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Quelle langue les conservateurs parlent-ils ?

Le commissaire aux langues officielles a dénoncé cette semaine le fossé entre le discours et les actions du gouvernement

19 mai 2007  Canada
Graham Fraser lors de la conférence de presse qui a suivi la publication de son rapport.
Photo : Agence Reuters
Graham Fraser lors de la conférence de presse qui a suivi la publication de son rapport.
Le nouveau commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a déposé cette semaine son premier rapport dans lequel il reproche au gouvernement de Stephen Harper de commettre des gestes, en matière de bilinguisme, qui ne sont pas à la hauteur de son discours. Faut-il s'en étonner quand on connaît les racines du Parti conservateur?
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  • Richard Weilbrenner
    Abonné
    samedi 19 mai 2007 05h37
    Un jour, peut-être...
    La politique de bilinguisme de tous les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa depuis les premiers chèques d'assurance chômage et de pension bilingues (donc depuis la moitié d'un siècle) est un échec. Le triste spectacle que nous présentent les Conservateurs de Stephen Harper démontre une fois de plus que le Canada "uni" est un mythe, et que cette notion reste un facteur de désunion entre le Canada et le Québec. Quelle ironie ! Un jour, peut-être, le Canada et le Québec comprendront qu'ils ont tout intérêt à fonder deux pays amis où l'on parlera d'un côté l'anglais et de l'autre le français. Deux pays, deux cultures, deux nations. Deux pays souverains.

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    samedi 19 mai 2007 09h31
    Les francophones hors Québec
    L'héritage le plus important de Pierre Elliott Trudeau est d'avoir affirmé que les francophones hors-Québec avaient le droit à des services en français. Encore en 2007, rien n'est acquis, mais la francophonie a fait d'immenses progrès. Cette francophonie est aussi importante pour le rayonnement du Québec en Amérique. Il faut comprendre à la fois le besoin des Québécois de défendre le français au Québec, particulièrement à Montréal, tout en rappelant que le Canada ne peut être ramené à un Québec français et un reste du Canada anglais.

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