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La grève est déclenchée à la STM

Alexandre Shields   22 mai 2007  Canada
En raison du déclenchement de la grève à la STM, les usagers des transports en commun devront faire preuve d’imagination pour circuler à Montréal en dehors des heures de pointe.
Photo : Pascal Ratthé
En raison du déclenchement de la grève à la STM, les usagers des transports en commun devront faire preuve d’imagination pour circuler à Montréal en dehors des heures de pointe.
Les Montréalais devront se contenter de circuler aux heures de pointe s’ils veulent utiliser les transports en commun, et ce, dès ce matin. Les négociations menées jusqu’à la dernière minute entre la Société de transport de Montréal (STM) et le syndicat des 2200 employés d’entretien n’ont pas permis de conclure une entente permettant d’éviter le déclenchement d’une grève illimitée.

Les services de métro et d’autobus seront donc considérablement perturbés. Selon l’ordonnance formulée la semaine dernière par le Conseil des services essentiels, les autobus et le métro rouleront du lundi au vendredi, de 6h à 9h, de 15h30 à 18h30 et de 23h à 1h. Les samedis et les dimanches, ils seront en service de 6h à 9h, de 14h à 17h et de 23h à 1h. Le transport adapté sera maintenu intégralement, alors que le service spécial d’autobus desservant les écoles sera annulé.

Pour ceux qui n’opteront pas pour la marche, le vélo, le taxi ou le covoiturage, la porte-parole de la STM, Odile Paradis, a souligné hier que la Société de transport était «fin prête à faire face à la musique». Son président, Claude Trudel a néanmoins admis que les heures de pointe «risquent d’être éprouvantes».

La Société de transport de Montréal a d’ailleurs préparé le terrain hier. Elle a ainsi indiqué que les usagers pourront consulter les outils d’information, soit son site Internet (www.stm.info) ou le service téléphonique AUTOBUS (514 288-6287) pour les horaires d’autobus et la ligne STM.INFO (514 786-4636) pour les informations sur les trajets. La STM a aussi fait valoir que les heures des premiers et derniers départs des trains seront affichées sur les portes des stations de métro. «Du personnel sera également posté à des endroits stratégiques du réseau pour distribuer les horaires des services essentiels et guider les clients dans leurs déplacements», a dit Mme Paradis.

De son côté, la Société de transport de Laval (STL) a tenu à rassurer sa clientèle: le service du transport en commun à Laval sera maintenu intégralement pendant la grève. Elle a fait savoir qu’elle prolongera son service à l’extérieur des heures de pointe sur le circuit 2, qui fait le lien entre le terminus Montmorency, la station de la Concorde et les terminus Cartier et Henri-Bourassa.

De plus, la STL observera la situation sur l’axe du boulevard des Laurentides et décidera, s’il y a lieu, d’augmenter le service du circuit 31 qui dessert le terminus Henri-Bourassa. La STL fera de même pour les circuits 144 et 151 en direction du terminus Côte-Vertu.

Le blitz a échoué
Le blitz de négociations entre la Société de transport de Montréal et le syndicat des employés d’entretien s’était pourtant poursuivi jusqu’à la toute fin de l’ultimatum fixé par les 2200 syndiqués pour le déclenchement d’une grève illimitée, soit à minuit la nuit dernière.

En début de soirée, la STM a fait une offre partielle concernant certains éléments du régime de retraite. Le syndicat a répondu par une contre-offre qui a été rejetée. Cette dernière portait essentiellement sur le règlement de «l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite», selon le président du syndicat, Pierre St-Georges. On souhaitait ainsi utiliser une partie de l’enveloppe promise par la STM pour les augmentations salariales afin de régler, «en partie», la question du régime de retraite. On mettait ainsi de côté, pour l’instant, une partie des augmentations salariales offertes par l’employeur. «Ça ne coûterait pas une cenne de plus à la STM», a soutenu le président du syndicat.

En agissant ainsi, «on ne règle pas la convention collective, ni le régime de retraite», a précisé M. St-Georges, «mais on s’assure que notre priorité, soit le règlement de l’iniquité intergénérationnelle du régime de retraite, est réglée». Cela dit, les demandes syndicales n’ont pas changé quant à la durée du contrat de travail ni en matière d’augmentations salariales. On est également en désaccord avec le cadre financier de la Société de transport. Selon le dirigeant syndical, une réponse de la STM à la dernière offre syndicale aurait toutefois permis d’éviter le déclenchement d’une grève.

Si Pierre St-Georges a rejeté la responsabilité du débrayage sur la Société de transport, cette dernière a soutenu exactement le contraire. Et selon la porte-parole de la partie patronale, Odile Paradis, «la STM a fait preuve d’ouverture sur le régime de retraite, en échange de quoi on voulait que le syndicat accepte notre cadre financier et qu’il accepte le gel des salaires en 2007».

«On n’a pas les moyens de financer les augmentations de salaires», a-t-elle ajouté, soulignant que la Société de transport fait face à un manque à gagner de 22 millions $ uniquement cette année. Mme Paradis a précisé que la Société de transport souhaitait en outre un «règlement global» incluant l’ensemble des questions financières.

Depuis le début des négociations, la question salariale est celle qui pose le plus de problèmes. Les employés d’entretien demandent des augmentations salariales de 2 % par année, pour un contrat de trois ans. La STM, pour sa part, propose de geler les salaires la première année et offre 2 % pour les quatre années suivantes, pour un contrat qui lierait les parties jusqu’en 2012.

Les syndiqués souhaitent aussi rétablir l’équité de traitement pour tous les employés quant aux conditions de prise de la retraite. Le régime temporaire actuellement en vigueur «pénalise les plus jeunes par rapport à celles et ceux qui prendront leur retraite d’ici les 13 prochaines années», selon le syndicat.

La convention collective des syndiqués est échue depuis le 6 janvier dernier et ils ont voté à 97 % en faveur du déclenchement d’une grève, le 4 mars.

En 2003, les employés d’entretien avaient débrayé pendant six jours. Le service de métro et d’autobus était alors assuré uniquement aux heures de pointe, selon une ordonnance du Conseil des services essentiels.
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 00h14
    Des syndiqués qui se pleignent le ventre plein
    Les syndiqués de la STM sont très bien payés, et ce qu'il demande est en plus de l'inflation un enrichissement de 2%. Et ceci en plus de très généreuses autre condiont actuellement en place. De plus avec tous le investissements dans le transport en commun et le déinvestissement dans les autoroutes, les sydicat aurront beaucoup trop de pouvoir. Pourquoi pas faire comme beaucoup de société de transport en amérique du nord et donner la maintenance en sous traitance. Que les employées avec l'aide du syndicat forme une compagnie qui tentera d'obtennir une part du gateaux. De cette facon les demande seront beaucoup plus raisonnable et ils controlerons leurs destinné. La compétition a TOUJOURS fait sortir le meilleur chez l'homme ou la femme.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 07h02
    Syndiqués au public et travailleurs au privé bien bien clivés
    Bon, ça y est encore, nos collets bleus so-so-so solidaires, à bons salaires, du secteur public et gros avantages marginaux encore en grève à temps partiel à 75 % de salaire pendant la grève. Ça va durer longtemps ça monsieur, madame.

    Le petit salarié du secteur privé, qui a choisit le transport en commun pour l'écologie et l'économie, qui paie, à travers ses taxes municipales et son loyer, les salaires de employés municipaux, va tout écoper, probablement, tout l'été avec ses gouvernements très endettés.

    Bienvenue à plus d'autos à Montréal !

  • Daniel Vézina
    Abonné
    mardi 22 mai 2007 07h48
    Coup de barre rendu nécessaire...
    Quand est-ce qu'enfin on va casser ces syndicats qui ne cessent de réclamer à outrance les deniers publics et qui ne font que brimer la population en revendications ultra-excessives... ?
    J'aimerais bien les voirs ces "pôvres" employés à la place des gens de l'industrie du textile, forestière, viande (Olymel), Goodyear... et j'en passe. Ils ont le gros bout du baton avec le fait que leurs emplois ne peuvent être envoyés "off-shore", genre en Chine...
    Aucune menace de perdre leur emploi, alors "let's-go" on suce le système au maximum...

    A quand un politicien Québécois avec assez de couille pour passer une loi à la Ronald Reagan... ? Out! A la porte les "pôvres" 'sous-payés'...

  • Louis-Félix Bergeron
    Abonné
    mardi 22 mai 2007 09h03
    Même qualité de service...
    Malgré la grève, c'est "rassurant" de voir que certaines choses ne changent pas: comme les "portes de train bloquées", les "dégagements de fumée" et les "interventions des ambulanciers" qui ralentissent ou interrompent le service de métro. Ce sont des irritants qui surviennent tous les jours (plusieurs fois par jours, même, dans certains cas) et qui ne contribuent en rien à valoriser le transport en commun. Le débrayage d'employés plus riches que la clientèle n'est qu'une goutte ajoutée à un vase qui déborde déjà.

  • Carbajo Carbajo
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 09h12
    Les travailleurs pris en otages
    On nous augmente le prix du transport a maintes reprises.
    On préleve des sous pour le transport en commun sur les renouvellement de permis.
    Et là, on se met à faire du tordement de bras au frais de la population.
    Le syndicat a bien calculé la date de grève; nous sommes presque rendus à la fin du mois, mais pas tout à fait. C'est à dire que nous, les usagers nous perdrons des jours sur la carte que nous avons acheté en mai. Par contre, pour ne pas trop pénaliser la STM, ils n'ont pas déclenché la grève le 1er juin ce qui aurait eu un impact plus grand ai niveau des revenus de la société d'état. Tant qu'à faire, le conflit se serait peut-être réglè plus rapidement.
    Nizart

  • Jack Napier
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 09h44
    Un idée génial
    Un idée génial !
    Vue que cette gang de *&?#$ adore abuser des utilisateurs du transport en, commun . Si quelqu'un lisant ce message et ayant une formation en droit civil . Pourquoi pas un recours collectif au nom de nos droits brimés.
    Sur quel droit 2000 clowns se permettre d'avoir un droit de parole sur mon droit de me déplacer , de quel droit 2000 clowns se permettre d'avoir un droit de parole sur la gestion des horaires d'entreprises .
    Et dire que ces 2000 clowns gagnent 25.00 $ de l'heure et oui vous avez bien lu 25.00 $ de l'heure , alors que la moyen de ceux qui payent la CAM ou la carte régionale n'est que de 10.00 $ heure .
    J'espère et je rêve à un beau recours collectif après tout il est temps
    que les usager aient aussi un droit de regard sur ce QU'ON PAYE .

  • Anaïs Bertrand-Dansereau
    Inscrite
    mardi 22 mai 2007 09h49
    Imaginez un peu....
    Je ne pense pas qu'il soit utile de profiter de cette occasion pour faire une partie de syndicat-bashing. Tant mieux si les employés de la STM ont encore des bonnes conditions de travail, et tant mieux s'ils sont prêts à faire la grève pour défendre leurs positions.
    Mais imaginez un peu si un syndicat avec un tel pouvoir de négociation mettait ce pouvoir au service de revendications collectives... Si au lieu d'une augmentation de salaire, ils faisaient la grève pour le gel des tarifs, pour la gratuité des transports pour les personnes âgées, pour plus de fréquence des métros, pour un renouvellement de l'art dans le métro...
    Si les syndicats veulent s'attirer la sympathie de la population et être les acteurs sociaux progressistes qu'ils prétendent être, ils devraient sortir de leur corporatisme nombriliste et se préoccuper un peu plus des personnes non-syndiquées qu'il est dans leur pouvoir d'aider.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 11h48
    À M. Dansereau
    Vous rêvez en couleurs, l'enrichissement total des employés du secteur public quel qu'il soit doit être égal à l'enrichissement de la société et les conditions de travail, incluant la sécurité d'emplois soit par le biais de la sous traitanse ou de coupure pur et simple doit être égal au secteur privé qu'il désert. Qui dans le privé n'est pas à la merci de fermeture? PERSONNE dans le publique il n'y a pas de fermeture alors il doit y avoir par défaut une possibilité facile pour l'état d'allez en sous trantance pour justement se donner un pouvoir vis avis les demande trop grande des syndicats. De plus pourquoi les syndicat dans le secteur publique???? une nuisance qu'il faut illiminer par tous les moyen un par un s'il le faut.

  • camelot
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 11h54
    Dehorc !
    L'arrogance et le manque de conscience sociale des ces cupides ignorants choque et scandalise. Savez-vous que ces gens gagnent plus que les infirmières ? Nous en avons soupé de ces bandits, Qu'on les sacre dehors, comme Reagan avait fait avec les contrôleurs aériens.

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 22 mai 2007 15h30
    Les unions kossa donne? Ça donne ça! Ça commence à bien faire!
    «Hey le «touit»! Si tu veux que ton métro roule pour gagner ton p'tit salaire? Tu paies!
    T'aimes pas ça manquer des journées, arriver en retard et perdre ta job? C'est pas mon problème, tu es là pour moi petit con d'usager. Oublie jamais ça, toi, t'es rien.»

    Il est des éléments qui ne devraient JAMAIS être réunis en 2007:
    -Sécurité d'emploi et droit de grève.
    -De même que sécurité d'emploi et non imputabilité.
    On ne peut pas avoir le droit de ne pas travailler ou de tout faire tout «croche» impunément! (voir les cols bleus de Montréal).
    Ça ne tient pas debout! Pourtant on voit ça tous les jours avec la bénédiction des «Massé» de ce monde.
    On est en 2007 ou au moyen-âge?

    Cela revient à mettre dans les mêmes mains : le poison et l'antidote. Après, on fait quoi?
    On est cuits et à la merci de celui qui à les 2 en mains!
    C'est les syndicats qui tiennent la population en otages.
    Seule, une loi peut ramener un peu de justice.
    Utopie? Ça dépend du niveau de «ras-le-bol» de notre société.
    La solution elle est là, s'unir contre les syndicats qui ont depuis longtemps outrepassé et de loin, leurs droits.
    Sinon, la société est foutue.
    Les nouveaux nobles riches du moyen âge sont aujourd'hui les syndiqués de l'État. Ils obtiennent leur argent en ponctionnant les petits sans défense et en en leur laissant juste assez pour survivre jusqu'à la prochaine ponction.
    Désolé, mais ça ressemble pas mal à ça notre société.
    Je sais qu'il y a des syndiqués qui aiment leur travail et qui travaillent fort, mais ils n'ont pas le droit de parole car ils font mal paraître ceux qui ne fichent rien.
    Bien triste bilan syndical en vérité.
    Si Karl Marx voyait ça...Il serait sans doute aussi malheureux qu'Einstein quand il a su que sa découverte allait servir à faire la bombe atomique.

  • Xxx Xxx
    Inscrit
    mardi 22 mai 2007 16h48
    Prenez le transport en commun qu'ils disaient...
    Pensez-y bien avant de troquer votre voiture pour l'autobus. Le transport en commun est là, d'abord et avant tout, pour le bien des centrales syndicales et ensuite pour les syndiqués. Nous avons la démonstration depuis longtemps que rien ni personne ne peut rien contre ça, pas même vos gouvernements.
    Si vous croyez que cela a assez duré, vous savez ce qui vous reste à faire... c-à-d, réfugiez-vous chez WMart ou CTires et achetez-vous une bébelle pour tenter d'oubliez tout ça, comme d'habitude.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 22 mai 2007 17h37
    Le "virage écologique" du Maire Tremblay...
    Pourquoi M. le Maire n'attendait-il pas à aujourd'hui au lieu de vendredi dernier pour nous faire part de ses "grands projets é-c-o-l-o-g-i-q-u-e-s" pour l'avenir de "SA" ville?
    Pourrait-il nous dire quel était le taux de monoxyde de carbone au centre-ville en fin d'après-midi???

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