très précise, celle de conforter le régime fédéral en nous privant de l'assise de notre affirmation nationale, dont l'indépendance est la pleine et sans équivoque affirmation.. C'est ce que les fêtes de la Saint Jean-Baptiste, rendues à leur vocation, doivent symboliser et mettre en scène pour être vraiment québécoises, voire canadiennes-françaises en langage plus ancien.
    Hubert Larocque. »

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