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L'OTAN courtise Ottawa

Claude Lévesque   22 juin 2007  Canada
Les Forces armées canadiennes ont commencé leur opération de charme hier à Montréal en déployant 2400 soldats dans les gradins du stade Percival Molson. Dehors, les opposants à la guerre ont sorti leurs bannières et leurs tracts, réservant leur
Photo : Pascal Ratthé
Les Forces armées canadiennes ont commencé leur opération de charme hier à Montréal en déployant 2400 soldats dans les gradins du stade Percival Molson. Dehors, les opposants à la guerre ont sorti leurs bannières et leurs tracts, réservant leur
Le secrétaire général de l'OTAN, le Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, a dit hier, avec de grandes précautions diplomatiques, que le but de sa visite au Canada est de convaincre Ottawa de poursuivre la mission militaire canadienne en Afghanistan au-delà de l'échéance actuellement prévue de février 2009. «Bien sûr, comme secrétaire général de l'OTAN, j'espère que ce ne sera pas la fin de la mission pour les 26 alliés [pays membres de l'Alliance] et les 11 partenaires [pays qui ont également déployé des troupes en Asie centrale], compte tenu du fait que plus de temps est nécessaire pour créer les conditions» de la reconstruction et du développement de l'Afghanistan.

Rencontrant la presse hier matin avant de prononcer un discours devant la Conférence de Montréal, le secrétaire général de l'OTAN a indiqué que les pourparlers qu'il aurait en fin d'après-midi à Ottawa avec le premier ministre Stephen Harper et ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense porteraient «évidemment sur la FIAS [Force internationale d'assistance à la stabilité, sous commandement de l'OTAN] et sur son avenir».

Jaap de Hoop Scheffer a refusé de parler d'«ambiguïté» pour qualifier la position canadienne. Le premier ministre Harper et son cabinet ont plusieurs fois laissé entrevoir la possibilité d'une extension de la mission au-delà de février 2009, sans toutefois avoir pris de décision ferme à ce sujet.

«Il n'y a pas [non plus] d'ambiguïté quant à mon plaidoyer, mais, encore une fois, ce sera une décision souveraine du Canada», a-t-il ajouté après avoir refusé de dire qui remplacera les militaires canadiens s'ils se retirent effectivement de l'Afghanistan à cette date.

Répondant à une seconde question sur le même sujet, Jaap de Hoop Scheffer a brièvement évoqué le rôle que joue l'Agence canadienne de développement international dans l'aide à l'Afghanistan.

M. de Hoop Scheffer rencontrera aujourd'hui à Valcartier les militaires du Royal 22e Régiment, dont plus de 2000 membres se déploieront dans ce pays le mois prochain et en août. Il a reconnu hier que les militaires canadiens y ont payé «un prix élevé». Mercredi, trois d'entre eux ont trouvé la mort quand un «engin explosif improvisé» a fait sauter leur véhicule non blindé sur une route du sud du pays. Depuis 2002, le bilan des pertes chez les militaires canadiens s'élève à 60.

Répondant à «certains observateurs qui ont conclu que [...] nous devrions peut-être laisser l'Afghanistan à son sort», le secrétaire général de l'OTAN a dit, au cours de son allocution: «Je peux comprendre ce sentiment. C'est une mission difficile et les pertes humaines sont terriblement douloureuses, mais je crois fermement que c'est une mission juste qui vise à faire en sorte que l'Afghanistan ne redevienne pas un État défaillant et un immense camp d'entraînement pour les terroristes.»

Conscient du fait qu'une majorité de Québécois s'oppose au déploiement des soldats de Valcartier dans la province de Kandahar, Jaap de Hoop Scheffer a souligné à plusieurs reprises que l'opération de l'OTAN, la plus importante de son histoire, s'y déroule en vertu d'un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui, à ses yeux, la rend «100 % légitime». Elle vise selon lui à «défendre des valeurs universelles fondamentales» comme la liberté, la démocratie et l'État de droit.

M. de Hoop Scheffer a ajouté que «nous réussissons», citant notamment l'ouverture de nombreuses écoles et de dispensaires ainsi que la construction de routes tout en reconnaissant que des efforts accrus doivent être faits pour accélérer la formation de l'armée et de la police afghanes.

«Nous devons maintenir nos efforts, notamment dans le domaine du développement économique, a-t-il ajouté. Compte tenu des pertes humaines que nous avons subies, il est compréhensible que le débat actuel sur l'Afghanistan soit essentiellement axé sur les aspects militaires. Mais nous ne devons jamais perdre de vue que le succès final ne sera pas obtenu par une victoire militaire. Le véritable succès en Afghanistan dépendra de la reconstruction et du développement.»

M. Jaap de Hoop Scheffer a en outre parlé de la nécessité d'en faire plus en matière de «reconstruction civile» et d'associer plus activement le Pakistan voisin dans la lutte contre les talibans.

Il a également dit, sans donner de précisions, que des efforts ont été faits pour réduire les «dommages collatéraux» lors d'opérations de l'OTAN ou de la coalition Enduring Freedom.

«Cette mission doit-elle continuer? Ma réponse sans réserve est oui», a affirmé le secrétaire général de l'OTAN.

La mission de l'Alliance atlantique en Afghanistan est encore appuyée par la majorité des Afghans, a martelé Jaap de Hoop Scheffer. «Mais leur patience a des limites», a-t-il reconnu.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 21 juin 2007 23h09
    PLUS DE MAÇONS QUE DE MILITAIRES ?
    « Le secrétaire de l'OTAN vient nous dire de ne pas lâcher l'Afghanistan en 2009 parce que ça va prendre plus de temps pour reconstruire "ce qui a été détruit par les Américains".

    Très bien, les Québécois aiment beaucoup mieux l'idée d'aider un pays à se reconstruire qu'à aller lui faire la guerre.

    Si c'est cela leur vrai besoin, faut leur envoyer plus d'ouvriers de divers métiers que de militaires avec leurs lourds vêtements de guerre, été comme hiver. "Des briques, ça ne se pose pas à la mitraillette."

    Par contre, si ce sont les Afghans qui ne veulent pas nous voir dans leur pays, foutons leur donc la paix, s.v.p. parce qu'on va y perdre notre temps, notre argent et la vie de nos soldats, principalement dans une histoire qui n'aura pas de fin. »

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    vendredi 22 juin 2007 08h05
    M Japp de Hoop Sheffer
    « ....c'est une mission juste qui vise à faire en sorte que l'Afghanistan ne redevienne pas un État défaillant et un immense camp d'entraînement pour les terroristes.»
    Dois-je rappeler à M de Hoop Sheffer, ce qu'il n'a pas mentionné dans son discours, que les canadiens pourchassent
    et tuent les talibans, ces mêmes gens que les américains trouvaient si utiles pour refouler l'envahisseur russe? Aujourd'hui, ils sont obligés de se débarrasser de ceux qui les avaient aidés à se débarrasser des russes, les américains, et nous nous plâçons du côté de l'envahisseur de façon à ce que ce soit encore plus difficile pour eux.
    M Sheffer ne semble pas comprendre que nous nous battons contre des gens qui veulent se débarasser des américains et qui sont trahis par un gouvernemnt, à la tête leur pays qui est servile à des maîtres américains.
    Si monsieur Sheffer craint que l'Afghanistan devienne un immense camp d'entraînement pour terroristes, il devrait s'inspirer de l'exemple de l'Irak pour voir les conséquences des interventions des américains dans ces pays.
    La même chose est susceptible de survenir en Afghanistan. Plusieurs politiciens afghans peuvent bien faire semblant d'être loyaux envers leurs nouveaux maîtres, mais dans leurs veines coule du sang afghan et un jour ou l'autre ils redeviendront loyaux envers eux-mêmes et chasseront les envahisseurs une fois de plus dans leur longue histoire.Et ils pourront ouvrir les camps qu'ils voudront. »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 22 juin 2007 09h17
    Mettre plus d'efforts
    « Pour éviter que les citoyens afghans ne se découragent, il faut mettre plus d'efforts à la fois dans la reconstruction et dans la guerre contre les talibans. Le Canada ne doit pas être le seul pays à risquer la vie de ses soldats, les autres pays de l'Otan doivent participer encore plus. Il devrait avoir rotation des troupes pour éviter que ce soit toujours le Canada qui soit dans la zone de feu.

    Cependant il ne faut pas rêver en couleur.
    Les talibans sont des fanatiques religieux sanguinaires qui n'hésitent pas à s'attaquer à des écoles et qui n'ont aucun respect pour la vie humaine et les droits des individus; ils combattront jusqu'à la mort en utilisant femmes et enfants pour transporter leurs engins de mort,pour se cacher au milieux de civils pour attaquer (comme le Hamas) et provoquer
    l'attaque de civils pour mal faire paraitre nos soldats dans une guerre médiatique.
    L'Afghanistan vit encore dans un moyen-âge idéologique plein de superstitions religieuses, de machisme, de goût des armes..et la transition vers une société basée sur les droits des individus et le pouvoir à un gouvernement démocratique ne se fera pas avant bien des années...

    Bien des opposants à la mission voudrait que l'on abandonne les citoyens afghans entre les mains des talibans, car selon eux il n'y aurait rien à faire pour aider une société beaucoup trop religieuse et macho...et ils ont peut-être raison. Cependant, une chose est certaine, si on cesse de les aider rien ne changera et ce sont surtout les femmes et les enfants qui verront tous leurs espoirs disparaitrent.

    Doit-on abandonner les citoyens afghans aux mains des talibans, comme bien des québecquois voulaient durant la deuxième querre mondiale que l'on abandonne l'Europe aux nazis et ne participe pas à ce qu'ils appelaient la guerre des méchants anglais? Ou faire comme les pacifistes d'alors qui croyaient que l'on pouvait vaincre le nazisme par la paix?? »

  • Jean-Pierre Aubry
    Inscrit
    vendredi 22 juin 2007 09h56
    La langue utilisée par le ministre défense pour courtiser
    « En écoutant la radio ce matin, j'ai entendu quelques extraits d'une conférence de presse donnée par le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer qui est d'origine hollandaise. J'ai apprécié qu'il parle aux média québécois et aux gens du Québec dans un bon français. Il était clair qu'il ne lisait pas un texte.

    Ce respect de l'auditoire l'honore, mais contraste fortement avec celui du ministre de la Défense Gordon O'Connor qui n'est pas bilingue, qui a été pendant plus de 30 ans un officier dans l'Armée de terre canadienne, qui a terminé sa carrière comme brigadier-général et qui a en plus habité pendant plus de 20 ans dans la région d'Ottawa où il y a de nombreuses opportunités de parler français. Combien de mots ce ministre de la Défense prononcera-t-il en public lors de sa visite à Québec ?

    Ce même ministre a récemment approuvé une nouvelle politique en matière de bilinguisme pour les Forces armées qui a pour effet de réduire considérablement l'exigence pour les officiers de parler les deux langues officielles et de faire reculer les canadiens français dans nos forces armées, L'état-major et le gouvernement perçoivent la mise en place du bilinguisme comme étant une contrainte et non un actif pour nos militaires.

    Nos forces armées doivent de plus en plus être déployées dans d'autres pays où les habitants ont différentes cultures que la culture canadienne anglaise et parlent des langues autres que l'anglais. La capacité de l'état-major et des officiers de comprendre différentes cultures et de parler différentes langues est, selon moi, un actif très important. Il en est de même avec le fait que nos militaires doivent de plus en plus travailler à l'intérieur de coalitions formées par de très nombreux pays. Or, on semble incapable dans ce groupe de dirigeants (inclusion faite du ministre de la Défense) de parler la langue seconde officielle de son propre pays.

    Jean-Pierre Aubry
    Ottawa »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    vendredi 22 juin 2007 10h02
    Le grand déploiement
    « Stephen Harper a déjà donné son accord pour poursuivre la mission militaire canadienne en Afghanistan au-delà de l'échéance officiellement prévue de février 2009. Cependant, on a beau bourrer la dinde canadienne, il subsiste un buttoir de porte en bois dans la panure.

    Alors nous assistons à la version sauce hollandaise de la grande séduction dans laquelle le lobby de l'armement nous déploie tous ses charmes.

    L'argumentation de Jaap de Hoop Scheffer repose sur les prémices suivantes :

    - La poursuite et le maintien des enveloppes budgétaires accordées à l'économie de la guerre par le Canada sur une base de temps assez longue : «Bien sûr, comme secrétaire général de l'OTAN, j'espère que ce ne sera pas la fin de la mission pour les 26 alliés [pays membres de l'Alliance] et les 11 partenaires [pays qui ont également déployé des troupes en Asie centrale], compte tenu du fait que plus de temps est nécessaire pour créer les conditions». Or il a besoin de cet accord maintenant parce que le régime Démocrate va succéder à celui de Bush aux USA, viendra donc un retour des Libéraux du côté Canadien. Ces deux gouvernements futurs ne peuvent entériner une telle extension sans s'aliéner leur base militante et votante. Il faut donc une entente signée maintenant ou jamais engageant le Canada pour des années à venir. Nous assistons à une demande de maintien ferme de l'économie de la guerre de la part des actionnaires du lobby de l'armement.
    - Se servir de Montréal (un des bastions de la résistance pacifique pour faire sa conférence).
    - Officialiser en tant que secrétaire général de l'OTAN, ses négociations avec Harper bien que l'affaire soit déjà conclue depuis belle lurette afin de tenter de mettre un frein à la dégringolade du PM dans l'opinion publique. Personne ne pourra plus reprocher à Harper de s'entendre secrètement avec l'OTAN à ce sujet. Il annonce donc des pourparlers qu'il aura en fin d'après-midi à Ottawa avec le premier ministre Stephen Harper et ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense portant «évidemment sur la FIAS [Force internationale d'assistance à la stabilité, sous commandement de l'OTAN] et sur son avenir».
    - Désamorcer l'argumentaire des citoyens contre la guerre face au fait que Harper ne s'était officiellement engagé que pour jusqu'à 2009 en nous avouant la vrai nature des propos que Harper tenait avec l'OTAN tout en mentant aux canadiens : le premier ministre Harper et son cabinet ont plusieurs fois laissé entrevoir la possibilité d'une extension de la mission au-delà de février 2009. sans toutefois avoir pris de décision ferme à ce sujet.
    - Désamorcer l'accusation d'opportunisme de la dernière chance et d'ingérence directe du lobby de l'armement dans la gestion gouvernementale canadienne : «Il n'y a pas d'ambiguïté quant à mon plaidoyer, mais, encore une fois, ce sera une décision souveraine du Canada».
    - Démontrer avec fermeté que le Canada est le candidat désigné pour poursuivre le mandat du lobby de l'armement en refusant de dire qui remplacerait les militaires canadiens s'ils se retiraient de l'Afghanistan en 2009.
    - Appuyer sur le sens humanitaire de la présence canadienne dans cette mission en évoquant le rôle que joue l'Agence canadienne de développement international dans l'aide à l'Afghanistan.
    - Appuyer l'envoi de plus en plus contesté de nos militaires en rencontrant les militaires du Royal 22e Régiment de Valcartier, dont plus de 2000 membres se déploieront en Afghanistan en juillet et en août 2007.
    - Désamorcer le sentiment d'écoeurement des canadiens contre cette guerre économique qui depuis 2002 a inutilement arraché 60 jeunes vies de citoyens du Canada. Il a donc commenté la mort récente de trois des nôtres mercredi le 20 juin 2007 quand un «engin explosif improvisé» a fait sauter leur véhicule non blindé sur une route du sud afghan en déclarant que les militaires canadiens y ont payé «un prix élevé».
    - Désamorcer le sentiment d'illégitimité d'un conflit pour venir en aide à un narcotrafiquant, ex allié de Bush, tombé en disgrâce après les événements du 911 en déclarant : «Je peux comprendre ce sentiment. C'est une mission difficile et les pertes humaines sont terriblement douloureuses, mais je crois fermement que c'est une mission juste qui vise à faire en sorte que l'Afghanistan ne redevienne pas un état défaillant et un immense camp d'entraînement pour les terroristes.» Cette argumentation a d'ailleurs été préparée par la sortie en début de semaine dans les médias de l'équipe de Harper, à l'effet que le Canada soit sur la liste des terroristes Talibans pour un attentat éventuel. On veut solidariser les canadiens autour de la peur du terrorisme comme on l'a fait avec les américains en se servant du 911 pour envahir l'Irak. On se sert des mêmes arguments et des terroristes de Ben Laden.
    - Renforcer l'image de légitimité de cette guerre en tapant plusieurs fois sur le clou de la noble cause en utilisant des termes comme la «reconstruction civile» et en soulignant à plusieurs reprises que :
    o Cette opération de l'OTAN est la plus importante de son histoire,
    o L'OTAN possède un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui, à ses yeux, la rend «100 % légitime».
    o Cette opération militaire vise à «défendre des valeurs universelles fondamentales» comme la liberté, la démocratie et l'État de droit. «Nous devons maintenir nos efforts, notamment dans le domaine du développement économique... compte tenu des pertes humaines que nous avons subies, il est compréhensible que le débat actuel sur l'Afghanistan soit essentiellement axé sur les aspects militaires. Mais nous ne devons jamais perdre de vue que le succès final ne sera pas obtenu par une victoire militaire. Le véritable succès en Afghanistan dépendra de la reconstruction et du développement.»
    - Désamorcer l'impact des 60,000 pertes humaines civiles des conflits Irak-Afghanistan en ressortant le concept de dommages collatéraux pour indiquer que des efforts ont été faits pour réduire les «dommages collatéraux» lors des opérations de l'OTAN ou de la coalition Enduring Freedom.

    L'opération Enduring Freedom, c'est encore :

    - Enduring Bush et Harper
    - Enduring la mort inutile de 60 canadiens
    - Enduring la mainmise de plusieurs dizaines de milliards de dollars canadiens par le lobby de l'armement alors que nous pourrions reconstruire le système de santé et éradiquer la pauvreté infantile au Canada
    - Enduring la manipulation du lobby de l'armement face à la vérité géopolitique actuelle
    - Enduring le manque de recours économiques efficaces contre l'invasion illégale de la Chine en copiant les secrets de fabrication occidentaux et en abaissant honteusement la valeur de sa devise à chaque occasion de terrorisme économique en laissant nos gouvernements vendre des armes au lieu de faire de l'économie de marché
    - Enduring le fait que nous jouissons d'un maintien de prospérité économique au détriment du sang chaud répendu d'enfants, de mères et de pères sur le sable des pays du tiers monde et du moyens orient parce que nos politiciens actuelles n'ont que l'économie du marché de l'armement et du pétrole pour maintenir en vie l'empire américain
    - Enduring le fait que nous vendons à tour de bras, de l'armement aux Chinois, qui n'hésiteront pas à se servir de la force dissuasive des alliances militaires lorsque nous commencerons trop tard à prendre les sanctions économiques qui s'imposent actuellement
    - Enduring le fait que nos gouvernements créent des conflits armés par manque d'imagination, de courage, de vision pour relancer l'économie occidentale
    - Enduring le fait que God is a gun seller

    J'attends comme bien des canadiens :

    - Les Libéraux
    - Le Bloc et le PQ
    - Le NPD
    - Les Démocrates

    sur ces questions.

    Allons nous encore une fois dormir sur nos deux oreilles, après avoir désorganisé l'univers, comme M. Bean en vacances. Peut-être que nous manquons de courage et que nous maintenons les politiciens qui ont des réponses à apporter au paradigme actuel à l'écart. C'est une forme de suicide subconscient, mais c'est tout ce qui nous reste... semble t-il.

    Allez, faites nous un petit coin dans votre vie...avec que la vie ne vous confine au petit coin. Donnez nous la possibilité de réagir pendant qu'il en est encore temps.

    Pierre Castonguay »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    vendredi 22 juin 2007 10h27
    Et si on renforçait l'ONU à la place ?
    « Évidemment, des conservateurs ou des occidentalistes me répondront « mais l'ONU a mandaté l'OTAN en Afghanistan, donc nous aidons l'ONU! ». Or, l'ONU a été incroyablement affaiblie sciemment par les alliés les plus puissants des États-Unis. L'OTAN a réussi à se placer dans la position de seule coalition millitaire pouvant faire usage de la force. L'ONU se retrouve dans la situation folle qu'elle ne contrôle plus du tout les nouvelles missions pour rétablir la paix. Elle n'est plus en mesure d'imposer des normes de droit international ou un plan pour la paix, parce que c'est l'OTAN, influencée par le gouvernement des États-Unis, qui dirige la mission.

    L'OTAN, c'est une coalition militaire des pays les plus riches du monde. Je préfère l'ONU malgré toutes ses imperfections. Au moins, avec l'ONU, il y a un effort sincère d'établir une justice internationale et une forme de « démocratie » dans les relations internationales. Avec l'OTAN, c'est la loi du plus fort à l'international. Et les plus forts imposent leurs intérêts géostratégiques bénéfiques pour leurs économies nationales (parfois prévues une dizaines d'années à l'avance).

    De plus, avec l'OTAN, l'armée des États-Unis a la liberté d'appliquer une doctrine de guerre "kill first, ask questions later" qui ignore les limites humanitaires dans l'objectif politique d'avoir le moins possible de décès de soldats étasuniens. Comme au Canada, 1 soldat de notre nation qui meurt, c'est tragique, mais des centaines de gens différents qui meurent ailleurs, c'est un accident ou une statistique qui fait réfléchir quelques secondes, sans plus.

    Contribuons à une Organisation des Nations unies cohérente, sincère et forte et refusons que l'OTAN joue librement à ses jeux dangereux tout seul. L'équilibre mondial, et donc la fin de cette étrange « guerre mondiale », en dépendent.

    - Michaël Lessard
    www.siriel.info »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 22 juin 2007 13h33
    Les talibans valeureux patriotes!!!
    « Je suis sidéré de voir que des québecquois de religion nationaliste considèrent des gens comme les talibans comme de valeureux patriotes qui défendent leur patrie contre les méchants soldats canadiens.Les talibans sont des fanatiques religieux sanguinaires qui ont pour ennemi; la liberté individuelle, les arts, les sciences...pour qui les femmes doivent êtres soumises ou lapidées etc...

    Ça me rapelle les nationalistes québecquois comme Duplessis, le clergé et la société St-Jean Baptiste qui durant la guerre 1939-45 vénéraient les faschistes comme Hitler, Franco et cie.. qui disaient-ils allaient nous débarasser des maudits anglais, des maudits juifs et des maudits communistes.

    Imaginez que les gens qui ont ces croyances deviennent les maitres du Québec me fait frémir d'horreur..Ce sont ce type de gens qui ont eu la peau de René Lévesque qu'ils ne considéraient pas assez Pur et Dur et trop ouvert aux méchants anglais..des fanatiques comme leurs idoles d'hier (les faschistes) et d'ajourd'hui (les talibans, le hamas)Est-ce de ce type de société que veulentles citoyens du Québec?? »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 22 juin 2007 16h59
    combien ca coute
    « quelques milliards de dollars. Combien d afgans quelques millions. On divise ces milliards en autant de tete de pipe. On distribue cet argent en cash mais juste aux femmes. Garanti, il n y a plus de troubles. Pis pas morts. »

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