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Le bulletin du gouvernement

Chantal Hébert   11 juin 2007  Canada
Dans l'état tendu des relations entre son bureau et la presse parlementaire, personne n'aurait été vraiment surpris si Stephen Harper avait sauté un tour et renoncé à recevoir les journalistes au 24 Sussex pour la réception traditionnelle de fin de saison cette année. À la place, le premier ministre a invité les ministres les plus sortables de son cabinet à participer à ce qui a pris, sous son règne, des allures de corvée réciproque pour les médias et son entourage.
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  • Jean Lapointe
    Abonné
    lundi 11 juin 2007 08h48
    Quels sont vos critères madam?
    Pour que les lecteurs puissent à leur tour évaluer les évaluations de madame, il faudrait qu'elle nous dise ce que sont ses critères.

    Pour le moment le lecteur ne peut qu'essayer de les deviner à partir de ce qu'elle a écrit, ce qui n'est pas une mince tâche.

    Moi je trouve que c'est une maladie à combattre cette maladie des évaluations avec des lettres ou avec des pourcentages.

    C'est que la majorité des gens vont tr;es probablement ne retenir que la note ou que la lettre sans se demander pourquoi. Ce sont les individus évalués qui risquent d' en subir les conséquences.

  • Robert
    Abonné
    lundi 11 juin 2007 09h05
    Bulletin...
    En fait d'analyse; A+

  • Steve Fortin
    Abonné
    lundi 11 juin 2007 09h33
    Si le message ne pase pas... c'est qu'on n'en veut pas!
    Si le message du gouvernement conservateur s'étiole et crève dans l'indifférence au Québec, c'est simplement qu'il est insipide et résolument en contradiction avec les valeurs québécoises, nation qui n'aime guère les discours aplavantristes qui appuient le capital et les impératifs économiques à tout crin; dans ce gouvernement, au détriment de la question environnementale de surcroît (quel mauvais choix ce Baird pour ce ministère...)!

    De plus, je ne m'avancerais pas trop en ce qui concerne M. Bernier. L'entrevue qu'il a donnée à Radio-Canada pendant laquelle il se faisait le grand défenseur des intérêts des compagnies pétrolières n'a fait que montrer comment ce type est inféodé aux cartels albertains du pétrole, certainement pas le type pour nous représenter à Ottawa.

    Certes il existe un vieux fond réactionnaire au Québec, mais n'allons pas croire qu'il est acquis envers et contre tous aux conservateurs; de plus en plus, on remarque que l'étiquette "nationaliste" du parti conservateur n'était que vent mensonger et opportuniste. Cette carte a fonctionné une fois, mais tôt ou tard, ce stérile chateau de carte s'effondrera!

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 11 juin 2007 14h56
    La séduction du conservatisme s'essoufle
    On le voit aussi avec Mario Dumont, il est facile de se faire élire en misant sur quelques promesses facilement réalisables. On voit aussi les limites: au delà des détails cosmétiques, ça prend une direction d'ensemble. Il y a bien une direction que les Conservateurs voudraient prendre (anti-Kyoto, une action militaire forte, réduction du rôle de l'état...) mais il ne peuvent y aller trop radicalement sans s'aliéner de grands pans de leur électorat. Alors, ils errent, ils louvoient... Ça démontre une chose: le Conservatisme est une vision séduisante, mais elle donne des solutions juste bonnes aux discussions de taverne. Elle ne répond pas à la réalité du monde diversifié d'aujourd'hui.

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