samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Baird ménage les grands émetteurs

Louis-Gilles Francoeur   27 avril 2007  Canada
Le plan de lutte contre le réchauffement du climat, divulgué hier par le gouvernement conservateur à Toronto, n'exige des grands émetteurs industriels qu'une réduction de 60 mégatonnes (millions de tonnes, ou Mt) d'ici 2020, soit seulement 33 % de plus que les 45 Mt ciblées par le plan Dion-Martin en 2005, un plan qui atteignait cependant son objectif dans les délais de réduction 2008-12 prévus au protocole de Kyoto.

Les futures exigences fédérales à l'endroit des grands émetteurs ne leur imposent toutefois aucun plafond d'émissions mais des objectifs de réduction en intensité. Cela signifie qu'Ottawa exigera des industriels qu'ils produisent les mêmes biens et les mêmes services en utilisant un peu moins de combustibles fossiles chaque année. Mais comme les industriels demeureront libres d'accroître leur production, ils pourront obtenir des crédits pour les dépassements de leurs objectifs en intensité même s'ils accroissent, en chiffres absolus, leurs contribution au réchauffement du climat.

Cette stratégie explique sans doute pourquoi le gouvernement canadien permettra aux grands émetteurs d'aller chercher des crédits dans les pays en développement mais pas sur le marché international qui régit les échanges entre les partenaires réglementés de Kyoto, comme le marché européen. En effet, les crédits que pourront obtenir les entreprises qui dépasseront leurs objectifs en intensité auront vraisemblablement valeur de monnaie de singe sur le marché international régi par les règles de Kyoto. Ces crédits pourraient toutefois avoir une certaine valeur, mais nettement moindre, sur le marché nord-américain des échanges volontaires, à moins que les États-Unis imitent le système canadien un jour.

Les 90 autres mégatonnes qui permettront au gouvernement Harper d'atteindre son objectif de 150 Mt d'ici 2020 reposent sur plusieurs mesures déjà connues et quelques nouvelles. L'ensemble des mesures à la base de cette réduction de 90 Mt coûtera neuf milliards de dollars au public canadien. En comparaison, le plan Dion-Martin réduisait les émissions canadiennes de 270 Mt avec un montant de dix milliards de dollars tout en respectant les échéances du protocole de Kyoto, un objectif que le plan conservateur rate de plus de dix ans.

Le mot «Kyoto» n'apparaissait d'ailleurs pas une seule fois dans les 28 pages des communiqués divulgués hier par le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, le tout dans un scénario de contrôle de l'information digne de la présentation d'un budget. Le ministre Baird avait dispersé les écologistes et les milieux d'affaires à deux autres endroits de la Ville-reine, les isolant par la distance et par la congestion routière de la fin d'après-midi.

Les autres propositions

- Outre les 60 Mt que le gouvernement Harper entend obtenir des grands émetteurs d'ici 13 ans, le plan fédéral escompte 40 autres mégatonnes d'ici 2020 grâce à la mise en place de normes applicables à compter de 2011 au parc automobile canadien. Ces normes vont avoir un effet marginal tant que le parc n'aura pas été remplacé en grande partie, soit d'ici 12 à 15 ans. Le gouvernement entend aussi cibler une vingtaine de produits consommateurs d'énergie qui ne sont pas encore réglementés, comme les laveuses et les chaudières commerciales, les fournaises à gaz, etc., une autre mesure dont les effets bénéfiques ne se feront sentir qu'à long terme. Le gouvernement prend aussi «un engagement à l'égard du contenu renouvelable dans l'essence, le carburant diesel et le mazout de chauffage [sic]», ce qui signifie en français qu'on utilisera sans doute plus d'éthanol et de biodiesel, ce que prévoyait le dernier budget.

- Les normes de réduction des émissions de GES en intensité, que le gouvernement n'a pas non plus divulguées hier, seront «suffisamment ambitieuses pour nous permettre d'atteindre des réductions absolues de GES au plus tôt en 2010», promet le communiqué gouvernemental. Mais on y précise de façon sibylline «que les émissions liées à des procédés fixes ne seront pas assujetties à ces cibles car il n'existe pas encore de technologie de remplacement». Les bénéficiaires de cette exemption ne sont pas nommés.

- Ottawa espère obtenir une autre tranche de 10 Mt dans les secteurs de l'énergie et des transports quelque part d'ici 2020 par différents programmes comme ÉcoÉnergie, abolis et recréés sous d'autres noms avec des modifications, ainsi que le nouveau programme de redevances-remises, lui aussi annoncé dans le budget.

- Enfin, le plan Baird-Harper prévoit obtenir 40 autres mégatonnes des mesures qu'il financera conjointement avec les provinces et les entreprises qui ne sont pas ciblées par des réductions réglementaires. Les crédits «compensatoires» que généreront ces entreprises pourront être vendus sur le marché canadien aux entreprises réglementées.

- Le plan fédéral annonce que des mesures seront prises entre 2012 et 2115 pour améliorer la qualité de l'air par des réductions en chiffres absolus qui pourraient atteindre 55 % par rapport à 2006 dans le cas des contaminants atmosphériques divulgués avant hier. On annonce aussi qu'il y aura des plafonds d'émissions pour certains métaux lourds comme le mercure. Mais ces intentions ne se matérialiseront pas demain, car ces normes et les échéanciers devront être négociés avec les provinces et les industries. Et, là aussi, le gouvernement Harper s'aligne sur les États-Unis dans le cadre d'un éventuel «Pacte de l'auto propre», ce qui annonce des normes moins sévères que celles de l'Europe et de l'Asie, surtout pour les émissions de GES.

Vertes réactions

Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a vertement réagi hier au plan Baird. «Aujourd'hui est un jour triste parce que le Canada abandonne Kyoto» en déposant un plan qui n'en respecte ni les règles ni les échéances. Ce plan, a ajouté le chef libéral, ne protège pas l'économie canadienne, comme le prétend le gouvernement conservateur, parce qu'une économie dynamique exige aujourd'hui de maîtriser au maximum l'efficacité énergétique et de moderniser le parc industriel national dans une logique d'équilibre entre les impératifs environnementaux et économiques. Les cibles en intensité proposées par le ministre Baird, a ajouté M. Dion, constituent un statu quo camouflé. Entre 1990 et 2004, le Canada a amélioré son efficacité énergétique de 47 %. Dans ce contexte, l'amélioration de 25 % que propose le plan Baird entre 2006 et 2015 ne fait que du surplace.

De son côté, le chef des néo-démocrates, Jack Layton, a déclaré que le plan Baird laissera les émissions canadiennes augmenter, «ce qui n'est pas acceptable pour la majorité des Canadiens», contrairement au projet de loi devant les Communes que l'opposition a sensiblement renforcé. «Je demande à M. Baird qu'il soumette ses propositions à un vote du Parlement. C'est là que la décision finale doit être prise pour résoudre la crise du climat.»

Quant au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, il n'a pas rappelé Le Devoir avant l'heure de tombée hier soir.

Pour la nouvelle ministre québécoise du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, le plan fédéral constitue une «grande déception parce qu'il ne respecte pas l'échéancier de Kyoto et ne contient que des cibles en intensité et non en chiffres absolus».

«Ce cadre, a expliqué la ministre Beauchamp, est décevant parce qu'il ne permet pas au Canada d'honorer ses engagements et prive les entreprises québécoises d'un accès au marché international», où les crédits en intensité ne constituent pas une véritable monnaie d'échange. Après 2012, a-t-elle dit, même l'accès de nos entreprises au Mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto pourrait être refusé à nos entreprises si le Canada continue de se mettre en marge du processus.

La ministre Beauchamp se réjouit cependant de constater qu'Ottawa reconnaît les «actions précoces», soit les réductions amorcées depuis 1992 par les entreprises les plus innovatrices. Mme Beauchamp constate aussi que la création d'un marché d'échanges de crédits, même limité à l'échelle canadienne, ouvre enfin la porte aux activités de la Bourse de Montréal sur le marché du carbone. Elle espère enfin que la définition des crédits compensatoires, qui pourront être générés par les entreprises non ciblées par des réductions obligatoires, s'appliquera, par exemple, à l'industrie éolienne québécoise en plein essor.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Rodrigo Alfaro
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 00h24
    Le Marathon
    « La condition de notre planète est le résultat des décades de contamination environnementale due à notre propre irresponsabilité comme consommateurs.
    Ce n'est pas en claquant les doigts que l'atmosphère sera nettoyée, et les eaux deviendront propres, ni en déchirant nos chemises sur la place publique à cause des chiffres et des statistiques qui nous dissent absolument rien, il va nous falloir beaucoup plus de temps que ça et il va falloir des actions concrètes pour y arriver.
    La réduction de GES c'est comme un marathon qu'on doit courir, ce n'est pas le début de la course qu'importe, c'est d'arriver à terme.
    L'endurance et la constance sont les meilleur alliers du marathonien, il avance presque en marchant, très lentement aux yeux des sprinteurs, mais il est assuré d'arriver à la fin de la course.
    Les sprinteurs de 100 mètres ne ferons jamais un marathon, mais le marathonien, lui va faire les 100 mètres, bien sur que ça va lui prendre plus de temps, mais il va les faire.
    Félicitations M. Harper pour ce premier pas dans le marathon de réduction des GES, n'oubliez pas, soyez constant et gardez votre endurance, car la route sera longue.

    Rod »

  • Daniel Fortin
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 06h52
    Le PDG de Imperial Esso comme premier ministre, s.v.p.
    « Oui, arrêtons de jouer aux hypocrites et offrons donc directement les postes de gouvernance à ceux qui en profitent. Le PDG de Esso comme premier ministre, celui de Shell comme ministre des ressources, et puis abolissons simplement le ministère de l'environnement.

    Marre, mais vraiment marre de faire rire du peuple par les gouvernements, particulièrement celui de M. Harper, arrogant et manipulateur. Et voilà notre avenir collectif qui nous chie dans les mains, scrappé, bousillé, encore pour des desseins à courts termes, pour ne pas nuire aux affaires des copains qui vendent du gaz.

    Et mes affaires à moi, qui s'en occupe ? Qui s'occupe du territoire de mes enfants, autrement que pour le vider de ses ressources ? Qui s'occupe des habitants de la Côte Nord, qui voient les berges s'éroder de 5 à 10 pieds par année, à cause des CHANGEMENTS CLIMATIQUES ? Qui s'occupe de nous ? QUI ?

    Le gouvernement Harper ne nous ressemble pas, ne travaille pas pour nous, n'assure pas notre avenir. On devrait être assez informé et exigeant aujourd'hui pour sortir de cette vieille politicaillerie d'intérêts particuliers et choisir des gens qui nous ressemblent et qui travaillent pour nous vraiment.


    Daniel Fortin

    Citoyen Vert
    Chicoutimi

    daniel_fortin123@sympatico.ca »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 27 avril 2007 07h56
    LA HONTE DANS LE MONDE
    « Notre ministre provinciale Beauchamp confirme que le Canada d'honorera pas ses engagements du protocole de Kyoto.

    Donc, le Canada se déshonore. Est-ce que tous les Québécois devraient avoir honte aussi ou seulement ceux qui ont voté CONSERVATEUR la dernière fois et LIBÉRAL avant vu que ces derniers n'ont guère fait mieux pour protéger notre environnement contre les grosses pétrolières américaines de l'ouest canadien ? »

  • François Talbot
    Abonné
    vendredi 27 avril 2007 08h09
    Ramenez-nous Rona Ambrose
    « Au moins elle était drôle et ridicule. Le tandem Harper-Baird est navrant. D'un autre côté ils nous donne une raison terre-à-terre de faire l'indépendance du Québec. »

  • François Lafontaine
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 08h26
    Il ne faut pas exagérer avec la démonisation
    « M. Francoeur prête des intentions au ministre Baird lorsqu'il fait référence à un "un scénario de contrôle de l'information". Le ministre Baird aurait, selon le journaliste, délibérément "dispersé les écologistes et les milieux d'affaires à deux autres endroits de la Ville-reine, les isolant par la distance et par la congestion routière de la fin d'après-midi."
    Premièrement, le ministre n'est pas responsable de la situation présente. Le choix que font les Canadiens de prendre leurs automobiles chaque matin est la source du problème actuel.
    Deuxièmement, même s'il y avait eu manipulation de l'information de la part du ministre, ces observations seraient de toute façon au-delà de la nouvelle, et le traitement de ce détail appartiendrait plus à la théorie du complot qu'au journalisme professionnel. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 27 avril 2007 08h57
    On a les politiciens qu'on mérite...
    « Dire que le Québec est en partie responsable de l'accession des conservateurs au pouvoir... Et oui, le vieux fond conservateur beauceron et ville-québécois se targue de sa droiture... par le fait même, encourage la pire escroquerie de la triste histoire du mensonge institutionnel «canadian»; la mise en pâture du protocole de Kyoto, et de tout espoir de redressement de la situation environnementale. Pendant ce temps, les acériculteurs de notre coin de pays (la Petite-Nation) essaient encore de comprendre les subtilités d'un climat qui, quotidiennement, fausse la donne et trahit les efforts de toute une industrie. On bouille encore, ça oui; mais on est à même de constater comment le réchauffement climatique influence la ressource. Les plus jeunes, dont je suis, savent très bien que l'acériculture au sud du Québec est condamnée.

    Mais ce qui est plus enrageant, c'est l'incurie de ce gouvernement qui obéit à son seul mandat, assurer la prospérité économique de l'industrie pétrolière; même au prix du sacrifice des générations futures.

    Ces mots sonnent creux. Car ils sont vides. Car dans le cynisme que cette classe politicienne entretient, on a tué l'espoir. L'espoir d'un collectif qui se tient, l'espoir d'un collectif qui agit, l'espoir d'un collectif qui s'insurge et botte le derrière de ces cowboys albertains jusqu'au bout de la route de Fort Mc Murray, là où Syncrude règne en roi et maître, là où l'Athabasca pleure et meurt des dérives de ce développement sauvage. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 09h13
    Sommes nous foutus?
    « Esso Impérial est déjà en place avec le porte-parole des pétrolières et des pollueurs albertains, un certain Stephen. Pour survivre, nous devrons prendre le sort de notre planète en mains. Si seuls les politiciens ont leur mot à dire, au nom des financiers qu'ils représentent vraiment, si seul le Québec et les Québécois agissent, ça servira à quoi? Tant qu'il y a les Étatsuniens et les Chinois qui chauffent à charbon et qui vont pomper les Grands-Lacs dès que leurs industries polluantes perdront des sous ou même en gagneront moins... Peu importe si la pollution est ou n'est pas causée par des décennies, voire des siècles de contamination coupable ou inconsciente, ce qui est fait est fait. Le coupable, maintenant, c'est le gouvernement autant que le citoyen qui refuse d,agir pour le bien de toute vie terrestre... »

  • Pascal Beauregard
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 09h33
    Le plan vert des conservateurs équivaut à 100 000 fois les commandites
    « Monsieur Baird et toute sa troupe devrait être mis dehors pour leur plan vert. Rappelez-vous qu'on a sorti les libéraux pour une fraude de quelques dizaines de millions.

    Les conservateurs sont en train de jouer avec notre avenir et celles de nos enfants au profit des grands pollueurs. Ce n'est pas une fraude de quelques dizaines de millions, c'est une fraude d'une valeur inestimable.

    Alors qu'est-ce qu'on attend pour sortir dans la rue et protester. Qu'est-ce qu'on attend pour dénoncer ce crime. On s'offusque sur toutes les tribunes sur les accomodements raisonnables, on s'est insurgé sur les commandites et on bouge pas le petit doigt pour l'avenir de nos enfants!!!

    Ce gouvernement est dangereux, il est manipulateur et n'écoute pas la population. Qu'est-ce qu'on attend pour prendre nos responsabilités! On se doit d'agir, on se doit de freiner cette pathétique course vers le mur. Les médias ne cessent de nous bombarder de reportages qui prouvent que nous courrons à notre perte. Qu'est-ce que ça va prendre pour qu'on sorte de notre torpeur?

    Ce soir avant d'aller au lit demandez-vous ce que vous avez fait aujourd'hui pour l'avenir de vos enfants. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 27 avril 2007 11h44
    Le pouvoir en Alberta
    « Le pouvoir est en Alberta et il se paie notre gueule à Ottawa. Amen!
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Benoit Duguay
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 12h24
    Kyoto et la consommation
    « Depuis quelques semaines, nous avons droit aux professions de foi de citoyens, de politiciens et de journalistes, envers le dogme qu'est devenu le protocole de Kyoto. La main sur le coeur, chacun vient proclamer son soutien indéfectible aux normes de cet accord. Il a beaucoup de tartuferie dans tout ça.
    Si vous voulez lire la suite de cette chronique, je vous invite à visiter mon blog (27 avril 2007) : http://benoit-consommation.blogspot.com/ »

  • Conseil BPM Inc Mainguy André
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 14h25
    Le Québec ignoré, malgré ses efforts
    « Même si le Québec démontre un bilan plutôt intéressant en matière de lutte contre la pollution et son respect pour le Protocole de Kyoto, pas question que le Québec tire quelqu'avantage que se soit, de ses efforts. A Gatineau, l'électricité sans GES d'Hydro-Québec coûte 7,17¢/kWh, alors qu'à Ottawa, le fédéral paie 10,34¢/kWh produit à partir de la combustion du charbon. On reproche au Québec de vivre de la péréquation des autres, mais on agit en matière économique, comme si le Québec était un autre État, un autre pays. »

  • Conseil BPM Inc Mainguy André
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 14h30
    Le Québec ignoré en matière d'Environnement
    « A Gatineau, le Canada pourrait obtenir une électricité sans GES, à un coût moyen de 7,17¢/kWh, alors qu'à Ottawa, on alimente les édifices fédéraux à partir de l'électricité des centrales au charbon de l'Ontario, à un coût moyen de 10,34¢/kWh. Pourtant, on se plaint de faire vivre le Québec par le biais de la péréquation. Cherchez l'erreur !

    André Mainguy
    anmainguy@videotron.ca »

  • Roland Girard
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 16h56
    Transport par fardiers
    « Le plan du gouvernement fédéral passe presque sous silence le transport par fardiers...! Pourtant cette industrie émet beaucoup plus de GES que les automobiles; ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire quelque chose de ce côté, mais les dizaines de milliers de fardiers, sinon les centaines de milliers,qui parcourent les routes de l'Amérique du Nord en émettent beaucoup qui serait plus facile à diminuer en cessant d'utiliser les fardiers a plutot que les trains ou les navires.
    Les industries et les commerces seraient capable, pas du jour au lendemain, de diminuer ces émissions en ayant des entrepots à certains endroits,pour ne pas exiger les livraisons au jour le jour.

    Ex.: La population n'est pas obligé de manger des fruits et des légumes frais à l'année longue.

    Le gouvernement devrait établir des normes sévères à atteidre dans un temps raisonnable. Augmenter le prix du carburant ne changera rien, car ils vont mettre ces coûts dans les prix...

    Roland G. (roland.g@videotron.ca) »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 17h57
    Vive le réchauffement !
    « C'est difficile de satisfaire tout le monde, surtout quand on considère que "l'intérêt public" est une notion dont les multiples préférences individuelles et de nos nombreuses "coalitions" ne peuvent satisfaire personne. Il est heureux que le gouvernement, ou le "nouveau gouvernement" à Ottawa, n'ait pas succombé au délire kyotiste, bien qu'il se soit officiellement converti, dixit le ministre Maxime Bernier, à "l'esprit de Kyoto".

    Or, même en... esprit, c'est déjà coûteux et à proprement parler inutile. Il n'y a personne parmi les critiques de cette entreprise de contrôle illusoire du climat et au gouvernement qui est prêt à assumer les erreurs de ses politiques ou propositions. C'est en soi la principale différence entre l'entreprise privée et le gouvernement: l'une peut faire faillite, l'autre est irresponsable puisque les seuls à payer sont les payeurs de taxes et les politiciens s'en tirent facilement. Heureusement que les principaux irresponsables ne sont pas de ce gouvernement minoritaire.

    Mais pourquoi un plan qui s'adresse au contrôle des gaz à effet de serre et non pas strictement à la pollution? Le CO2 serait 21 fois moins gaz à effet de serre que nos pets... qui dégagent du méthane! Il a aussi été démontré que la croissance du CO2 succède, et ne précède pas, le réchauffement climatique. Pourquoi se fier à des gens aussi peu scientifiques que Stéphane Dion et Line Beauchamp? Le principal gaz à effet de serre, dans un sens symbolique, est celui qui est dégagé par la parole des manipulateurs politiciens et activistes. Par exemple, pourquoi investir tant dans l'éthanol alors qu'il est démontré que c'est non économique (incluant le non-écologique, pour faire plaisir à Languirand...)? Ce volet faisait pourtant partie du plan vert du ministre Béchard.

    Je lisais dans le National Post du 21 avril cette entrevue avec le Prof Richard Lindsen du MIT, pour qui le réchauffement actuel n'est pas dû principalement à la présence humaine. Il y aurait, dit-il, une chance 50-50 que le climat se refroidisse dans une vingtaine d'années. La planète a connu neuf refroidissements majeurs depuis 11 000 ans, soit depuis la dernière grande glaciation. Un refroidissement similaire au Petit âge glaciaire du 17è siècle serait beaucoup plus catastrophique qu'un réchauffement de quelques degrés qui va bénéficier au Canada. Lindsen n'est pas le seul à faire ses mises en garde.

    Je suis d'accord avec les critiques du ministre Baird que ce rapport est un exercice politique. J'aurais préféré qu'il n'y ait pas de tel rapport, que l'on dise franchement que le Canada en a marre de la mare de Kyoto. J'aurais préféré un gouvernement conservateur qui dise franchement pourquoi Kyoto est un exercice de contrôle planétaire, sans fondements scientifiques, dont les pays comme le Canada sont appelés à faire les frais. Que c'est du gaspillage, puisque même en atteigant les objectifs de Kyoto nous n'aurions qu'un impact insignifiant sur le climat ! Imaginez si tous ces milliards de $ étaient mis dans la recherche; par exemple, un problème majeur est qu'il n'y a pas de moyen réellement économique d'emmagasiner l'énergie électrique, entre autres celle de nos nombreux projets de moulins à vent sans compter celle des barrages.

    Yvon Dionne
    St-Damase (Ashford)
    Québékistan
    http://www.yvondionne.org/ »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    vendredi 27 avril 2007 17h58
    Vertes réactions?
    « Par vertes réactions, faut-ils entendre des réactions qui ressemblent à des bouses de vaches.

    Yvon Dionne »

  • Hains Sébastien
    Abonné
    vendredi 27 avril 2007 20h55
    Opération de relation publique
    « Il était évident que le plan supposément vert des conservateurs n'est qu'une vaste opération de relation publique visant à donner l'impression qu'ils vont s'occuper des responsabilités du Canada en matière de changements climatiques. Mais au fond, ils marchent main la main avec l'industrie pétrolière et ont aucune volonté de nuire au développement de cette dernière.

    Continuez, Messsieurs Baird, Harper, et compagnie. Plus vous vous commettez en matière lutte aux changements climatiques, plus votre hypocrisie saute aux yeux. »

  • Luc Falardeau
    Abonné
    vendredi 27 avril 2007 23h25
    Monsieur Harper est un stratège redoutable
    « Bravo monsieur Harper pour votre façon d'éviter les votes de confiance en chambre des communes sur lesquels vous seriez renversés !

    Bravo pour votre procrastination à soumettre au vote le projet de loi sur la qualité de l'air amendé par les partis d'opposition suite à plusieurs semaines de travail en commission ! Selon vos plans, il sera certainement jeté aux ordures aux prochaines élections...

    Bravo aussi pour votre façon de profiter de la loi sur l'environnement actuelle pour faire passer les intérêts des pétrolières qui font des profits records avant ceux de la planète, sans soumettre vos projets au vote en chambre des communes. Vous aurez sûrement compris mon propos ironique...

    Comment expliquer que ce gouvernement conservateur minoritaire puisse faire à sa guise dans un domaine aussi crucial que la protection de l'environnement et continuer à gouverner avec la désapprobation de la majorité de la population ?

    Ce gouvernement s'accroche au pouvoir avec des mesures symboliques de tout ordre, en d'autres mots, il fait de la frime. Il est cependant destiné tôt ou tard à être remplacé... A quand le prochain vote de confiance en chambre ? »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
17 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009