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Le retour du chef prodigue

Les bloquistes pardonnent «l'erreur» de Gilles Duceppe

15 mai 2007  Canada
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, donnant un baiser à la candidate à la chefferie péquiste, Pauline Marois, hier soir, lors d’une activité de financement du Bloc québécois dans la circonscription Pointe-de-l’Île, à Montréal. «Ave
Photo : Jacques Nadeau
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, donnant un baiser à la candidate à la chefferie péquiste, Pauline Marois, hier soir, lors d’une activité de financement du Bloc québécois dans la circonscription Pointe-de-l’Île, à Montréal. «Ave
Ottawa — C'est un Gilles Duceppe défait, aux yeux tirés et à la voix étouffée qui s'est humblement présenté à ses députés bloquistes hier matin pour reconnaître qu'il avait commis une «erreur» en briguant, 29 heures durant, l'investiture du Parti québécois. Ses députés l'ont accueilli à bras ouverts et le plus expérimenté des chefs fédéraux se sent même d'attaque pour diriger ses troupes lors de la prochaine élection générale.

Contrit, Gilles Duceppe revenait à Ottawa d'où il n'était, finalement, jamais parti. Oui, a-t-il admis, sa candidature annoncée à la hâte vendredi, par communiqué de presse, était une «erreur» et, assure-t-il, la sienne seule. Il l'impute à son incapacité à écouter ses «émotions», qui lui dictaient plutôt de rester.

«Vendredi matin, j'étais plutôt décidé à ne pas y aller», a-t-il déclaré hier midi lors d'un point de presse intimiste et émotif. Mais il avoue avoir été «obnubilé» par le défi que lui lançaient ses adversaires et les commentateurs, défi selon lequel s'il renonçait cette fois encore, après avoir dit «non merci» en 2005, il passerait pour un peureux. «Si j'ai pris une résolution, c'est de ne plus jamais relever de défi contre mes émotions», a-t-il.

Car M. Duceppe explique que son instinct lui disait de ne pas y aller, dans cette course, notamment parce que les sondages n'étaient pas bons. Son orgueil a pris le dessus. «J'ai dit: j'arrête de regarder les conditions objectives — on avait même des chiffres — et j'y vais! Comment moi qui suis si méthodique ai-je pu faire une erreur pareille? Je ne le sais pas. Vous savez, nous, les politiciens, on n'est pas fait en bois.»

M. Duceppe nie avoir bluffé dans l'espoir de décourager Pauline Marois de se présenter. Un bluff, si d'un bluff il s'agissait, qui a lamentablement échoué. «Non, [mon idée] c'était de mettre fin à ce questionnement. C'est pas rationnel, hein? C'est irrationnel. C'est mon erreur.»

Le chef bloquiste s'affichait comme l'allié de l'éventuelle future cheffe du PQ. «Avec Pauline, ce ne sera pas un duel, ce sera un duo», a-t-il lancé.

En début de soirée, M. Duceppe a d'ailleurs retrouvé Pauline Marois, candidate à la direction du PQ à Pointe-aux-Trembles, dans le cadre d'un souper-bénéfice qui se tenait dans la circonscription de la bloquiste Francine Lalonde. Le chef bloquiste est arrivé bras-dessus bras-dessous avec Mme Marois. Les deux figures souverainistes ont ainsi voulu sceller leur alliance après quelques jours de tourmente.

Gilles Duceppe a encore une fois fait amende honorable. «En politique, on doit parfois accepter de marcher sur notre amour-propre et notre ego pour le bien de la cause que nous défendons», a-t-il lancé aux militants bloquistes qui l'ont chaudement accueilli.

Pauline Marois a pour sa part joué la carte de celle qui épaule son collègue meurtri. «Tout le monde devrait avoir droit à l'erreur, surtout lorsqu'on corrige cette erreur», a-t-elle souligné. Elle s'est aussi faite la porte-parole des militants souverainistes en affirmant que tous avaient poussé un «grand soupir de soulagement» quand M. Duceppe a retiré sa candidature à la chefferie du PQ. «On avait de la peine, Gilles, que tu t'en ailles d'Ottawa, parce que tu fais une bonne job», a-t-elle lancé à celui qui a été son adversaire l'instant d'une journée.

Pauline Marois a par ailleurs souligné l’accueil «particulièrement stimulant» qu’elle a reçu depuis l’annonce de sa candidature à la direction du PQ et entrevoit que la question de la direction du parti sera réglée d’ici «quelques semaines». «Je souhaiterais être là à l’automne et j’ai compris que c’était une des balises que l’exécutif s’était fixées, que, pour la rentrée parlementaire, il y ait déjà un nouveau chef ou une nouvelle cheffe pour le Parti québécois.»

Le Bloc, un «parking»?

Vendredi, lorsqu'on demandait aux députés bloquistes s'ils verraient d'un bon oeil le retour de Gilles Duceppe en cas de défaite à l'investiture péquiste, tous avaient répondu par la négative. Michel Gauthier avait même déclaré que le Bloc, «c'est pas un parking en attendant». Hier, lorsqu'ils étaient confrontés à cette apparente contradiction, les députés répliquaient que M. Duceppe n'était jamais parti. Ah bon?

Dans son communiqué de presse annonçant sa candidature, vendredi, M. Duceppe ne mentionnait en effet pas s'il restait chef et député fédéral. Oubli? Son entourage refusait aussi de répondre à la question, prétextant que la réponse viendrait lundi, à son événement de lancement. Certains députés, dont Bernard Bigras, se montraient étrangement prudents, disant attendre la confirmation du départ de son chef. Selon nos informations, il appert que M. Duceppe espérait rester chef du Bloc québécois jusqu'à la fin de la course péquiste.

Retour presque sans fausse note

Gilles Duceppe a donc été accueilli par les siens hier et a repris le travail, comme avant. Le chef bloquiste a joué la carte de la franchise et de la contrition, se mettant complètement à nu devant ses députés et les journalistes, ce qui lui a valu la sympathie de ses troupes.

«Le caucus m'a confirmé qu'il m'accordait toute sa confiance suite à l'erreur que j'ai commise et que j'assume pleinement moi-même», a-t-il dit au sortir de la réunion de caucus extraordinaire convoquée à la suite des rebondissements du week-end. Pour ne pas avoir de doute, M. Duceppe a quand même demandé un vote de confiance pour octobre prochain.

«Si j'ai le vote de confiance au conseil général en octobre 2007 et si j'ai le vote du congrès en octobre 2008 — s'il n'y a pas d'élection d'ici là —, je serai chef du Bloc québécois», a-t-il affirmé. Il n'a pas voulu établir de seuil pour ces votes de confiance.

Les députés avaient compris qu'il leur fallait, en arrivant à ce caucus hier matin, arborer des visages ravis pour les médias. Tous ont joué leur rôle à la perfection. «Il a joué un coup de maître», s'est exclamée la députée Johanne Deschamps. «Il a protégé la reine et protégé le roi.» D'autres ont loué son courage. «Les gens ont plus à craindre de l'orgueil de leurs dirigeants que de leur humilité», a lancé Serge Ménard. Maka Kotto rappelait que les Kennedy et Mitterrand avaient aussi commis des erreurs au cours de leur carrière politique.

À l'intérieur, les députés ont d'abord discuté entre eux. Puis Gilles Duceppe est venu les rejoindre. Les médias ont alors été invités à l'intérieur pour croquer la scène du retour. Encore là, tous ont joué leur rôle, applaudissant à tout rompre leur chef prodigue. Seul Serge Cardin n'avait pas le coeur à la fête, affichant de manière ostentatoire son malaise. Il a été le dernier à se lever à l'arrivée de M. Duceppe et a choisi d'occuper ses mains à tenir un verre d'eau, puis le remplir plutôt que d'applaudir, ce qu'il a fini par faire, mais timidement. Après la rencontre, M. Cardin a dit avoir été convaincu que les choses iraient désormais «rondement».

M. Duceppe a indiqué qu'il se présentait sans notes préparées pour ce caucus émotif. «J'arrive peut-être plus désorganisé, avec des sentiments sur la table, ce qui n'est pas à mon habitude.» Ce qui devait durer quelques minutes s'est prolongé pendant presque une heure. Selon le député Raymond Gravel, les larmes ont fusé, y compris les siennes.

Le chef bloquiste a été relativement épargné par ses adversaires politiques. À la Chambre des communes, seul le NPD s'est senti obligé de faire deux fois référence aux revirements de M. Duceppe dans ses questions qu'il adressait au gouvernement. Le lieutenant québécois de Stephen Harper, le ministre Lawrence Cannon, s'est seulement dit «heureux» de revoir son adversaire dans l'enceinte parlementaire. «Ma foi, c'est comme s'il n'était pas parti», a-t-il blagué.

Le chef libéral Stéphane Dion a été plus railleur. «Quand on décide de se lancer en politique pour un parti, on est supposé avoir mûri sa décision», a ironisé celui a remporté la course à la chefferie libérale après être parti bon troisième.

Les députés bloquistes refusaient de voir cet épisode de «pousse-tire» comme ayant affaibli leur parti. «Il n'y a pas un Denis Coderre qui va passer à travers un Gilles Duceppe si le caucus est derrière lui», a lancé Bernard Bigras, en référence au député libéral de Bourassa qui n'a pas hésité à s'en prendre au jugement de M. Duceppe.

***

Avec la collaboration d'Alexandre Shields et de Stéphane Baillargeon, Le Devoir

Avec la Presse canadienne
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, donnant un baiser à la candidate à la chefferie péquiste, Pauline Marois, hier soir, lors d’une activité de financement du Bloc québécois dans la circonscription Pointe-de-l’Île, à Montréal. «Ave Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, dans les bras du député Pierre Paquette, hier, à Ottawa.
 
 
 
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  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 05h58
    les lendemains de veille
    Lorsque l on voit la politique provinciale et fédérale , c est à se demander si les électeurs vont prendre au sérieux les acteurs de la scene dite (nationnaliste).Dans les faits , M.Duceppe ne se remettra pas de sa fugue, lors de la prochaine élection.Les partisans ne le lui pardonneront pas .Quant à Mme Marois.. il suffit de se rappeler les ministères qu elle a occupé.Elle fût parmi les décideurs pour la retraite des médecins, les infirmieres et autres ,notre santé en paye encore le prix et pour encore longtemps nous goûterons à sa médecine de courte vision .J oublie volontier la passe des toilettes en marbre, Passons le (replay) et voyons ses accomplissements .Moi un ancien nationnaliste du début j ai comprit à l époque que la souveraineté etait utopique car il ne l ont pas fait .Seul M.Parizeau avait le courage d enclencher le processus s il avait eu le porcentage requis. Le bloc et le P.Q. ne se remettrons pas de cette aventure , sauf pour la publicité convergente qui en fera les frais et couvrira ses frais..

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 08h04
    Sam Lee Wong Duceppe
    Gabrielle Roy, dans son livre, UN JARDIN AU BOUT DU MONDE, on peut trouver une nouvelle : Où iras-tu Sam Lee Wong ? qui raconte l'histoire du Chinois qui, suite à un improglio, se croit obligé de quitter sa ville de l'ouest canadien même si ça lui fait beaucoup de peine.

    M. Duceppe devait se sentir un peu comme Sam Lee Wong quand il a vu l'ampleur de l'imbroglio qui n'avait duré qu'environ 2 jours mais il a eu une meilleure façon de confronter la situation d'où il s'est heureusement mieux sorti que le Chinois, ce qui lui permet de continuer son travail à Ottawa.

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 08h33
    Pitoyable!!!
    Une mauvaise comédie pour le petit peuple cretin avide de sensations et de larmes ...de crocodiles. Car quand on les voit se donner l'accolade ces 2 là, les yeux parlent plus que le reste . La photo était pas mal éloquente, on aurait pu imaginer une bulle au dessus de la tête de Madame disant «Toi mon os...fais moi plus jamais ça sinon...» et Monsieur «ma mau... c'est moi qui dois être le premier miniss...» .
    Enfin les mots vides...erreur, duel-duo, émotions, on n'est pas en bois, violons etc... et on voudrait que l'on croit tout ça...Donnons-nous réellement l'impression d'être si cons?
    Je parle pour moi et je l'espère pour beaucoup d'autres car sinon, autant déménager du Québec OPC (formule linguistique utilisée apparemment par les fonctionnaires du ministère des travaux publics inspecteurs de viaducs qui se cassent la gueule signifiant au plus vite).
    Que nos politiques ne puissent se conduire correctement est une chose, mais qu'ils nous prennent pour des valises, ça, et essaient de nous faire croire que tout est beau et que l'erreur les a grandi ... donc faisons en plus pour être encore plus grand. J'aime pas désolé. Au moment où j'écris il n'y a pas de commentaires, j'espère qu'il n'y en aura pas trop pour plaindre ces 2 là et dirent combien ils sont grandioses. Bonne journée.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 08h58
    Le chef obnubilé par l'adversaire.
    "Mais il avoue avoir été «obnubilé» par le défi que lui lançaient ses adversaires et les commentateurs..."

    Obnubiler: "Couvrir de nuages".

    Obnubilé par ses adversaires fédéralistes et les journalistes.

    Wow! On a tout un chef!

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 10h19
    Les Francosociodémocratoaméricains
    "Que nos politiques ne puissent se conduire correctement est une chose, mais qu'ils nous prennent pour des valises."(Max Roujeon)

    C'est le thème central de la Fête Nationale du Québec cette année! Des valises!

    J'espère qu'on y dévoilera la nouvelle mouture identitaire du PQ pour le peuple: Des Francosociodémocratoaméricains !

    Gérard Bouchard va se morfondre de ne pas l'avoir trouvée lui-même c'elle là!

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    mardi 15 mai 2007 10h34
    Honnête!
    Moi je pense que Gilles Duceppe fait partie des rares, mais très rares, politiciens honnêtes.Erreur il y a eu, et il a fait ce qu'il devait, car il y a péril en la demeure.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 10h36
    Nous sommes francophones avant tout!
    "Nous sommes francophones avant tout" (Pauline Marois)

    Qui ça, NOUS?

    Les Québécois?

    Alors les anglophones et allophones du Québec ne sont plus les Québécois de Duceppe? ("Nous sommes tous des Québécois")

    Qui ça, NOUS?

    Les Francososiodémocratoaméricains?

    Si notre spécificité, notre identité, est "avant tout" notre langue française en Amérique, sommes-nous alors des Acadiens?

    Pourquoi Mme Marois, M. Boisclair, M. Duceppe, sont'ils incappables de nommer clairement ce "nous" ?

    Qu'est-ce qui "bloque" chez-eux?

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 10h54
    Partie remise, M. Duceppe???
    En fait, si l'on comprend bien, Duceppe a "tenté" contre Marois le même "coup" qu'elle-même avait raté contre Landry en se faisant "déjouer" momentanément par Boiclair? Donc, à la prochaine, M. Duceppe???

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 15 mai 2007 13h13
    Du grand mélodrame
    D'après ce que je lis, les lecteurs ne sont pas des imbéciles.
    Il n'y a pas grand chose à ajouter, si ce n'est que Duceppe s'est soudainement rappelé qu'il lui manquait quelques années de service au fédéral pour avoir une retraite très confortable du fédéral, alors même qu'il exhorte les Québécois à aller au casse-pipe le ventre creux. Et que Marois a joué à l'enfant gâtée en 2005 et joue aujourd'hui à la girouette.
    Crédibilité de ces deux personnages politiques : zéro!
    Quand je pense que le PQ et le Bloc accueillent tout ce mélodrame avec joie et qu'on entend parler de Duceppe qui en ressort grandi, etc.
    De l'art de se faire fourrer par des opportunistes assoiffés de pouvoir en disant : merci, encore un peu!
    Quand y aura-t-il un grand homme politique au Québec?

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    mardi 15 mai 2007 22h02
    Y a-t'il quelqu'un capable d'analyse un peu sérieuse ici ?
    Y a-t'il une âme qui se soit rendu compte que cette manoeuvre est devenue cousue de fil blanc dès que A Boisclair a levé les feutres ?

    Le but n'était pas nécessairement que Duceppe, Marois, Facal, Legault, que sais-je? se soient présentés à la chefferie, ce ne fut qu'un grand bal pour étourdir l'entourage écervelé et insouciant de A Boisclair, incapable de réagir à des rumeurs invérifiables, emporté par la panique devant les attaques d'éléphants provenant de toutes parts; s'il fallait que celui-çi ait eu affaire à une vraie stratégie...

    Le club des Vieux Amis a fait le reste.

    Il fallait non seulement tasser Boisclair mais bien écarter définitivement son entourage de blanc-becs hautains qui s'est joué comme il a pu du PQ comme d'une bruyante bebelle pour colporter leurs caverneux concepts post-modernes.

    Il fallait absolument se débarasser de ces stratèges en culottes courtes et à la couche mal fixée pour ne pas que le parti tombe en désuétude pour cause d'impertinence.

    L'ami Duceppe s'est aimablement offert en agneau sacrificiel et comme leurre pour madame Marois, qui a démontré son incomparable flair politique en préparant ce coup de Jarnac et en attendant patiemment son heure...

    Duceppe n'avait plus qu'à retourner peinard à Ottawa pour mener l'équipe de choc séparatiste au Parlement fédéral.

    Il y a des gens franchement profondément superficiels qui se faufilent entre ces électrons.

    Intéressez-vous à la politique, que diable !!!

  • francis dery
    Inscrit
    mercredi 16 mai 2007 23h54
    Et Denis Coderre?
    N'a-t-il pas brigué la chefferie du PLC pour ensuite freiner lorsque Ignativili a dominé les sondages?

    Il n'est pas en position de juger Duceppe.

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