La grève est déclenchée à la STM
Photo : Pascal Ratthé
En raison du déclenchement de la grève à la STM, les usagers des transports en commun devront faire preuve d’imagination pour circuler à Montréal en dehors des heures de pointe.
Les Montréalais devront se contenter de circuler aux heures de pointe s’ils veulent utiliser les transports en commun, et ce, dès ce matin. Les négociations menées jusqu’à la dernière minute entre la Société de transport de Montréal (STM) et le syndicat des 2200 employés d’entretien n’ont pas permis de conclure une entente permettant d’éviter le déclenchement d’une grève illimitée.
Les services de métro et d’autobus seront donc considérablement perturbés. Selon l’ordonnance formulée la semaine dernière par le Conseil des services essentiels, les autobus et le métro rouleront du lundi au vendredi, de 6h à 9h, de 15h30 à 18h30 et de 23h à 1h. Les samedis et les dimanches, ils seront en service de 6h à 9h, de 14h à 17h et de 23h à 1h. Le transport adapté sera maintenu intégralement, alors que le service spécial d’autobus desservant les écoles sera annulé.
Pour ceux qui n’opteront pas pour la marche, le vélo, le taxi ou le covoiturage, la porte-parole de la STM, Odile Paradis, a souligné hier que la Société de transport était «fin prête à faire face à la musique». Son président, Claude Trudel a néanmoins admis que les heures de pointe «risquent d’être éprouvantes».
La Société de transport de Montréal a d’ailleurs préparé le terrain hier. Elle a ainsi indiqué que les usagers pourront consulter les outils d’information, soit son site Internet (www.stm.info) ou le service téléphonique AUTOBUS (514 288-6287) pour les horaires d’autobus et la ligne STM.INFO (514 786-4636) pour les informations sur les trajets. La STM a aussi fait valoir que les heures des premiers et derniers départs des trains seront affichées sur les portes des stations de métro. «Du personnel sera également posté à des endroits stratégiques du réseau pour distribuer les horaires des services essentiels et guider les clients dans leurs déplacements», a dit Mme Paradis.
De son côté, la Société de transport de Laval (STL) a tenu à rassurer sa clientèle: le service du transport en commun à Laval sera maintenu intégralement pendant la grève. Elle a fait savoir qu’elle prolongera son service à l’extérieur des heures de pointe sur le circuit 2, qui fait le lien entre le terminus Montmorency, la station de la Concorde et les terminus Cartier et Henri-Bourassa.
De plus, la STL observera la situation sur l’axe du boulevard des Laurentides et décidera, s’il y a lieu, d’augmenter le service du circuit 31 qui dessert le terminus Henri-Bourassa. La STL fera de même pour les circuits 144 et 151 en direction du terminus Côte-Vertu.
Le blitz a échoué
Le blitz de négociations entre la Société de transport de Montréal et le syndicat des employés d’entretien s’était pourtant poursuivi jusqu’à la toute fin de l’ultimatum fixé par les 2200 syndiqués pour le déclenchement d’une grève illimitée, soit à minuit la nuit dernière.
En début de soirée, la STM a fait une offre partielle concernant certains éléments du régime de retraite. Le syndicat a répondu par une contre-offre qui a été rejetée. Cette dernière portait essentiellement sur le règlement de «l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite», selon le président du syndicat, Pierre St-Georges. On souhaitait ainsi utiliser une partie de l’enveloppe promise par la STM pour les augmentations salariales afin de régler, «en partie», la question du régime de retraite. On mettait ainsi de côté, pour l’instant, une partie des augmentations salariales offertes par l’employeur. «Ça ne coûterait pas une cenne de plus à la STM», a soutenu le président du syndicat.
En agissant ainsi, «on ne règle pas la convention collective, ni le régime de retraite», a précisé M. St-Georges, «mais on s’assure que notre priorité, soit le règlement de l’iniquité intergénérationnelle du régime de retraite, est réglée». Cela dit, les demandes syndicales n’ont pas changé quant à la durée du contrat de travail ni en matière d’augmentations salariales. On est également en désaccord avec le cadre financier de la Société de transport. Selon le dirigeant syndical, une réponse de la STM à la dernière offre syndicale aurait toutefois permis d’éviter le déclenchement d’une grève.
Si Pierre St-Georges a rejeté la responsabilité du débrayage sur la Société de transport, cette dernière a soutenu exactement le contraire. Et selon la porte-parole de la partie patronale, Odile Paradis, «la STM a fait preuve d’ouverture sur le régime de retraite, en échange de quoi on voulait que le syndicat accepte notre cadre financier et qu’il accepte le gel des salaires en 2007».
«On n’a pas les moyens de financer les augmentations de salaires», a-t-elle ajouté, soulignant que la Société de transport fait face à un manque à gagner de 22 millions $ uniquement cette année. Mme Paradis a précisé que la Société de transport souhaitait en outre un «règlement global» incluant l’ensemble des questions financières.
Depuis le début des négociations, la question salariale est celle qui pose le plus de problèmes. Les employés d’entretien demandent des augmentations salariales de 2 % par année, pour un contrat de trois ans. La STM, pour sa part, propose de geler les salaires la première année et offre 2 % pour les quatre années suivantes, pour un contrat qui lierait les parties jusqu’en 2012.
Les syndiqués souhaitent aussi rétablir l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite. Le régime temporaire actuellement en vigueur «pénalise les plus jeunes par rapport à celles et ceux qui prendront leur retraite d’ici les 13 prochaines années», selon le syndicat.
La convention collective des syndiqués est échue depuis le 6 janvier dernier et ils ont voté à 97 % en faveur du déclenchement d’une grève, le 4 mars.
En 2003, les employés d’entretien avaient débrayé pendant six jours. Le service de métro et d’autobus était alors assuré uniquement aux heures de pointe, selon une ordonnance du Conseil des services essentiels.
Les services de métro et d’autobus seront donc considérablement perturbés. Selon l’ordonnance formulée la semaine dernière par le Conseil des services essentiels, les autobus et le métro rouleront du lundi au vendredi, de 6h à 9h, de 15h30 à 18h30 et de 23h à 1h. Les samedis et les dimanches, ils seront en service de 6h à 9h, de 14h à 17h et de 23h à 1h. Le transport adapté sera maintenu intégralement, alors que le service spécial d’autobus desservant les écoles sera annulé.
Pour ceux qui n’opteront pas pour la marche, le vélo, le taxi ou le covoiturage, la porte-parole de la STM, Odile Paradis, a souligné hier que la Société de transport était «fin prête à faire face à la musique». Son président, Claude Trudel a néanmoins admis que les heures de pointe «risquent d’être éprouvantes».
La Société de transport de Montréal a d’ailleurs préparé le terrain hier. Elle a ainsi indiqué que les usagers pourront consulter les outils d’information, soit son site Internet (www.stm.info) ou le service téléphonique AUTOBUS (514 288-6287) pour les horaires d’autobus et la ligne STM.INFO (514 786-4636) pour les informations sur les trajets. La STM a aussi fait valoir que les heures des premiers et derniers départs des trains seront affichées sur les portes des stations de métro. «Du personnel sera également posté à des endroits stratégiques du réseau pour distribuer les horaires des services essentiels et guider les clients dans leurs déplacements», a dit Mme Paradis.
De son côté, la Société de transport de Laval (STL) a tenu à rassurer sa clientèle: le service du transport en commun à Laval sera maintenu intégralement pendant la grève. Elle a fait savoir qu’elle prolongera son service à l’extérieur des heures de pointe sur le circuit 2, qui fait le lien entre le terminus Montmorency, la station de la Concorde et les terminus Cartier et Henri-Bourassa.
De plus, la STL observera la situation sur l’axe du boulevard des Laurentides et décidera, s’il y a lieu, d’augmenter le service du circuit 31 qui dessert le terminus Henri-Bourassa. La STL fera de même pour les circuits 144 et 151 en direction du terminus Côte-Vertu.
Le blitz a échoué
Le blitz de négociations entre la Société de transport de Montréal et le syndicat des employés d’entretien s’était pourtant poursuivi jusqu’à la toute fin de l’ultimatum fixé par les 2200 syndiqués pour le déclenchement d’une grève illimitée, soit à minuit la nuit dernière.
En début de soirée, la STM a fait une offre partielle concernant certains éléments du régime de retraite. Le syndicat a répondu par une contre-offre qui a été rejetée. Cette dernière portait essentiellement sur le règlement de «l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite», selon le président du syndicat, Pierre St-Georges. On souhaitait ainsi utiliser une partie de l’enveloppe promise par la STM pour les augmentations salariales afin de régler, «en partie», la question du régime de retraite. On mettait ainsi de côté, pour l’instant, une partie des augmentations salariales offertes par l’employeur. «Ça ne coûterait pas une cenne de plus à la STM», a soutenu le président du syndicat.
En agissant ainsi, «on ne règle pas la convention collective, ni le régime de retraite», a précisé M. St-Georges, «mais on s’assure que notre priorité, soit le règlement de l’iniquité intergénérationnelle du régime de retraite, est réglée». Cela dit, les demandes syndicales n’ont pas changé quant à la durée du contrat de travail ni en matière d’augmentations salariales. On est également en désaccord avec le cadre financier de la Société de transport. Selon le dirigeant syndical, une réponse de la STM à la dernière offre syndicale aurait toutefois permis d’éviter le déclenchement d’une grève.
Si Pierre St-Georges a rejeté la responsabilité du débrayage sur la Société de transport, cette dernière a soutenu exactement le contraire. Et selon la porte-parole de la partie patronale, Odile Paradis, «la STM a fait preuve d’ouverture sur le régime de retraite, en échange de quoi on voulait que le syndicat accepte notre cadre financier et qu’il accepte le gel des salaires en 2007».
«On n’a pas les moyens de financer les augmentations de salaires», a-t-elle ajouté, soulignant que la Société de transport fait face à un manque à gagner de 22 millions $ uniquement cette année. Mme Paradis a précisé que la Société de transport souhaitait en outre un «règlement global» incluant l’ensemble des questions financières.
Depuis le début des négociations, la question salariale est celle qui pose le plus de problèmes. Les employés d’entretien demandent des augmentations salariales de 2 % par année, pour un contrat de trois ans. La STM, pour sa part, propose de geler les salaires la première année et offre 2 % pour les quatre années suivantes, pour un contrat qui lierait les parties jusqu’en 2012.
Les syndiqués souhaitent aussi rétablir l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite. Le régime temporaire actuellement en vigueur «pénalise les plus jeunes par rapport à celles et ceux qui prendront leur retraite d’ici les 13 prochaines années», selon le syndicat.
La convention collective des syndiqués est échue depuis le 6 janvier dernier et ils ont voté à 97 % en faveur du déclenchement d’une grève, le 4 mars.
En 2003, les employés d’entretien avaient débrayé pendant six jours. Le service de métro et d’autobus était alors assuré uniquement aux heures de pointe, selon une ordonnance du Conseil des services essentiels.
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