Un respect de façade
Depuis l'automne 2005, les francophones ont pris l'habitude d'entendre le premier ministre Stephen Harper commencer ses discours et ses conférences de presse en français. Venant d'un ancien réformiste et ex-chef allianciste, ce n'était pas banal, et le geste n'est pas passé inaperçu. Il a aussi eu l'effet escompté. Il a rassuré ceux qui craignaient encore le chef et les politiques du Parti conservateur en matière de bilinguisme. Il restait à juger l'arbre à ses fruits, et le verdict est tombé hier: négatif. Un fossé sépare les gestes et la parole, aux dires mêmes du nouveau commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.
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