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Les critiques fusent contre les conservateurs

Brigitte Saint-Pierre   23 avril 2007  Canada
Parmi les personnalités qui ont pris part à la marche «Kyoto pour l’espoir», hier, à Montréal, se trouvaient le chef du Parti vert du Québec, Scott McKay, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, la ministre de l’Environnement du Québec,
Photo : Jacques Grenier
Parmi les personnalités qui ont pris part à la marche «Kyoto pour l’espoir», hier, à Montréal, se trouvaient le chef du Parti vert du Québec, Scott McKay, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, la ministre de l’Environnement du Québec,
La position du gouvernement conservateur en matière d'environnement a fait l'objet de nombreuses critiques hier à l'occasion du Jour de la Terre.

Plusieurs personnes ont critiqué le rapport que le ministre de l'Environnement du Canada, John Baird, a rendu public la semaine dernière. Selon ce rapport, réduire les gaz à effet de serre de manière à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto aurait un impact catastrophique sur l'économie canadienne.

«Jeudi dernier, les conservateurs de Stephen Harper ont tenté encore une fois de torpiller le protocole de Kyoto. John Baird n'a pas sonné l'alarme, ça fait dix ans que l'alarme sonne. Il prétend ne pas entendre», a déclaré le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, à l'issue de la marche «Kyoto pour l'espoir» à laquelle ont participé des milliers de personnes, hier, à Montréal. «Les conservateurs de Stephen Harper opposent la peur contre Kyoto. Nous allons résister à cette campagne de peur», a-t-il affirmé.

«L'avenir du Québec doit conjuguer l'économie et l'environnement. Allons vers une réduction radicale de notre dépendance au pétrole. Appuyons Kyoto», a-t-il dit en guise de conclusion.

Le chef du Parti vert du Québec, Scott McKay, l'ancien ministre libéral de l'Environnement et futur candidat du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, le député libéral fédéral Pablo Rodriguez et le député péquiste Stéphane Bergeron ont aussi critiqué la position des conservateurs.

«Je prends l'engagement ici devant vous de mettre les bouchées doubles. Nous respecterons Kyoto avec l'appui de tout le monde», a affirmé la ministre québécoise de l'Environnement, Line Beauchamp.

«Pour moi, le mot-clef durant ce mandat, ce sera le mot exigence. Je serai exigeante en votre nom face au gouvernement fédéral. Je serai exigeante en votre nom face aux industriels. Je serai exigeante en votre nom face au ministère de l'Environnement du Québec. Je serai exigeante avec moi-même et vous pouvez être exigeants vis-à-vis de moi», a dit la ministre.

Après l'événement, Mme Beauchamp a affirmé que ses priorités à titre de ministre de l'Environnement seraient notamment le respect du protocole de Kyoto, la question de l'eau et le développement de technologies vertes.

Le porte-parole du Jour de la Terre, Jacques Languirand, la porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, le député adéquiste Simon-Pierre Diamond, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, et les écologistes Joslyn Higginson de Greenpeace, André Bélisle de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique et Sidney Ribaux d'Équiterre étaient également parmi les personnes qui se sont adressées à la foule hier.

Les marcheurs sont partis du parc La Fontaine en début d'après-midi sous le son des tambours. Ils ont scandé: «Kyoto pour l'espoir», et plusieurs étaient munis de pancartes.

«Je suis ici pour sauver Kyoto», a par exemple dit Huguette Gagnon. «Notre présence est notre contribution. Notre planète est confrontée à des enjeux majeurs», a mentionné Pierre Tucker.

Le chef autochtone de Pessamit, Raphaël Picard, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, le député bloquiste Bernard Bigras et la députée péquiste Lisette Lapointe faisaient aussi partie des personnes qui ont pris part à la marche d'hier. Daniel Boucher a chanté quelques chansons à l'issue de la marche.

Pendant ce temps à Ottawa, celui qui s'est attiré des critiques à Montréal, le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a planté des arbres dans la cour d'une école en présence d'élèves, de parents et d'enseignants, pour célébrer le Jour de la Terre. Il était accompagné du président de la Fondation canadienne de l'arbre, Michael Rosen.
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 23 avril 2007 16h33
    Pollution et paradis pétrolier
    Est-ce qu'on va se rappeler, à la prochaine élection, que les Libéraux fédéraux ont laissé augmenter la pollution, cause le réchauffement de la terre et que les Conservateurs semblent encore plus insensibles à ce danger important pour nous et nos descendants ?

    Nos politiciens, qui y connaissent peu de choses, se croient plus sages que tous les scientifiques du monde entier. Leur nouvelle religion semble être : PRODUISONS, POLLUONS ET CONSOMMONS MES FRÈRES AFIN D'ATTEINDRE LE PARADIS CAPITALISTE PÉTROLIER À LA FIN DE LA TERRE, AMEN...

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    lundi 23 avril 2007 18h10
    Une position téflon
    À défaut d'avoir des arguments pour répondre aux nombreuses critiques fondées des environnementalistes et des groupes de pression face au gouvernement Harper, ce dernier adopte une position téflon. Le gouvernement Harper met au service du gouvernement Bush un dispositif de compensation de la force centripète avec contrepoids dans tous les dossiers environnementaux : son immense force d'inertie. Pourquoi le fait-il : parce que cela fonctionne en politique et a maintes fois fait ses preuves. L'absence de réponses, l'évitement et le maintien des médias à l'écart, la diminution de l'interface avec la population, la réponse à des questions non posées et le silence face aux enjeux cruciaux lorsque adressés sous forme de questionnement, constituent une panoplie efficace pour laquelle les citoyens et les médias n'ont pas encore trouvés de solution. La seule que nous ayons est le vote. Une fois élu, les conservateurs font tout ce qu'ils veulent et faut-il l'avouer, cela fonctionne réellement bien pour eux. L'opposition en chambre...sommeille et perdra pour cette raison un grand nombre de sièges aux prochaines élections laissant aux conservateurs l'alternative d'une plus grande démesure : le tétanos mortem, la crispation catatonique et la mort assistée de la biosphère : écosystème par écosystème.

    Pierre Castonguay
    60 Jubinville
    Laval QC
    H7G 3C7
    450 668-3349

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 23 avril 2007 21h12
    Déséquilibrons le pétrole
    Le 2,3 milliards pour le Québec de déséquilibre fiscal (8 milliards pour toputes les provinces) provenant des profits pétroliers de l'Alberta que nous a été annoncé le 19 mars dernier dans le budget, Stéphane Dion veut voter contre celui-ci pour récupérer les 8 milliards donné aux provinces et le consacrer à Kyoto. Il va créer un chaos éconiomique dans toutes les provinces qui comptent après cet argent pour boucler leur budget. Puis ca en prend 40 et non 8 pour respecter les échéances de Kyoto. Où va t'il prendre les 32 milliards pour 2007. Il ne fait pas oublier que la facture de Kyoto est de 200 milliards. Alors pendanrt 5 ans on va sécher debout...

    En attendnt laissons mourir nos malades dans les corridors, Kyoto oblige.

    Je ne me sens pas responsable de toute la planète surtout quand je sais que le Québec est le coin du monde le moins pollué.

    35 pays sur 194 ont signé Kyoto. Le Canada est du nombre et n'est pas celui qui est le plus pollué. Les pires pollueurs n'ont pas voulu signer. Alors à quoi ca sert de nous fendre le cul pour les autres pays qui annulent nos efforts à mesure car eux n'en font pas.Et tout ca pour 1 degré de plus en 2100. Pendant ce temps le monde crève de faim, drîole de priorité...

    Les kyotistes qui s'impatientent face au pétrole de l'Ouest doivent connaitre la vérité donnée par un député du bloc québécois à la chambre des communes. Lisons un extrait de ce discours :

    Monsieur le Président, à l'émission Le Point de lundi dernier, des spécialistes ont confirmé qu'en matière d'environnement, l'ancien gouvernement libéral a simplement prononcé de belles paroles et fait des promesses creuses en voulant réduire les émissions de CO2 de 6 p. 100 par rapport à 1990.

    Le professeur au Département des sciences fondamentales de l'Université du Québec à Chicoutimi, Claude Villeneuve, a déclaré: « La position du Canada [...] ça a été de se tirer dans le pied en prenant un objectif comme celui-là sans avoir étudié auparavant quelles allaient être les contraintes qu'amenait cet objectif-là. »

    De plus, le professeur au département d'économie de l'Université Laval, Jean-Thomas Bernard, a ajouté: « Réduire les émissions de cette ampleur-là sur une aussi courte période, c'est complètement irréaliste. L'économie canadienne, telle qu'on la connaît, ne pourrait pas générer de telles réductions. »

    On apprend également qu'en cessant le développement des sables bitumineux en Alberta et en fermant les centrales d'électricité au charbon en Ontario, l'écart Dion serait toujours de 216 millions de tonnes de CO2 de plus qu'en 1990.

    Alors que le rôle du Bloc se limite à constater l'irresponsabilité du gouvernement libéral...

    OUI LES IRRESPONSABLES NE SONT PAS CEUX QU'ON ACCUSE

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