Quand l'expulsion équivaut à l'excision - Le Bloc et le PLC prennent le parti d'Oumou Touré et de sa petite fille
7 juin 2007
Canada
Ottawa — Touchés par la situation d'une jeune mère de famille établie à Montréal mais menacée d'expulsion vers son pays d'origine, la Guinée-Conakry, le député libéral Denis Coderre et la bloquiste Meili Faille exhortent le ministère fédéral de l'Immigration à faire preuve d'humanisme et de surseoir au renvoi.
Oumou Touré, 24 ans, pourrait être expulsée avec ses deux enfants si les autorités ne lui accordent pas un sursis. Cette expulsion menacerait la fillette de Mme Touré, Fanta, âgée de deux ans, puisque la Guinée-Conakry est un pays où l'excision est pratique courante.
M. Coderre, lui-même un ancien ministre de l'Immigration, admet que chaque cas est spécifique, mais il estime que la situation de Mme Touré mérite qu'on agisse. Lorsqu'il était responsable du portefeuille de l'Immigration, M. Coderre dit être intervenu pour des raisons humanitaires.
Mme Touré, qui est aussi mère d'un garçon de neuf mois, pourrait être renvoyée dans son pays d'origine au début de juillet. Comme ses enfants sont nés au Canada, elle pourrait décider de les laisser derrière elle pour éviter que sa fille subisse ce qu'elle aussi a subi: une mutilation génitale.
Mais pour la bloquiste Meili Faille, c'est un choix inhumain qu'on imposerait alors à la mère. «On ne peut pas demander à une mère de faire ce choix-là», souligne Mme Faille.
«Les faits sont accablants. Il s'agit des droits d'une fillette née au Canada», poursuit la députée de Vaudreuil-Soulanges.
Interrogé aux Communes par le Bloc, Ed Komarnicki, le secrétaire parlementaire de la ministre, a rappelé qu'il n'était pas approprié de commenter publiquement un cas spécifique et qu'il y avait une procédure en place pour des cas de ce genre.
Denis Coderre a fait valoir que c'est le sort que risque de subir l'enfant qui devrait guider le gouvernement dans ses décisions.
«Quand on regarde ce dossier-là, il n'y a pas que la question de la mère. Il faut aussi penser à l'enfant et à l'environnement qui s'y rattache», a déclaré M. Coderre, avant la réunion hebdomadaire du caucus libéral.
Pour la santé, le bien-être et la vie de Fanta, il est essentiel qu'il y ait une intervention, a-t-il ajouté.
Mardi, lors d'une conférence de presse, des défenseurs des droits de la personne ont lancé un appel à la ministre de l'Immigration, Diane Finley, pour qu'elle arrête la procédure d'expulsion.
Ils ont souligné que la mutilation génitale qui menace la petite fille devrait être suffisante pour convaincre les autorités.
Oumou Touré, 24 ans, pourrait être expulsée avec ses deux enfants si les autorités ne lui accordent pas un sursis. Cette expulsion menacerait la fillette de Mme Touré, Fanta, âgée de deux ans, puisque la Guinée-Conakry est un pays où l'excision est pratique courante.
M. Coderre, lui-même un ancien ministre de l'Immigration, admet que chaque cas est spécifique, mais il estime que la situation de Mme Touré mérite qu'on agisse. Lorsqu'il était responsable du portefeuille de l'Immigration, M. Coderre dit être intervenu pour des raisons humanitaires.
Mme Touré, qui est aussi mère d'un garçon de neuf mois, pourrait être renvoyée dans son pays d'origine au début de juillet. Comme ses enfants sont nés au Canada, elle pourrait décider de les laisser derrière elle pour éviter que sa fille subisse ce qu'elle aussi a subi: une mutilation génitale.
Mais pour la bloquiste Meili Faille, c'est un choix inhumain qu'on imposerait alors à la mère. «On ne peut pas demander à une mère de faire ce choix-là», souligne Mme Faille.
«Les faits sont accablants. Il s'agit des droits d'une fillette née au Canada», poursuit la députée de Vaudreuil-Soulanges.
Interrogé aux Communes par le Bloc, Ed Komarnicki, le secrétaire parlementaire de la ministre, a rappelé qu'il n'était pas approprié de commenter publiquement un cas spécifique et qu'il y avait une procédure en place pour des cas de ce genre.
Denis Coderre a fait valoir que c'est le sort que risque de subir l'enfant qui devrait guider le gouvernement dans ses décisions.
«Quand on regarde ce dossier-là, il n'y a pas que la question de la mère. Il faut aussi penser à l'enfant et à l'environnement qui s'y rattache», a déclaré M. Coderre, avant la réunion hebdomadaire du caucus libéral.
Pour la santé, le bien-être et la vie de Fanta, il est essentiel qu'il y ait une intervention, a-t-il ajouté.
Mardi, lors d'une conférence de presse, des défenseurs des droits de la personne ont lancé un appel à la ministre de l'Immigration, Diane Finley, pour qu'elle arrête la procédure d'expulsion.
Ils ont souligné que la mutilation génitale qui menace la petite fille devrait être suffisante pour convaincre les autorités.
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