Bev Oda décourage les festivals
8 juin 2007
Canada
Ottawa — Le président de la Coalition des festivals canadiens, Luc Fournier, est sorti complètement découragé de sa rencontre avec la ministre du Patrimoine canadien, Bev Oda, hier.
D'après lui, le gouvernement fédéral n'est absolument pas disposé à accélérer la mise en place du nouveau programme destiné à soutenir financièrement les petits, moyens et grands festivals du pays.
«C'est fermé à double tour, sans aucune possibilité de rien faire, même pas d'essayer», a-t-il indiqué à l'issue de la réunion de consultation aux bureaux du ministère, à Gatineau.
En dépit des protestations des festivals québécois, qui plaident l'urgence et disent avoir besoin d'aide dès cet été, la ministre tient à prendre son temps pour établir des critères. «C'est un nouveau programme, il y aura de nouvelles règles. Et le programme ne sera pas réservé aux festivals», a-t-elle martelé hier dans une entrevue à la Presse canadienne.
Afin de bien comprendre les besoins des organisateurs d'événements, Bev Oda a entrepris une tournée de consultation qui l'a déjà menée à Montréal et à Winnipeg. Elle prévoit maintenant se rendre à Moncton et à Vancouver.
La ministre tient beaucoup à en apprendre plus sur les petits festivals ou les fêtes de village, tous ces événements communautaires qui n'ont jamais obtenu de financement du fédéral parce qu'ils n'étaient pas admissibles en raison de leur taille ou de leur caractère éphémère.
Luc Fournier ne s'oppose pas à l'idée — en principe —, mais il craint que le processus n'exige beaucoup trop de temps. «On est partis pour réinventer la roue. On repart à zéro et, à ce rythme-là, ça va prendre deux ans», s'est-il exclamé.
Le président de la Coalition se donne quelques jours pour réfléchir à sa stratégie. Tous les participants à la réunion d'hier ne sont toutefois pas aussi déçus.
Le président de l'Association canadienne des foires et des expositions (CAFE), David Bednar, se dit favorable à la cause des festivals québécois. Mais il souligne que la démarche de la ministre Oda est légitime aux yeux de beaucoup d'organisateurs d'événements au Canada anglais. «La disparition des commandites ne touche pas autant le reste du Canada, parce que le programme était véritablement destiné au Québec. La plupart des événements que je représente n'ont jamais accès à ces fonds-là», a-t-il expliqué.
Selon lui, les organisateurs de festivals, de foires et d'expositions sont heureux de savoir qu'une enveloppe de 60 millions en deux ans leur sera éventuellement accessible et sont aussi heureux d'être consultés sur la manière dont cette somme devrait être distribuée.
D'après lui, le gouvernement fédéral n'est absolument pas disposé à accélérer la mise en place du nouveau programme destiné à soutenir financièrement les petits, moyens et grands festivals du pays.
«C'est fermé à double tour, sans aucune possibilité de rien faire, même pas d'essayer», a-t-il indiqué à l'issue de la réunion de consultation aux bureaux du ministère, à Gatineau.
En dépit des protestations des festivals québécois, qui plaident l'urgence et disent avoir besoin d'aide dès cet été, la ministre tient à prendre son temps pour établir des critères. «C'est un nouveau programme, il y aura de nouvelles règles. Et le programme ne sera pas réservé aux festivals», a-t-elle martelé hier dans une entrevue à la Presse canadienne.
Afin de bien comprendre les besoins des organisateurs d'événements, Bev Oda a entrepris une tournée de consultation qui l'a déjà menée à Montréal et à Winnipeg. Elle prévoit maintenant se rendre à Moncton et à Vancouver.
La ministre tient beaucoup à en apprendre plus sur les petits festivals ou les fêtes de village, tous ces événements communautaires qui n'ont jamais obtenu de financement du fédéral parce qu'ils n'étaient pas admissibles en raison de leur taille ou de leur caractère éphémère.
Luc Fournier ne s'oppose pas à l'idée — en principe —, mais il craint que le processus n'exige beaucoup trop de temps. «On est partis pour réinventer la roue. On repart à zéro et, à ce rythme-là, ça va prendre deux ans», s'est-il exclamé.
Le président de la Coalition se donne quelques jours pour réfléchir à sa stratégie. Tous les participants à la réunion d'hier ne sont toutefois pas aussi déçus.
Le président de l'Association canadienne des foires et des expositions (CAFE), David Bednar, se dit favorable à la cause des festivals québécois. Mais il souligne que la démarche de la ministre Oda est légitime aux yeux de beaucoup d'organisateurs d'événements au Canada anglais. «La disparition des commandites ne touche pas autant le reste du Canada, parce que le programme était véritablement destiné au Québec. La plupart des événements que je représente n'ont jamais accès à ces fonds-là», a-t-il expliqué.
Selon lui, les organisateurs de festivals, de foires et d'expositions sont heureux de savoir qu'une enveloppe de 60 millions en deux ans leur sera éventuellement accessible et sont aussi heureux d'être consultés sur la manière dont cette somme devrait être distribuée.
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