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Fruits et légumes - Le Canada se montrera plus souple au sujet des résidus de pesticides

Ottawa veut hamoniser sa réglementation avec celle des États-Unis

Fabien Deglise   9 mai 2007  Canada
Plus de pesticides pour moins d'infractions et de freins au commerce international. Le gouvernement fédéral envisage d'augmenter la limite acceptable des résidus de produits chimiques sur plusieurs centaines de fruits et légumes vendus au Canada. La mesure, largement contestée par les groupes environnementaux, vise à mettre les normes canadiennes au diapason avec la réglementation états-unienne en matière de pesticides, ont déclaré les autorités sanitaires. Et ce, pour des raisons principalement commerciales.
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  • Hugues de Grandmont - Inscrit
    9 mai 2007 07 h 13
    Vente de la santé!
    Projet d'entente sur les residus des pesticides: La santé des Canadiens est vendu au Americains!

    Hugues de Grandmont Montreal.
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  • Alain Corriveau - Abonné
    9 mai 2007 07 h 18
    Quand l'économie prend le pas sur la santé : un fragile équilibre depuis longtemps rompu
    On transforme un « irritant » dans les échanges commerciaux en un « irritant » en Santé publique. Que faut-il y comprendre?

    J'entends les commentaires « Peu de risque à la santé », « ...Nous étions trop sévères inutilement ». Pourtant, de nombreuses études sérieuses montrent que l'organisme accumule dans le foie et la graisse, une partie significative de ces produits. Un mécanisme qui rend subtil le lien entre les maladies et les « résidus » ainsi absorbés. Mais nous parlons tout de même de « poisons » et avec le vieillissement de la population nous voyons les taux de cancers augmenter de manière plus que significative.

    Bien entendu, les taux sont faibles... Mais que fait-on du facteur temps? À une époque où les gens se tournent de plus en plus vers des produits biologiques, voilà une décision qui va à contre-courant de la tendance des consommateurs et des attentes de la population.

    Une décision de plus qui vient entacher la crédibilité de l'Agence... Dont le principal mandat est de protéger la santé de la population. On nous dira qu'elle a ici une responsabilité d'appliquer une réglementation... Mais elle a aussi un pouvoir et un devoir de recommandation. C'est là que le bât blesse.

    Et s'agit-il vraiment d'une décision qui ne touchera que les importations? Je suis loin d'en être certain. Car parions que plutôt que de simplement amener le consommateur à acheter des produits d'ici (ce qui serait une bonne chose) l'impact sera d'amener certains grands producteurs locaux à profiter du relâchement de la règlementation pour accroître le niveau de certains pesticides dans leur production.

    Il est difficile de nier l'importance d'une économie saine, mais... pas au prix de la santé. Sans compter qu'il y a aussi un prix à la maladie...
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  • lise jacques - Abonnée
    9 mai 2007 09 h 29
    Ou est la sécurité alimentaire?
    Il faut savoir que même si plusieurs pesticides sont appliqués sur un même produit, aucun calcul n'est effectué pour déterminer les résidus de ces multiples applications sur ce produit. Plusieurs aliments se retrouvent donc avec une grande quantité de pesticides différents. On a rapporté dans une étude d'Agriculture Canada que les pêches consommées au Canada ont en moyenne 31 pesticides différents et la majorité de ceux-ci agissent sur la même cible soit le système nerveux central et le système parasympatique. Alors, même si un pesticide peut ne pas avoir dépassé le niveau maximal permis, un certain nombre de pesticides de la même classe agissant sur le même site physiologique vont avoir un effet cumulatif. Plusieurs de ces substances sont dangereuses même à faible dose.

    Qui peut nous assurer que plusieurs doses de très petites quantités d'une infinité de résidus chimiques absorbés quotidiennement sont sécuritaires et inoffensifs pour l'organisme humain? Plusieurs experts en sécurité environnementale affirment que c'est impossible et que nous devrions nous sentir plus concernés.

    RAPPORT DE MME GÉLINAS, EX-COMMISSAIRE À L'ENVIRONNEMENT

    L'ex-commissaire à l'environnement et au développement durable du Canada, Johanne Gélinas, s'est fait l'écho des Canadiens inquiets de la présence de résidus de pesticides dans leur assiette.
    Elle s'est d'ailleurs montrée assez critique au sujet de la façon dont l'État gère la situation. « Malgré les importantes améliorations apportées dans certains secteurs au cours des huit dernières années, le gouvernement fédéral ne s'assure pas de façon adéquate que plusieurs pesticides utilisés au Canada respectent les normes actuelles visant à protéger la santé humaine et la qualité de l'environnement », déclarait d'entrée de jeu Johanne Gélinas.
    Il n'est donc pas étonnant de voir les résultats lamentables que le Canada affiche sur la scène internationale quant à la réglementation des pesticides.
    La réglementation en matière de pesticides- une comparaison internationale. Rapport sur un environnement sain et la santé des canadiens, préparé pour la Fondation David Suzuki.

    En lisant le rapport, mon inquiétude n'a fait que grandir car ce que j'ai appris n'est guère rassurant. Le rapport examine la réglementation en matière de pesticides au Canada par rapport à des normes semblables aux États-Unis, en Europe et en Australie et aux recommandations publiées par la Commission du Codex Alimentarus, le plus important point de référence à l'échelle internationale sur l'élaboration des normes alimentaires. Les limites maximales de résidus de pesticides sur les aliments sont généralement plus faibles dans 30 des 32 cas examinés pour le Canada.
    Un des principaux problèmes de l'harmonisation nord-américaine, tels qu'il est expliqué dans ce rapport, est que le Canada et les États-Unis ne se classent pas bien relativement à la protection de la santé publique contre les risques de pesticides par rapport à l'Australie et l'Union Européenne. La nouvelle loi sur les produits antiparasitaires au Canada stipule que la protection de la santé du public est l'objectif principal, En vue de s'assurer que les intentions de la loi soient respectées, le Canada doit clairement imiter les chefs mondiaux au lieu d'adopter l'approche étroite de l'Amérique du Nord.
    De plus des pesticides tels que l'imidaclopride, qui ne sont pas bannis mais assujettis à de sévères restrictions dans d'autres pays par exemple en France, sont toujours utilisés à grande échelle au Canada. La limite canadienne de pesticides comprenant du perméthrine sur la laitue et les épinards est 400 fois plus élevée que le limite européenne c'est -à-dire plus faible.

    Que pouvons-nous conclure de ce qui suit?

    Dans l'avant propos monsieur Suzuki nous dit que nous négligeons de prendre nouvelles mesures préventives d'importance qui pourraient faire éviter la maladie. Nous devrions nous préoccuper de garder les bien portants en bonne santé. Empêcher les polluants et les toxines de contaminer notre air, notre eau, et nos aliments aurait un énorme effet sur la santé publique au Canada.

    « Les pesticides sont parmi les produits chimiques les plus utilisés au monde et également parmi les plus dangereux sur la santé humaine, De nombreuses cultures vivrières, y compris les fruits et les légumes, comprennent des résidus de pesticides même après avoir été lavés et pelés. En acceptant l'utilisation des pesticides, nous exposons les plus vulnérables parmi nous, c'est-à-dire nos enfants à des effets chroniques sur la santé, y compris des risques accrus de cancer.

    Il est en notre pouvoir d'améliorer notre santé et la santé de nos enfants; il suffit de respirer de l'air pur, de boire de l'eau salubre et de manger des aliments sans polluants nocifs. Pour garantir la salubrité de l'environnement et la santé des citoyens, il faut que le gouvernement adopte des systèmes, des lois, des politiques et des engagements adéquats. «

    « ...nous ne devrions plus accepter les conseils de ceux qui nous disent que nous devons inonder notre monde de poisons chimiques ; nous devrions chercher une autre voie. » Rachel Carson

    Le gouvernement fédéral n'est plus digne de confiance à bien des égards...

    Lise Jacques
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  • Dominique Laroche - Abonné
    9 mai 2007 12 h 32
    À contre-courant
    La bulldozer Harper continue de mettre de l'avant des mesures totalement irresponsables. Non mais est-ce qu'on va arrêter ce fou-furieux ?
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  • Thérèse Des Rochers - Abonné
    9 mai 2007 16 h 01
    Sécurité alimentaire non démontréa aux É.-U.
    Un geste irresponsable de plus de la part de notre premier ministre. Même aux États-Unis, on reconnaît que l'étude des causes de plusieurs maladies neurologiques chez les enfants - maladies soupçonnées d'être reliées à l'augmentation fulgurante de l'usage des pesticides en agriculture industielle - n'est pas très avancée. Les enfants accumulent beaucoup plus de pesticides dan sleur organisme que les adultes. Toute modification apportée aux tolérances de résidus de pesticides devrait normalement être accompagnée d'études qui en mesurent les effets. Même le National Institute of Environmental Health Sciences étatsunien reconnaît que les effets à long terme de centaines de pesticides ne sont pas connus. Le principe de précaution n'est pas non plus dans le vocabulaire conservateur, doit-on conclure.
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