Bachand se réjouit du pas vers un libre-échange Canada-UE
9 juin 2007
Canada
Photo : Jacques Nadeau
Raymond Bachand
Le ministre québécois du Développement économique, Raymond Bachand, s'est réjoui, hier, de la décision du Canada et de l'Union européenne de mener une étude sur l'opportunité de conclure un accord de libre-échange.
«On est très heureux», a déclaré le ministre en conférence de presse à Montréal. «Malgré certaines résistances de [la Commission européenne à] Bruxelles, c'est maintenant à l'agenda», a-t-il ajouté.
Depuis janvier, le premier ministre Jean Charest met de la pression sur le gouvernement fédéral et l'Union européenne afin que débutent des négociations sur la conclusion d'un accord de libre-échange.
À Ottawa, on a réagi avec prudence à l'initiative de Québec, sans doute en raison de la frilosité de Bruxelles. Mais au sommet Canada-Union européenne tenu lundi à Berlin, le premier ministre Stephen Harper et la chancelière allemande Angela Merkel, qui préside actuellement l'UE, ont finalement annoncé la tenue d'une étude «visant à examiner et à évaluer les coûts et les avantages d'un partenariat économique plus étroit». «Cette étude portera sur les obstacles, non tarifaires en particulier, qui entravent le flux de biens, de services et de capitaux, et évaluera les avantages potentiels que présente l'élimination de ces obstacles», précise la déclaration officielle publiée à l'issue du sommet.
L'étude de faisabilité doit être terminée avant le sommet Canada-Union européenne de 2008. Les dirigeants des deux entités en examineront alors les résultats «en vue de parvenir à une intégration économique équilibrée et plus poussée entre l'UE et le Canada», dit la déclaration.
Le ministre Bachand a indiqué que le Québec avait réussi à obtenir l'appui de l'Ontario, de la Colombie-Britannique, du Manitoba et d'une soixantaine de leaders d'affaires européens dans sa croisade. «C'est maintenant devenu une priorité aussi pour le gouvernement du Canada», a-t-il assuré.
***
Attirer les Français
Le Québec entend se servir de sa participation au Salon international de l'aéronautique du Bourget, qui s'ouvre le 18 juin en banlieue de Paris, pour attirer ici de jeunes étudiants et chercheurs d'emplois français.
Le vendredi 22 juin, Bombardier, le ministère du Développement économique et l'Ecole nationale d'aérotechnique (ENA) de Longueuil tiendront une journée «carrière» au Salon afin de faire la promotion des programmes d'études et des emplois disponibles dans le secteur au Québec.
«Les Français sont très demandeurs», a souligné hier en conférence de presse Louise Pichon, conseillère en affaires internationales au ministère. «Il y a une cote d'amour vraiment forte en France pour le Québec.»
L'industrie québécoise devra de plus en plus compter sur la main-d'oeuvre étrangère pour poursuivre son développement au cours de la prochaine décennie, a soutenu le ministre du Développement économique, Raymond Bachand. «On ne fait plus d'enfants au Québec, a-t-il lancé. [...] Alors oui, il va falloir, si on veut créer de la richesse, aller chercher de la main d'oeuvre dans le monde.»
M. Bachand dirigera la plus importante délégation québécoise à ce jour dans le cadre d'un rendez-vous international de l'aéronautique: au moins 48 entreprises seront représentées au Bourget, comparativement à tout juste 31 l'année dernière au salon de Farnborough, en Grande-Bretagne.
«On est très heureux», a déclaré le ministre en conférence de presse à Montréal. «Malgré certaines résistances de [la Commission européenne à] Bruxelles, c'est maintenant à l'agenda», a-t-il ajouté.
Depuis janvier, le premier ministre Jean Charest met de la pression sur le gouvernement fédéral et l'Union européenne afin que débutent des négociations sur la conclusion d'un accord de libre-échange.
À Ottawa, on a réagi avec prudence à l'initiative de Québec, sans doute en raison de la frilosité de Bruxelles. Mais au sommet Canada-Union européenne tenu lundi à Berlin, le premier ministre Stephen Harper et la chancelière allemande Angela Merkel, qui préside actuellement l'UE, ont finalement annoncé la tenue d'une étude «visant à examiner et à évaluer les coûts et les avantages d'un partenariat économique plus étroit». «Cette étude portera sur les obstacles, non tarifaires en particulier, qui entravent le flux de biens, de services et de capitaux, et évaluera les avantages potentiels que présente l'élimination de ces obstacles», précise la déclaration officielle publiée à l'issue du sommet.
L'étude de faisabilité doit être terminée avant le sommet Canada-Union européenne de 2008. Les dirigeants des deux entités en examineront alors les résultats «en vue de parvenir à une intégration économique équilibrée et plus poussée entre l'UE et le Canada», dit la déclaration.
Le ministre Bachand a indiqué que le Québec avait réussi à obtenir l'appui de l'Ontario, de la Colombie-Britannique, du Manitoba et d'une soixantaine de leaders d'affaires européens dans sa croisade. «C'est maintenant devenu une priorité aussi pour le gouvernement du Canada», a-t-il assuré.
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Attirer les Français
Le Québec entend se servir de sa participation au Salon international de l'aéronautique du Bourget, qui s'ouvre le 18 juin en banlieue de Paris, pour attirer ici de jeunes étudiants et chercheurs d'emplois français.
Le vendredi 22 juin, Bombardier, le ministère du Développement économique et l'Ecole nationale d'aérotechnique (ENA) de Longueuil tiendront une journée «carrière» au Salon afin de faire la promotion des programmes d'études et des emplois disponibles dans le secteur au Québec.
«Les Français sont très demandeurs», a souligné hier en conférence de presse Louise Pichon, conseillère en affaires internationales au ministère. «Il y a une cote d'amour vraiment forte en France pour le Québec.»
L'industrie québécoise devra de plus en plus compter sur la main-d'oeuvre étrangère pour poursuivre son développement au cours de la prochaine décennie, a soutenu le ministre du Développement économique, Raymond Bachand. «On ne fait plus d'enfants au Québec, a-t-il lancé. [...] Alors oui, il va falloir, si on veut créer de la richesse, aller chercher de la main d'oeuvre dans le monde.»
M. Bachand dirigera la plus importante délégation québécoise à ce jour dans le cadre d'un rendez-vous international de l'aéronautique: au moins 48 entreprises seront représentées au Bourget, comparativement à tout juste 31 l'année dernière au salon de Farnborough, en Grande-Bretagne.
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