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Les députés bloquistes serrent les rangs derrière Gilles Duceppe

Alexandre Shields   14 mai 2007  Canada
Gilles Duceppe a surpris tout le monde samedi en se retirant de la course vingt-quatre heures après avoir annoncé son intention de briguer la direction du Parti québécois.
Photo : Agence Reuters
Gilles Duceppe a surpris tout le monde samedi en se retirant de la course vingt-quatre heures après avoir annoncé son intention de briguer la direction du Parti québécois.
Revenu à Ottawa après une très brève incursion dans l'arène politique provinciale, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, doit se soumettre aujourd'hui à un vote de confiance de la part de ses députés, afin d'évaluer ses appuis. La chose ne devrait être qu'une formalité, puisque, chez les bloquistes, on serre déjà les rangs derrière le chef pour pallier les contrecoups des rebondissements des derniers jours.

«Je pense qu'il va être accueilli en héros», a lancé hier Pierre Paquette, leader parlementaire du Bloc québécois (BQ). Selon lui, les députés bloquistes qui souhaitaient qu'il reste «vont être ravis» et ceux qui le voyaient déjà à la tête du Parti québécois (PQ) «vont être d'accord» avec sa décision. Même son de cloche du côté de la députée Maria Mourani, mais aussi de Réal Ménard et de Louis Plamondon. «Je suis convaincu qu'il y aura un vote unanime et enthousiaste pour lui dire "nous te gardons et nous te faisons encore confiance"», a dit ce dernier.

«L'accueil à M. Duceppe sera excellent», a lui aussi affirmé le bloquiste Bernard Bigras. Ce dernier croit toutefois que le vote de confiance n'en est pas moins «fondamental». «Clairement, la solidarité des collègues du Bloc va être l'élément essentiel de la suite des choses pour M. Duceppe dans la population québécoise, a-t-il souligné au Devoir. Si les députés continuent d'appuyer leur chef sans réserve, M. Duceppe sortira d'autant plus fort de cet exercice pour convaincre la population.» Et selon lui, «la solidarité des collègues dépendra de sa capacité de passer à l'autre étape, qui est de convaincre la population».

S'il est convaincu que les bloquistes appuieront leur chef parti et revenu en 24 heures, M. Bigras redoute néanmoins les conséquences d'un appui mitigé. «S'il y avait de la dissidence, M. Duceppe ne pourrait pas aller loin», croit-il. «Si M. Duceppe devait sortir affaibli de sa rencontre du caucus, c'est non seulement M. Duceppe qui sort affaibli, mais c'est aussi l'ensemble du caucus du Bloc», a ajouté le député fédéral Rosemont-La Petite-Patrie.

Pas de course à la succession

Bernard Bigras, qui était pressenti pour succéder à son chef, a également dit qu'il n'était pas question, pour lui, d'entreprendre une course à la chefferie «avant que M. Duceppe ait annoncé ses intentions». M. Duceppe devait en théorie le faire au cours d'un point de presse qu'il devait tenir aujourd'hui. Même chose pour Pierre Paquette. «Je suis intéressé à sa succession quand il décidera de partir de lui-même», a-t-il laissé tomber.

Réal Ménard s'est quant à lui dit soulagé de voir le chef bloquiste demeurer à Ottawa. «Il n'y a personne qui connaît mieux les dossiers, la façon dont ils nous animent, c'est la poursuite de la cohésion au Bloc québécois, c'est la poursuite d'un front dynamique à Ottawa pour la souveraineté», a-t-il expliqué. Le député d'Hochelaga a aussi jugé que les souverainistes sortaient «gagnant» de ce revirement de situation. «On est dans la situation idéale dans le mouvement souverainiste», a fait valoir M. Ménard, ajoutant que Gilles Duceppe représentait toujours un «leader souverainiste crédible à Ottawa». D'ailleurs, selon lui, «qu'il ait été tenté de faire le saut à Québec, ce n'est pas une tare en soi».

En fait, pour les bloquistes, seuls les autres partis présents aux Communes tenteront de profiter de la volte-face de M. Duceppe. «Ils disaient "si Gilles Duceppe part, le Bloc s'effondre". M. Duceppe revient, ils vont dire "il n'a plus l'autorité morale pour diriger», a prédit hier Pierre Paquette. «D'ici quelques semaines, M. Duceppe sera bien en selle», a-t-il ajouté, convaincu que les événements des derniers jours seront rapidement relégués au rang de l'«anecdote dans l'histoire politique du Québec».

Il n'a pas été possible de parler à Michel Gauthier hier. Vendredi, il s'était dit convaincu que M. Duceppe ne reviendrait pas au Bloc. «Quand tu fais ce choix-là, tu l'assumes avec les conséquences qui vont avec. Le Bloc, c'est pas un parking en attendant», avait-il ajouté.

L'effet Marois

À l'instar de plusieurs de ses collègues, Pierre Paquette considère que son chef a fait passer les intérêts du mouvement souverainiste avant ses ambitions politiques. «M. Duceppe a évalué les choses et il a bien compris qu'il aurait pu gagner, mais que ça aurait probablement trop divisé le mouvement souverainiste», a-t-il soutenu hier.

Le leader parlementaire du Bloc croit aussi que Gilles Duceppe s'est lancé rapidement dans la course parce qu'«il ne croyait pas vraiment à la volonté de Pauline Marois de se présenter. Il voulait peut-être la mettre devant le fait accompli». «Il a fait ses calculs en estimant que Mme Marois n'était pas si intéressée que ça à se présenter. D'ailleurs, c'est le genre d'échos qu'on avait. Manifestement, l'appel du pied des militants et les sondages ont eu raison de ses hésitations», a jugé M. Paquette.

«Quand il est entré dans la course, il pensait vraiment apporter quelque chose au mouvement souverainiste. En voyant Mme Marois entrer dans la course et peut-être aussi les sondages, il s'est dit "c'est peut-être mieux que Mme Marois soit à la tête du PQ», a jugé pour sa part la députée Maria Mourani. Selon elle, Gilles Duceppe, qui est à la tête du Bloc depuis dix ans, a ainsi fait un geste «très courageux». Tous soulignent aussi que Pauline Marois, déjà presque couronnée, sera apte à reconstruire un Parti québécois en grande difficulté.






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  • Guy Lemieux
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 06h31
    Le bateau
    « Je ne comprend pas Mme Marois de prendre ce bateau à la dérive, en admettant que ce parti sans destination ait besoin de nouveau pour insufler un élan contemporain,Mme Marois représente l ancienne enclume souverainiste,Il aurait fallut que des jeunes se pointent tel P.Curzi ou un jeune qui émerge d un coin vraiment souverainiste et inovateur,Le Parti se range vers le centre droit sous une fausse banière social-démocrate.Quant a G.Duceppe que dire de plus qu il n ait fait.Prendre le large... puis à la moindre vague ....s enfuir à la nage vers le rivage fédérale.Nous avons été à même de voir (le rejeton radio-canadien) pour la mise en scène de Mme Marois, quel pathéthique appel de B.Drainville vers Mme Marois (Maman je te supplie de.....)Les comédiens ont prit la relève.Peut etre une association avec lADQ pourrait sauver le bateau avec l abandon de la raison premiere du P.Q. »

  • André Lord
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 07h23
    qui va à la chasse
    « Qui va à la chasse perd sa place...
    Ce ne serait pas vrai en politique?
    Une chose est sûre, il a eu très peur... le chasseur! Il a rencontré une adversaire de taille. Vite, il est rentré à la maison et était bien heureux de se retrouver en sécurité... en attendant la retraite! »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 07h56
    Erreur M. Lemieux
    « Vous ne connaissez pas la politique M. Lemieux.
    Depuis longtemps Madame Marois préparait son retour et on le voit bien dans l'organisation lors de la conférence de presse de dimanche.

    Il faut arrêter de dénigrer M. Duceppe parce qu'il se retire de la course. Il a agit avec beaucoup de jugement en se retirant. Le contraire aurait été malhonnête.

    Ce n'est un homme peureux mais réaliste et son geste a obligé les souverainistes à une solidarité comme on n'en a pas vue souvent. Il faisait bon de voir les supporteurs autour de cette femme d'une capacité extraordinaire.

    M. Lemieux, non le bateau sait où il va tant au Bloc qu'au PQ »

  • Michel Prévost
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 09h10
    Chapeau Monsieur Duceppe!
    « Ce fut sans doute une erreur pour Monsieur Duceppe de se lancer dans la course, sans avoir bien mesurer ses appuis. Mais peut-on vraiment connaître ses appuis avant de se lancer? Ça aurait été une double erreur de faire cette course, compte tenu des appuis qu'a obtenu Madame Marois. Et y a-t-il quelqu'un au Bloc qui puisse faire mieux que Monsieur Duceppe? J'en doute. Quand on se rend compte qu'on a commis une erreur, que peut-on faire de mieux que de la reconnaître et de la corriger. C'est ce que Gilles Duceppe a fait. Chapeau! »

  • Jacques Godin
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 09h13
    Jeune?
    « On parle de Pauline Marois comme étant représentante de la vielle garde et on regrette qu'il n'y ait pas de jeunes comme Pierre Curzi pour prendre la relève. Il faudrait quand même réaliser que M. Curzi a 61 ans et est de trois ans l'aîné de Mme Marois.

    Jacques Godin »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    lundi 14 mai 2007 10h05
    Chicken Duceppe
    « C'est étonnant de voir les têtes dirigeantes bloquistes et péquistes jouer à la chaise musicale avec tant d'ardeur. On a la dégomme facile entre souverainistes et à les voir aller je me demande franchement comment c'est gens là réagiraient comme dirigeants d'une nation indépendante. Dégommerait-on un chef parce qu'il ne voudrait pas adhérer ou signer une entente qui n'est pas conforme à l'idéale de ses souteneurs c'est à dire les syndicats ou la volonté des vieux bonzes du parti.

    On couronne la Pauline, pourtant elle a eu sa leçon lors de la dernière course au leadership, il fallait y voir la mine de « badlooser ». Qui peut concurrencer contre Pauline la maligne? Un seul personnage pourrait le faire et c'est André Boisclair qui devrait recommencer à nouveau, mais cette fois-ci, libre de toutes contraintes partisanneries internes, et faire un nettoyage javellisant dans ce parti. ivan jobin »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 10h18
    Retour au Bercail
    « Retour au Bercail

    Dans le film jeune public : Retour au Bercail, un chien nommé Chance guidé par un toutou plus âgé que lui et une chatte aux humeurs variables se perdent et reviennent au bercail après une courte série de péripéties dans lesquelles il a eu plus de peur que de mal. Arrivé à la Maison de son maître il constate qu'il a évité de justesse la fourrière et l'euthanasie. Voulant mordre un porc-épic, il en a été quitte pour l'exérèse de quelques épines à la babine.

    A la fin du film, le toutou aux yeux bleus s'écrit : voici ma seconde chance.

    Je cède la parole à un citoyen ayant visionné le film :

    C'est l'histoire de 3 animaux (Chance, Shadow, un vieux chien sage, et Sassy un chat tout ce qu'il y a de plus snob) qui sont laissés chez des amis qui habitent très loin, pendant que la famille part en vacances. Au bout de plusieurs jours, les animaux s'inquiètent et décide de tenter leur chance pour retourner à la maison. Il leur arrive tout plein d'aventures et de dangers. Mais ce qui est drôle surtout, c'est la façon dont les voix agrémentent ces animaux. Les dialogues sont très drôles. La chatte ne cesse de se plaindre de tout, car elle est habituée de vivre comme un pacha. Le vieux chien en a assez du jeune chien qui se fait toujours prendre dans des embarras. Et le jeune chien trouve que le vieux est trop lent, trop sage. Ils se chamaillent, mais s'entraident toujours. On a l'impression d'être vraiment dans leur tête.

    J'en conclue avec Pierre Soulages :

    C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche.

    Pierre Castonguay »

  • jeanne-mance guimont
    Inscrite
    lundi 14 mai 2007 10h32
    MAROIS-DUCEPPE -LES RASSEMBLEURS
    « C'EST UNE ÉQUIPE QUI SAURA RASSEMBLER TOUS LES "VRAIS NATIONALISTES ET LES INCERTAINS "AVEC LE RAFRAICHISSEMENT QUE VEUT APPORTER Mme PAULINE MAROIS, AFIN DE METTRE A JOUR LES NOUVELLES SITUATIONS QUE VIT LE "QUÉBEC EN 2007...NOUS NE REFUSERONS JAMAIS D'ETRE AUTRE CHOSE QUE NOUS-MEMES SOIT UN PAYS FACE AU MONDE ENTIER...NOUS SOMMES OBLIGES D'ETRE "SOUVERAINS "POUR VOLER DE NOS PROPRES AILES, " QUÉBÉCOIS ! DEBOUT ! AVANCEZ ! »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 12h18
    RALLIEZ_VOUS...
    « À entendre certains souverainistes comme Ivan Jobin (voir infra « Chicken Duceppe ») on n'a vraiment l'impression que ces gens font le jeu des fédéralistes. Ces pseudo-crypto-fédés voulaient rentrer de force Boisclair, mais le peuple lors des dernières élections (le peuple, même ignorant ou informé, est souverain en démocratie, ne l'oublions jamais) en a décidé autrement. Point à la ligne.

    Il serait incorrect ne penser que la majorité des Québécois sont universitaires ou du moins assez éveillés politiquement pour faire la part du pouvoir et du spectacle politique.. Dommage mais vrai... nous ne sommes pas tous des esprits intelligents, et en démocratie même les deux de pique ont autant de poids que les plus informé (ées) politiquement.

    On ne force pas l'admiration d'un chef. J'admirais Boisclair, je l'admire toujours et je suis peiné pour la suite des choses, c'est un jeune homme bien et je ne peux que souhaiter qu'il revienne un jour, mais l'image qu'il projetait ne passait tout simplement pas.

    Madame Marois a beaucoup appris de ses erreurs. Je le sens, je le sais. Elle a aujourd'hui sa chance et je la soutiens dans sa démarche pour nous redonner cette fierté collective qui nous manque aujourd'hui misérablement.

    Souverainistes de toutes tendances et de toutes couleurs RALIIEZ-VOUS, une fois pour toutes. Que les esprits chagrins, les mous comme les impurs et les trop durs se rassemblent pour l'avenir et le devenir du Québec. Assez c'est assez!!! »

  • Racel Dondo
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 16h50
    DUCEPPE-DUCEPPE
    « En tant qu'électeur j'ai écris à mon député du comté de Verchères afin qu'il ne donne pas son appui à Gilles Duceppe à son retour ce matin (lundi le 14 mai 2007) comme j'ai pu le constater Gilles Duceppe restera chef du BQ. Mais moi c'est fini le BQ car il fait présentement parti de la grande famille de "poignard" du mouvement séparatiste. Donc fini mon vote pour le PQ et le BQ, tous des assoifés de pouvoir. »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    lundi 14 mai 2007 17h58
    Jean st jacques erreur
    « M.

    Avant de dire erreur ....ce qui est l ancienne culture ..

    assurez vous de prendre le bon chemin....l autre n a pas toujours tort....

    Présentez-vous et débatter de vos idées....

    comme Mme Marois disait déjà ......Petite gens..... »

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