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Boisclair déclare la guerre à Duceppe

Antoine Robitaille   5 mai 2007  Canada
Gilles Duceppe
Gilles Duceppe
Québec — André Boisclair a laissé tomber les gants. Profondément irrité par les jeux de coulisses des proches du chef du Bloc québécois Gilles Duceppe — dont Le Devoir faisait état hier —, il a décidé de crever l'abcès et de sommer le chef bloquiste de s'occuper de ses affaires. «Je fais mon travail, qui est celui de chef du Parti québécois, en ce moment. Je pense que M. Duceppe doit faire la même chose», a-t-il déclaré hier, lors d'une interview à Radio-Canada, laquelle doit être diffusée en entier demain. Selon lui, en tentant de le déloger, le chef bloquiste fait passer ses intérêts avant ceux du mouvement souverainiste.

M. Boisclair qualifie de «secret de Polichinelle» les efforts déployés par les pro-Duceppe dans ses troupes pour le déloger de la tête du PQ. «Il faut que ce soit su», a-t-il déclaré, soulignant que le chef du Bloc «se couche le soir avec l'habit du chef du Parti québécois». Il s'en prend aux félons dans ses troupes, déplorant leur duplicité en ces termes: il y a «des gens qui, au Parti québécois, ont des doubles agendas, malgré les déclarations publiques qu'ils font». Le chef péquiste pourrait faire référence à nulle autre que Louise Harel qui, dans un communiqué diffusé hier, s'était dite «ulcérée» que Le Devoir lui «prête des intentions». En prenant soin de ne pas réitérer son appui à M. Boisclair, elle écrivait: «je ne participe à aucune tentative concernant l'arrivée de Gilles Duceppe comme chef du Parti québécois». Elle protestait en arguant ceci: «Gilles et moi sommes des amis de longue date capables en toute amitié d'exercer notre libre arbitre». La députée de Crémazie, Lisette Lapointe, a aussi publié un communiqué hier, dans lequel elle réitérait «son appui au chef du Parti québécois» et disait appuyer la décision de l'exécutif national de tenir un congrès en septembre 2008.

Au reste, dans son entretien à Radio-Canada, M. Boisclair se pose en défenseur de l'idée de souveraineté du Québec, dépeignant M. Duceppe comme un partisan du retour à «l'affirmation nationale» de l'époque de Pierre Marc Johnson. Joint par Le Devoir en fin d'après-midi à Montréal hier, le chef péquiste s'est refusé sèchement à tout commentaire supplémentaire.

D'ailleurs, l'absence de M. Boisclair a été remarquée par plus d'un hier, à l'Assemblée nationale, où, à quatre jours de la rentrée parlementaire, le débat sur la cohabitation des trois partis a été vif. À son bureau, on disait ignorer s'il rencontrerait la presse lundi pour faire part de ses attentes à l'égard du discours inaugural.

C'est ce type de rencontre que le chef de l'opposition Mario Dumont a tenu, hier matin. Il a notamment fait savoir qu'il persiste à refuser que les règlements de l'Assemblée nationale soit modifiés pour faciliter la vie au Parti libéral et pour donner plus de place au Parti québécois. En compagnie de son leader Sébastien Proulx, il a réitéré son refus que le Parti québécois obtienne l'argent supplémentaire qu'il a réclamé, soit quelque

972 000 $, pour fonctionner comme second groupe d'opposition. M. Dumont a par ailleurs demandé au gouvernement de prendre acte des résultats des dernières élections et de «reculer» clairement sur certains dossiers, comme ceux du mont Orford et des hausses de tarifs à la Société de l'assurance automobile du Québec. Il a dit que le rapport du juge Bernard Grenier sur l'affaire Option Canada (autour du 15 mai) pourrait s'avérer un des faits les plus marquants de la session parlementaire, «peut-être même plus que le budget et les crédits».

Peu de temps après, le leader libéral, Jean-Marc Fournier, a fustigé le chef adéquiste, le qualifiant d'«insultant et de mesquin». M. Fournier estime qu'il est aisé de comprendre la stratégie de l'ADQ: «Honnêtement, là, le jupon dépasse. Il veut tout faire pour que ça ne fonctionne pas, puis après ça, dire à la fin de la session, le 22 juin: "Ah! Mon bilan, c'est de vous dire que le gouvernement n'a pas été capable de faire fonctionner."» Selon M. Fournier, l'ADQ ne peut pas se borner à dire que c'est «business as usual». Le règlement actuel contraint sept libéraux à siéger aux quatre commissions: «Ça fait 28 députés [...]. J'ai regardé mon nombre de députés, [j'en ai] 48. Or vous devez m'en enlever 19 du conseil des ministres; vous enlevez le président, puis le vice-président, j'arrive à 26», a illustré le leader.

M. Fournier s'est vu forcé de prendre la défense du Parti québécois, affirmant: «Rappelons pour mémoire que le PQ est sept fois plus nombreux que l'ADQ de 2003, qui avait eu à l'époque un accommodement de 115 000 $.» Il ne croit pas que le PQ devrait recevoir un budget aussi considérable que ce qu'il demande, mais il convient que ce deuxième groupe d'opposition a des responsabilités importantes qui justifient un budget à l'avenant. «Avec une équipe comme celle qu'a le Parti québécois, on peut les appeler comme on voudra — deuxième groupe ou quoi que ce soit —, il reste qu'ils ont un whip, puis ils ont besoin d'organisation pour ce nombre de députés là [36], bien plus élevé que les cinq de l'ADQ dans le temps.»

Jeudi, la leader péquiste Diane Lemieux avait dénoncé le blocage systématique de l'ADQ dans les négociations. Hier, elle estimait que Jean-Marc Fournier a une approche «rationnelle», en lien avec «les grandes valeurs de l'institution». Contrairement à ce que prétend l'ADQ, elle soutient qu'il «n'est pas vrai que le règlement actuel fonctionne». À ses dires, le budget que l'ADQ recevait du bureau de l'Assemblée nationale revenait à 97 000 $ par élu. «Nous, on demande de ramener ça à 80 000 $. Ça me semble raisonnable.» M. Lemieux s'est dite confiante que la fin de semaine «ramène tout le monde à de meilleurs sentiments».






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  • Remi Couture
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 05h42
    André Boisclair doit partir!
    « M. Boisclair devrait partir avant de faire trop de dommage au Parti Québécois. Je ne vois pas pourquoi il s'obstine à rester en poste après la débâcle dont il est responsable.
    Un an avant les élections, le gouvernement libéral était si impopulaire qu'une victoire du Parti Québécois était à porter de main. M. Boisclair s'est révélé un mauvais chef de l'opposition, incapable d'imposer son agenda et commettant erreur après erreur. M. Charest avait beau jeu de mentionner son manque de maturité. M. Boisclair a été incapable de gagner la sympathie du public et les résultats de l'élection sont clairs. Je ne vois pas ce qui justifie qu'il reste chef du PQ.
    Je veux bien admettre que le parti change son programme. La monté de l'ADQ rend ce changement nécessaire. Mais pour changer de programme, le PQ a besoin de chef qui fera l'unanimité. Ce n'est certainement pas le cas de M. Boisclair. »

  • Danièle Caron
    Abonnée
    samedi 5 mai 2007 06h33
    Gilles Duceppe le problème ?
    « Danièle Caron, Victoriaville

    Après avoir pourfendu le programme du P.Q. qu'il trouvait pourtant fantastique lors de la course à la chefferie, après avoir accusé les militants de la région de Québec pour les piètres résultats du P.Q. dans cette région, voilà qu'André Boisclair s'en prend à Gilles Duceppe pour expliquer le mécontentement des membres à son égard.

    M. Boiclair devrait savoir qu'il n'est jamais rentable en politique de se poser en victime. Et puis, cela démontre encore une fois que M. Boisclair n'est pas un rassembleur. Franchement, s'en prendre à une personne de la trempe de Gilles Duceppe pour sauver son leadership !

    Vivement un chef qui fera preuve de jugement. La casue souverainiste en a bien besoin. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 5 mai 2007 06h34
    Il a la tête dure M. Boisclair
    « M. Boisclair persiste à demeurer le chef du PQ en dépit des multiples messages où on demande sa démission. On ne veut plus de lui et il devrait en prendre note.

    Il a la tête dure de Monsieur Boisclair et son entrevue à RC démontre que son égo est très fort.

    C'est évident que M. Duceppe ferait un vrai chef et que sa présence au Québec serait appréciée. Il a fait ses preuves et son expérience serait précieuse. Mais il ne faudrait pas que ce sujet faisse oublier de parler de souveraineté. M. Boisclair aurait eu une autre occasion avec la déclaration de M. Pelletier au sujet du poste de lieutenant-gouverneur.
    Que ferait un Québec souverain avec ce poste? Mais non, il ne parle jamais de souveraineté que du bout des lèvres.

    Il faut savoir quitter la table comme disait Josée Legault.

    La population a rejeté Boisclair pour plusieurs raisons dont une qu'on hésite à nommer et vous savez laquelle... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 5 mai 2007 08h28
    WOUPS ! une brassée de linge sale souverainiste en public
    « On peut pas dire que M. Boisclair est cachottier. Il aurait pu houspiller directement M. Duceppe mais il choisit de lui faire des remontrances via la télé, devant toute le population. C'est pas très productif le brassage de linge sale en public bien que le public trouve ça très intéressant mais ce l'est moins pour les Bloquistes et autres souverainistes.

    Un autre petit manque de retenue de M. Boisclair peut-être ?

    M. Boisclair ne devrait pas trop avoir peur de M. Duceppe vu le grand nombre de membres qu'il a recrutés lors de la course à la chefferie du PQ qui devraient continuer à le favoriser. »

  • Jean Léveillée
    Abonné
    samedi 5 mai 2007 10h25
    Duceppe au PQ
    « Boisclair n'a pas livré la marchandise. Il n'est pas un chef crédible et ne réussit pas à entraîner avec lui une partie importance de la population. Il faut donc un changement de chef au PQ. Le parti est peu de choses sans un chef capable et fort.
    Duceppe pourrait être celui qui pourrait amener le Québec vers l'indépendance, c'est une question de survie immédiate et imminente contre ce peuple anglais qui nous nie et nous écrase. On sait maintenant que c'est la seule issue contre une charte constitutionnelle immuable et faite envers et contre le Québec. »

  • Francois Perron
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 12h29
    le parti de Montréal à la défense du PQ
    « Les libéraux alliés avec les Péquistes! On aura tout vu.

    Mr. Dumont leur fait vraiment peur. Le peuple a parlé, les
    péquistes sont dans un tiers parti. Si ils n'ont pas changé
    les reglements lorsqu'ils étaient l'opposition officielle alors que l'ADQ avait récolté 18% des votes, pourquoi l'ADQ
    serait-elle obligé de changer les reglements?

    Tant qu'à la menace de Mme. Lemieux de bloquer les travaux parlementaire. Et bien, ca fait très mature. Retournons en
    élection le plus vite possible, avec Mr. Boisclair. Cela
    dois faire peur à Mr. Dumont. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 12h38
    Le Temps des Bouffons 2!
    « Boisclair jette les gants! Trop drôle!

    Ça pas fait grand bruit car j'ai rien entendu!
    Faut dire que j'ai écouté du Queen toute la soirée, hier, et ce Freddie Mercury en faisait du bruit! Il en avait des couilles, lui! Homosexuel, mais pas du tout loppette!
    Alors les gants de Boisclair... vous savez....

    Peut-être que ceux qui n'en finissent pas d'accuser les militants indépendantistes pour les chicanes du parti vont enfin comprendre qui sont les vrais responsables!

    C'est au grand jour maintenant et même un spectacle qui fait concurence au Cirque du Soleil! Mesdames et messieurs, petits et grands, voici Duceppe et Boisclair!

    Taratata..tzim-boum!

    Trop drôle!

    Et les apparatchicks du PQ qui veulent nous imposer Duceppe comme nouveau bouffon. Franchement.

    Monsieur Hockey Canada!

    Comment ne pas applaudir Dumont dans son habit de présentateur du cirque qui nous fait voir le PQ, Bloc et PLQ sans leurs masques habituels?

    Des coups de bâtons et tartes à la crème! Et encore et encore!

    Le pouvoir, l'argent, et des bouffons! »

  • Guillaume Van Til
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 14h25
    franchement
    « Comment voulez vous que le parti québécois et que le bloc québécois reste solide si ils n'arrête pas de ce chier dessus l'un l'autre. Personnellement, je ne trouve pas ça brian! »

  • Jean-François Morin
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 14h28
    C'est la fin
    « Moi même péquiste, je n'en reviens pas de voir tout ce qui se passe. La souveraineté ne se réalisera jamais avec un parti qui réussi mieux à se faire parler de lui par ses querelles intestines que par les motivations de son programme. Je ne blâme pas seulement André Boisclaire qui vient d'amorcer sa croisade, je parle aussi de tous ces militants qui ont la gachette trop rapide envers leurs chefs. À partir de maintenant, le PQ restera au mieux un tiers parti sans grands moyens. Je ne crois plus en cette traditionnelle allience entre la gauche revendicatrice et l'indépendantisme. Les deux se tirent dans le pied. L'ADQ, malgré les faibles probabilités de réaliser son projet autonomiste qui reste à définir, a encore plus de chance de réussir quelque chose que le PQ. Les PQ arrive à la fin de sa grande épopée. »

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 18h53
    Le raisonnement du chef
    « J'essaie de comprendre pourquoi Boisclair est allé se vendre à Radio-Canada. C'est l'abattoir ! Combien de fois devra-t-on répéter que Radio-Canada se lèche les babines de ce genre d'aveu... c'est comme si Jérémy racontait une expérience incestueuse à TVA. De la bouse de journalistes; ils en raffolent!

    Si la communication était si bonne entre les deux chefs, sûrement que ce différent aurait pu être réglé par un coup de téléphone. Moi j'y comprend rien. Mais je sais que les journalistes parlent davantage d'un Duceppe au PQ qu'aucun militant d'un parti souverainiste en serait capable. Parfois je me demande vraiment à quel point la nouvelle se fabrique.

    Jadis, on se faisait casser les oreilles d'un Duceppe au PQ. Duceppe a dû convoquer une conférence de presse pour dire qu'il n'irait pas. Vraiment! Il l'a dit. Vous pouvez arrêter d'attiser des braises, gratter le bobbo, tenter le diable!

    C'est un peu comme le retour mythique de Landry. Souvenez-vous, ça ne fait pas si longtemps.

    Ça a commencé lorsque les éditoriaux étaient tapissés de cette mutinerie possible, Landry, chef du parti devait partir. Il était trop vieux.

    Çä a déstabillisé sa confiance et 76% ne lui suffisait pas, il est parti.

    Depuis, on revient là-dessus: il SERAIT tenté. Eh oui.

    Parfois je me dis qu'on s'ennuie tellement qu'on s'invente des histoires. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 19h31
    Boisclair vient de signer son arret de mort
    « En s'attaquant sauvagement à Gilles Duceppe, le souverainiste le plus en vue au Québec, Boisclair a montré une fois de plus qu'il n'avait aucun jugement.
    Les carottes sont cuites pour le dandy. Qu'on s'en débarasse au PS »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    samedi 5 mai 2007 20h51
    Comprendre le folklore péquiste c'est faire oeuvre d'anthropologie, s'en attrister
    « J'ai toujours été péquiste. Je suis péquiste comme d'autres sont pygmés et d'autres encore proviennent de l'île de Biskra, patrie de Béla Bartok. Dans un sens certain, je suis Lavallois de naissance : c'est à dire membre de l'archipel d'Hochelaga. Nous sommes au PQ dont les festivités du carnaval durent environ un mois tout comme autour de l'île de Ténérife et prennent fin avec brio avec l'enterrement de la sardine. Durant cette cérémonie, une énorme sardine composée de papier, carton et chiffon est promenée dans la ville, escortée par des veuves ou femmes enceintes éplorées qui hurlent leur chagrin entourées de membres du clergé ... en fait une bande de joyeux drilles travestis, tout de noir vêtus, bas résille et guêpière sont de rigueur pour ces veuves joyeuses ! Cette ultime fête dure des heures, durant lesquelles la pauvre sardine est soumise à rude épreuve, avant d'être brûlée - enfin ce qu'il en reste - sur la place publique au milieu d'un grand feu d'artifice.

    Pierre Castonguay »

  • l poisson
    Inscrite
    dimanche 6 mai 2007 05h31
    Boisclair et Dion: même combat
    « M. Boisclair déclare au Devoir:
    «Je fais mon travail, qui est celui de chef du Parti québécois, en ce moment. Je pense que M. Duceppe doit faire la même chose».
    Est-ce à dire que la direction bicéphale de Québec Solidaire fait des petits au PQ ?

    Si M. Boisclair fait son travail de chef du PQ, Le Devoir m'informe néanmoins:
    "D'ailleurs, l'absence de M. Boisclair a été remarquée par plus d'un hier, à l'Assemblée nationale, où, à quatre jours de la rentrée parlementaire, le débat sur la cohabitation des trois partis a été vif. À son bureau, on disait ignorer s'il rencontrerait la presse lundi pour faire part de ses attentes à l'égard du discours inaugural. "

    Comme jadis dans ce jeu questionnaire de TVA, M. Boisclair utilise son mirroir pour dévier les feux des projecteurs vers M. Duceppe.
    La beauté de la joute oratoire promise par lui-même à l'Assemblée nationale risque de se transformer en carnaval du coup de gueule dans sa propre meute..
    Pôvre M. Charest, comme il doit être déçu pour son adversaire favori qui risque de faire ombrage à son discours inaugural.
    Sans parler de son budget dont M. Dumont doit déjà mesurer les "marges de manoeuvre"...
    Heureusement pour lui, M. Boisclair a vécu de l'intérieur quelques crises péquistes et il sait qu'il devra nager sans bouée de sauvetage jusqu'à la fin toute prochaine de la session mais qu'aucun Brutus dans son caucus ne voudra être le premier à le poignarder.
    Mais la coexistence de deux gouvernements minoritaires à Ottawa et à Québec constitue une nouvelle donne, sans parler des élections ontariennes de cet automne.
    A court terme c'est encore M. Harper qui semble être en meilleure posture pour tirer les marrons de ce feu de camp assymétrique.
    Parvenu à la chefferie grâce à la vente 40,000 cartes à 5 $ dans un vote téléphonique; M. Boisclair devra d'abord se demander s'il accepterait une démotion en cas de vote de non-confiance devant ses instances statutaires. Les 76% d'approbation que M. Landry jugeait insuffisant suffiraient-ils à M. Boisclair ?
    A moins qu'un "Renérendum" postal à la sauce Boisclair ne suffise à calmer temporairement les esprits ou à tout le moins à obliger beaucoup de grenouillage chez les advesaires non-déclarés.

    Bref, Boisclair et Dion même combat" Bienvenu aux pré-arrangements »

  • Gilles Dussault
    Abonné
    dimanche 6 mai 2007 09h22
    La nation en douleur
    « L'Adq a emporté une partie des votes du PQ (entre autre) et occupe triomphalement le terrain de «l'affirmation nationale», le partie libérale se fait élire par les conservateurs et les souverainistes se retrouvent entre purs et durs et pas si nombreux qu'ils le croyaient. Il y a de quoi en perdre son latin, son anglais, son français et autres cultures...
    La nation est écartellée...Une nation ne peut se définir que par des consensus des compromis et aussi par une vision, un rêve qui amène ces concensus et ces compromis. Présentement c'est le cauchemar.
    Il y a maintenant une certaine dispersion des nationalistes et souverainistes dans plusieurs parties politiques et il est clair que la question nationale exige une autre démarche. Il nous faudra des politiciens qui sachent inventer cette autre démarche et ouvrir des voies qui ne soient pas que «politique» mais aussi culturelles, sociales, économiques ...
    Le vote nationaliste peut servir la négociation pour le renforcement de l'autonomie du Québec, mais ce vote n'est pas un vote indépendantiste. La nouvelle carte politique du Québec permettra peut-être d'éclaisir l'horizon. »

  • Ing Vibol
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 12h36
    Appel à la concertation
    « Il est évident que M. Boisclair, par son jeune âge, a encore une longue carrière politique devant lui. Comment procédera-t-il pour rendre ce long travail fructueux pour l'avenir du Québec est une réflexion qui lui revient, une réflexion qui somme toutes ses aptitudes personnelles, sa volonté et son courage de devenir un meilleur leader et un meilleur homme aussi, capable non seulement de rallier les partisans de la cause souverainiste, mais surtout l'adhésion de tous les Québécois? La politique ne s'exerce pas dans le court terme, c'est tout le contraire: il faut avant tout être visionnaire, mais sincère des rêves qu'on envisage pour la collectivité, qu'on passe par dessus absolument tous ses intérêts personnels, qu'on inspire à tous et chacun le grand rêve qui nous anime pour le bonheur collectif, non seulement au présent, mais pour le présent de nos enfants et des générations à venir. La politique n'est pas un espace qui sert à produire et à montrer les qualités et les aptitudes personnelles, elle exige l'effacement de ses intérêts particuliers afin d'endosser entièrement ceux de la collectivité. Fin de la parenthèse.

    Il est difficile de comprendre les décisions de M. Boisclair sans connaître en détail les différends et les problématiques au sein du parti québécois. Le mécontentement à son endroit, déjà antérieur à la dernière élection provinciale, est un mal contagieux, surtout dans une situation d'échec et de remise en question. Il est impérieux que la présente crise trouve un juste dénouement, non pas pour le parti, mais pour le peuple et sa juste représentation politique. L'avenir du parti québécois et du bloc québécois est secondaire à la souveraineté du Québec;
    et plus encore, il est subordonné à l'épanouissement et à l'accomplissement du Québec, sur tous les plans, international, économique, national et régional. Le Québec a un besoin urgent de revitaliser le développement de ses régions, surtout dans un contexte de globalisation des marchés et de grande mobilité du capital, des citoyens, de l'information. Non seulement devons-nous en appeler à un Québec plus vert, mais aussi voulons-nous mieux retrouver un lien de proximité avec la nature et la campagne. Il suffit de favoriser habilement l'essor régional au moyen de mesures incitatives, telles qui prévalent pour les médecins nouvellement diplômés, à l'ensemble des agents économiques et sociaux.

    Quand un parti est en discorde, on a l'habitude de rechercher les fautes et les erreurs dans ce qui nous apparaît manifeste et immédiat; au contraire, de nombreux symptômes pathologiques cachent des causes beaucoup plus profondes et beaucoup plus sérieuses, lesquelles requièrent une solution concertée et réfléchie. Quand on a les deux yeux et le nez collé sur les développements politiques au jour le jour, on oublie aisément ce pourquoi on est en train de se mobiliser, ce pourquoi tout l'effort et le sacrifice sont exigés. Il faut prendre le temps qu'il faut pour une juste réflexion. Les présentes conditions médiatiques et la proximité encore fraîche des échecs électoraux ne sont pas idéales pour ce genre d'exercice; il ne faut pas tarder la réflexion, mais il faut seulement se permettre une juste prise conscience, pour que la réalité entière nous soit sensible et lucide.

    Je ne pense donc pas que la présente crise au sein du mouvement souverainiste soit si désastreuse que l'opinion générale et médiatique voudrait nous laisser croire. La sortie récente de M. Boisclair est certainement déconcertante, mais elle ne peut qu'en accélérer la résolution. Bien que je pense sincèrement que M. Boisclair est compétent dans l'exercice de ses fonctions, je requiers néanmoins de lui qu'il rétablisse l'unité et l'assentiment de tous, non seulement d'une majorité. S'il doit néanmoins quitter ses fonctions dans les semaines qui suivent, notamment si cela faisait suite à un vote unanime du parti, ses talents et ses aptitudes sont cependant toujours précieux au déroulement historique du Québec d'aujourd'hui. Il est encore jeune et peut-être a-t-il encore à apprendre, il est un humain qui peut maturer et devenir encore meilleur, pour de nouveau assumer un rôle d'importance, avec de meilleures compétences.

    M. Duceppe, et la crédibilité et la confiance qu'on lui accorde, est un homme important et crucial au mouvement souverainiste, a conséquemment une responsabilité morale importante vis à vis des Québécois. Je suis déjà persuadé qu'il ne prendra aucune décision à la légère, de sorte que s'il quitte définitivement le Bloc pour le parti québécois, c'est parce que son équipe et lui-même jugent que cette décision est la meilleure qui soit pour l'avenir du Québec.

    J'appelle simplement à la concertation, non pas au sein du parti, mais au sein du mouvement. Je veux que nos députés, présents leaders et anciens généraux, Mesdames Harel et Marois, ainsi que Messieurs Johnson, Parizeau, Bouchard, Landry, Duceppe et Boisclair trouvent ensemble une voie harmonieuse et sure pour l'épanouissement de la société québécoise, en tant que collectivité et en tant que nation dans le monde. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    dimanche 6 mai 2007 17h23
    Faisons un peu d'histoire
    « Faisons un peu d'histoire! C'est pas d'hier que les responsables du Bloc à Ottawa interviennent dans les affaires du PQ quand celui-ci a un problème avec son chef. On lit cela dans la fameuse biographie de Jacques Parizeau signée par Pierre Duchesnes où il relate ce fait bien connu mais utile de se rappeler. Nous sommes à la fin de la campagne référendaire de 1995 alors que les sondages indiquent que le Oui ne passera pas. D'Ottawa vient la démarche suivante: celle de proposer de mettre Lucîen Bouchard au côté de Parizeau et lui offrir de devenir le négociateur du partenariat. Parizeau résiste, mais finalement accepte cette alliance qui, en très grande partie, permettra de faire bouger le vote dans le sens que l'on sait. Parizeau amère, racontera plus tard que si le Oui l'avait remporté, il aurait seul lancé son grand jeu ne faisant un déclaration de souveraineté . Mais c'est là une autre affaire. CP »

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    lundi 7 mai 2007 11h26
    Sortir d'un vieux paradigme
    « La chicane Boisclair-Duceppe montre à l'évidence que ; 1) le choix d'André Boisclair comme chef du PQ était une grave erreur de jugement ; 2) que ce parti est présentement dans une impasse de laquelle il ne semble même pas vouloir sortir ; 3) que, plus que déchirés entre eux par les résultats des dernières élections entre nouveaux nationalistes et anciens souverainistes, les indépendentistes qui restent s'amusent encore à s'entre-déchirer. D'autre part, on appelle au grand rassemblement, à la concorde, à l'harmonie... Mais où donc est-il écrit que c'est le PQ et absolument le PQ qui doit nous conduire à la souveraineté ?

    Jean TURGEON »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    lundi 7 mai 2007 11h33
    requiem
    « Il faudrait peut-être prendre un peu de graine de feu mon ami réccemment décédé Jean-Marie Cossette pour régler une fois pour toutes ces querelles sans fin, illusoires, et mortelles pour l'avenir du pays (toujouts) à venir. »

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