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Kyoto: Baird sort ses épouvantails

Le respect du protocole entraînerait une récession, selon les conservateurs

20 avril 2007  Canada
Ottawa — Le gouvernement conservateur fait le pari de la peur. Afin de justifier son refus de respecter le protocole de Kyoto sur les changements climatiques, le ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, a brandi hier des scénarios catastrophe, escalade des coût de l'énergie et taux de chômage débridés à la clé. Cette tactique a aussitôt été ridiculisée par les environnementalistes et l'opposition parlementaire à Ottawa, qui y voient une campagne de propagande maladroite.

S'appuyant sur une étude aux origines gouvernementales nébuleuses qu'il a commandée afin de chiffrer l'impact d'une application stricte du traité international de Kyoto, le ministre Baird a prédit une récession aussi grave que celle qui avait frappé au début des années 1980. Selon lui, le PIB diminuerait de 4,2 % en 2008 par rapport à 2007. Les coûts de chauffage au gaz naturel doubleraient. Le prix de l'essence augmenterait de 60 %, et celui de l'électricité, de 50 %. Le revenu réel des familles diminuerait de 4000 $ par année. Le taux de chômage augmenterait de 25 % et 275 000 emplois disparaîtraient.

En ce qui a trait à la réduction du tiers des émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES), «il n'y a qu'une seule façon d'y parvenir: le gouvernement devrait créer une récession de toute pièce», a déclaré hier matin le ministre Baird devant un comité du Sénat. Ce comité étudie le projet de loi privé du libéral Pablo Rodriguez enjoignant à Ottawa de se conformer au protocole de Kyoto.

Le ministre Baird est l'architecte de son propre malheur. En effet, l'étude qu'il cite repose sur une prémisse de base contestée de toute part. Ainsi, pour inciter les gens à consommer moins d'énergies polluantes, une taxe de 195 $ par tonne d'émission de gaz à effet de serre serait imposée. Personne auparavant n'avait suggéré une taxe aussi élevée. À titre de comparaison, le PLC de Stéphane Dion propose une taxe, remboursable, de 20 $ la tonne.

En retenant un chiffre aussi élevé, le gouvernement s'assure d'une hausse généralisée des coûts de production et d'une baisse du niveau de vie des Canadiens. Une telle taxe procurerait en outre des revenus de... 105 milliards de dollars à Ottawa, soit près de la moitié des revenus actuels du gouvernement fédéral! Le gouvernement reconnaît qu'il n'aurait pas besoin de tout cet argent. «On suppose [que la taxe va] être recyclée en majorité sous la forme d'une diminution du fardeau fiscal des entreprises et des particuliers», est-il écrit dans l'étude Baird.

Autre prémisse contestée: le gouvernement s'impose, pour fins de prédictions, de réduire de 33 % ses émissions de GES dans à peine huit mois. Certes, la première période réglementaire prévue au protocole de Kyoto commence le 1er janvier 2008. Mais l'obligation internationale de ramener à 6 % sous leurs niveaux de 1990 les émissions de GES est une moyenne calculée pendant la période 2008-12. Le Canada pourrait très bien ne pas atteindre cet objectif en 2008 s'il le surpassait plus tard au cours de cette période.

C'est au nom de cette même urgence de résultats que le rapport Baird écarte aussi le recours à presque toutes les mesures prévues au protocole de Kyoto pour en faciliter le respect, notamment les échanges de crédits internes et internationaux, qu'il n'est pas «réaliste» de mettre en place d'ici un an.

N'empêche, le premier ministre Stephen Harper a persisté et signé à la période de questions hier. «Ce parti n'a aucune intention de faire disparaître des emplois au Canada ou de nuire à la bonne santé de notre économie», a-t-il dit.

Les partis d'opposition ont été unanimes à condamner cette sortie alarmiste du ministre de l'Environnement. «Ces études-là sont tout à fait irresponsables parce qu'elles ne font pas mention des conséquences de la poursuite de la détérioration de notre environnement sur l'économie», estime le chef du NPD, Jack Layton. «Il utilise l'arme des faibles: la peur», a lancé le député Pablo Rodriguez. Son collègue sénateur Fernand Robichaud n'en croyait pas ses oreilles. «Dois-je en rire ou en pleurer? Ce document frise le ridicule», a-t-il lancé au ministre en comité.

Il y avait d'ailleurs de l'électricité dans l'air à ce comité. M. Baird, un ministre agressif et arrogant, a à plusieurs reprises répliqué aux sénateurs libéraux de façon cinglante, ne ratant pas une occasion de faire valoir sa légitimité démocratique supérieure du fait qu'il est, contrairement aux sénateurs, élu par le peuple. «Vous pourriez dépenser beaucoup d'énergie en vous présentant [«run» en anglais] à un scrutin», a-t-il notamment lancé au sénateur Grant Mitchell en mimant quelqu'un en train de faire son jogging.

La Chambre des communes a déjà adopté le projet de loi de M. Rodriguez et son adoption par le Sénat, à majorité libérale, relève de la formalité parlementaire. Le gouvernement conservateur le redoute, ne sachant pas si des citoyens pourraient le poursuivre pour non-respect de sa législation, d'où son entreprise de discrédit.

Il a été impossible de savoir qui a préparé l'étude présentée par le ministre Baird. Le sigle du gouvernement du Canada y apparaît, mais pas celui du ministère de l'Environnement, d'où il émane en théorie. Les fonctionnaires ont-ils préparé un tel document? Le ministère refusait de répondre aux appels des journalistes à ce sujet tandis que personne au cabinet du ministre Baird n'a rappelé Le Devoir hier.

On sait seulement que cinq personnes y ont apporté leur caution morale. Il s'agit de Don Drummond, économiste en chef à la Banque TD, ainsi que des professeurs Jean-Thomas Bernard, Christopher Green, Mark Jaccard et Carl Sonnen (Informetrica). Ces gens n'ont pas rédigé ce rapport et n'en ont pas fourni les paramètres. Ils confirment seulement que le modèle économique utilisé pour appliquer les prémisses retenues est valide.

Pour le chef du Bloc, Gilles Duceppe, ces cautions n'ont pas beaucoup de poids. «Où elle est, cette démonstration économique? Il n'y en a pas. Ce n'est pas la première fois que certains économistes, en fonction de l'orientation politique qu'ils ont, veulent imposer, sous le couvert de leurs diplômes, des scénarios comme celui qu'ils nous proposent.»

Plusieurs députés ont en outre rappelé que chaque fois qu'on envisage de donner un coup de barre pour contrer un grave problème environnemental, de telles études alarmistes font surface. Ce fut le cas pour l'élimination des additifs dans l'essence et des CFC pour protéger la couche d'ozone ou encore pour la lutte contre les pluies acides, d'ailleurs menées par les troupes conservatrices de Brian Mulroney.

À ce sujet, le député libéral David McGuinty s'est fait un plaisir de rappeler l'éloge environnementaliste qu'avait servi M. Harper pour féliciter M. Mulroney de son combat. «Les alarmistes avaient dit que cela créerait une terrible récession. Au contraire, l'économie nord-américaine prospère, affichant la période de croissance la plus longue et la plus soutenue de son histoire, a cité M. McGuinty. Le ministre de l'Environnement est-il devenu l'alarmiste en chef du gouvernement? Puis-je demander à Penny la poule si le ciel serait en train de tomber?»
 
 
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  • Lfa
    Abonné
    jeudi 19 avril 2007 23h14
    Récession ou boom économique ?
    En effet, les alarmistes anti-mesures environnementales se sont déjà trompés lors de précédents virages environnementaux. Les prétendues récessions se sont transformées globalement en boom économique.

    De plus, il ne faut pas perdre de vue qu'il y a deux cotés à une médaille. En effet, lorsqu'il y a dépense pour un produit ou un service (par exemple: l'application d'une technologie environnementale) dans une entreprise, il y a aussi un revenu pour une autre entreprise (et ses employés) qui fourni ce produit ou ce service. Ce qui fait que globalement l'économie roule.

    Bien sûr, le fardeau financier sera initialement assumé par certaines entreprises polluantes, mais le gouvernement pourra leur faciliter la transition par diverses mesures.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 19 avril 2007 23h56
    Un peu de flair
    Vous seriez bien avisé d'aller explorer du côté de cet Olympe de la science et de l'éducation économique qu'est l'Institut économique de Montréal.

    Vous finirez par trouver que ce puits de sagesse fut également la mamelle et l'alma mater de nombreux amis des conservateurs et même de conservateurs éminents comme Maxime Bernier et Michael Fortier.

    M. Jean-Thomas Bernard est aussi associé à l'Institut et, de manière générale appuie la philosophie qu'elle prêche.

    Cette philosophie, ou doctrine, ou thèse consistait d'abord à nier avec véhémence la réalité du réchauffement climatique. Puis constatant avec dépit l'impossibilité de rejeter davantage cet état de fait, on dit maintenant que le phénomène n'est pas uniquement dû à l'intervention de l'homme. De plus, on ajoute que de toute façon cela se réparera tout seul ou que l'on trouvera bien une technologie magique.

    Ainsi, vous voyez bien que l'on commande un rapport à des gens qui partagent tout à fait votre philosophie et qui très certainement arriveront à des conclusions qui vous plairont.

    Je ne m'étendrai pas sur les autres aspects édifiants des idées de ces gens, qui vivent ou ont vécu presque tous de près ou de loin, aux dépens de l'état.

    Il y a assurément une bonne chose que vous pourriez faire, une fois pour toutes chers politiciens, et c'est de cesser de nous prendre pour des imbéciles, des enfants ou de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

  • Lapirog
    Abonné
    vendredi 20 avril 2007 06h22
    Baird-Harper: tandem de porte-parole de l'industrie pétrolière toute puissante.
    Harper a désigné l'arrogant et menaçant Baird pour remplacer celle qui ne présentait pas une image aussi forte que ce bouncer.Faut il nous prendre pour une bande d'ignorants crasses pour faire de tels avancés dramatiques à souhait.Non seulement imposer le protocole de Kioto est il un minimum, mais faire preuve d'audace dans le domaine de l'environnement ouvre des perspectives gigantesques pour la mise en oeuvre de nouvelles technologies et les pays avant-gardistes seront les maîtres d'oeuvre dans ce secteur d'avenir.Ne pas reconnaître ces faits relève tout simplement de la malhonnêteté intellectuelle en plus de se cantonner dans le médiocre, caractéristique première de ce gouvernement de droite passéiste.

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 20 avril 2007 07h02
    Est-ce la fin du French Kiss?
    Est-ce que Stephen Harper est en train de se faire rattraper par sa base Albertaine? Après avoir eu la nation Québécoise, le siège à l'UNESCO et la nomination de Graham Fraser aux langues officielles, est-ce que les Québécois sont prêts à participer au défi mondial des changements climatiques et aider à l'élection d'un gouvernement canadien qui ira dans ce sens?

  • Nadine LeCorre
    Inscrite
    vendredi 20 avril 2007 08h17
    Franchement!
    Un peu simplette, le discours de la Peur!
    Ca ressemble à un dernier recours avant de se faire à l'idée de devoir agir. Je n'écrirai pas davantage. Disons que je me suis fait mal en tombant en bas de ma chaise! Histoire à peu près aussi improbable que ce qu'il prétends!

  • Pierre Marchand
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 08h41
    LA TENTATION ÉGOÏSTE DE DIRE: APRÉS MOI LE DÉLUGE
    J'Imagine que ce monsieur Baird ne s'est pas assis deux petites heures pour visionner le documentaire d'Al Gore où il y a une image assez juste de ce choix que semble possible le gouvernement conservateur (car n'oublions pas que les ordres viennent d'en haut et que monsieur Baird n'est qu'un chien qui jappe fort pour exprimer le déséquilibre du maître). Ce choix entre l'argent (l'économie) et la planète n'existe pas vraiment car sans s'occuper de la planète il n'y a pas d'économie à moins bien entendu d'avoir une vision à trés court terme. Cette myopie dont souffre les politiciens est causé par leur peur de risquer de sacrifier leur réélection. Si nous avions le siècle pour réagir je serai moins pessimiste, mais nous ne l'avons pas.

  • Marc Bonhomme
    Abonné
    vendredi 20 avril 2007 10h59
    Une révolution écologique est possible et nécessaire
    Pour les néolibéraux doctrinaires, au service de l'industrie pétrolière, les objectifs de Kyoto ne sont atteignables que par le recours aux mécanismes de marché, c'est-à-dire par une récession malthusienne provoquée par une brutale hausse du prix du pétrole.

    Pour les néolibéraux pragmatiques, au service des transnationales financières et manufacturières, le nouveau marché des droits de polluer -- dorénavant non seulement les "biens" et services auront un prix, mais aussi les "maux" -- et le soi-disant "mécanisme de développement propre" de Kyoto permettent aux transnationales de continuer de salir leur arrière-cour pour soutenir leur mondialisation des marchés et leur pénétration du marché chinois et autre.

    Pour les anti-libéraux, la crise du climat est l'occasion vitale de la substitution de la conservation de l'énergie, de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables à l'énergie fossile et à l'hydro-électricité ; de la substitution des transports publics électrifiés à l'automobile individuelle ; de l'urbanisme convivial à densité moyenne et mixité des fonctions aux banlieues de maisons unifamiliales.

    C'est là une révolution, j'en conviens, mais elle est nécessaire rapidement pour sauver l'humanité de la guerre écologique, aujourd'hui du pétrole, demain de l'eau, qui sera une troisième guerre mondiale autrement plus meurtrière que les deux premières. La première tâche de cette révolution, à la fois écologique et sociale, c'est l'expropriation des transnationales par une mobilisation populaire de grande ampleur.

    Marc Bonhomme

  • Dominique Côté
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 12h53
    Quel est le mandat de M. Baird?
    Ne serait-ce pas plutôt le rôle du ministre de l'Industrie de démolir Kyoto? En tant que défenseur de l'environnement, M. Baird a entaché sa crédibilité.

  • Bernard Larose
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 13h25
    La politique qui manipule la science
    Il serait intéressant de voir qui a financé cette soi-disant étude. Si on remonte la chaine, je suis sur que nous allons tomber sur des firmes de relations publiques au service des grandes compagnies pétrolières. La même chose s'est déroullé aux États Unis où il a été démontré que des études avaient été "commandés" par Exxon Mobil pour délibérément réfuter les donnés scientifiques concernant le changement climatique. Il s'agissait d'une campagne de désinformation de la même ampleur que celle lancée par les compagnies de tabac au sujet du cancer du poumon.

    Il est curieux de voir que le Ministre Baird ne parle pas des études possédant beaucoup plus de crédibilité que la sienne et qui adoptent une position contraire. L'automne dernier, le rapport de Nicolas Stern commandé par Tony Blair faisait état des coûts reliés à l'inaction concernant le changement climatique. L'ancien économiste en chef de la Banque Mondiale avait chiffré ce coût à 7 trillions de dollars à l'échelle mondiale, soit 20% du PIB mondial. Un coût nettement supérieur à toutes celles des grandes guerres et récessions que nous avons subis par le passé. Nous devons décider à quelle opinion nous voulons nous fier: celle d'un ancien économiste en chef de la Banque Mondiale ou celle du Ministre Baird, avec toute son expertise sur le sujet...et qui ne possède même pas assez d'honnêteté pour dévoiler ses sources.

    Nous sommes en présence d'une autre situtation où la politique tente de manipuler la science. Il est honteux que notre gouvernement s'engage dans la voie de la malhonnêteté intellectuelle.

    Pendant que des pays comme la Norvège et la Suède formulent des objectifs clairs dans le but de devenir "carbon neutral" à moyen terme, notre gouvernement s'engage dans la voie opposé. Cela est très embarassant sur le plan international.

    Une chance qu'il existe des gens comme David Suzuki, Elizabeth May et Harvey Mead (pour ne nommer que ceux là), qui nous rapportent les faits de manière objectifs et qui mettent de la pressions sur nos gouvernements afin que les bonnes décisions soient prises.

  • Serge Beauchamp
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 13h31
    Récession ou boom économique ? Recession, absolument
    Croire que réduire la pollution crée un boom économique relève d'une erreur élementaire en économie:

    Le Mythe de la fenêtre cassée (http://en.wikipedia.org/wiki/Parable_of_the_broken

    Bref, il est complètement faux que de croire que parce que une compagnie qui pollue doit employer les services d'une autre compagnie pour dépolluer accroît la production de biens de consommation.

    Réduire la pollution cause obligatoirement une réduction de la production globalement: Moins de biens et services, mais aussi moins de pollution.

    Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas réduire la pollution, mais simplement qu'il ne faut pas non plus prétendre que ça crée de la croissance de production.

    Les conservateurs arrivent à des chiffres probablement farfelus, mais le principe est fondé.

  • G. Léonard
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 13h33
    Il faut être réaliste.
    Je ne suis pas d'accord avec les conservateurs, sur ce sujet, mais je doute qu'on puissent atteindre Kyoto, dans le court lapse de temps accordé.

    Par contre, si on me dit, qu'on peut l'atteindre, mais qu'on va manquer l'objectif par 10 ans ou 15 ans, et bien soit, mais allons y, quand même (pour autant qu'on ne parle pas de 100 où 200 ans).

  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 20 avril 2007 13h48
    Négligeance criminelle
    En ne respectant pas sa signature du Protocole de Kyoto, le gouvernement canadien, pour la première fois de son histoire, est prêt à sacrifier la survie même de sa population sur l'hôtel du néolibéralisme... Le Québec doit devenir indépendant le plus rapidement possible puisque Hydro Québec nos appartient toutes et tous, il n'y a pas à payer le prix du marché mondial de l'énergie ce qui nous appartient déjà. Nous serons aussi ainsi mieux placés pour dénoncer la coupable inertie du gouvernement bandit.

  • Louis Aubin
    Abonné
    vendredi 20 avril 2007 13h57
    Quelle solidarité intergénérationnelle !
    Pour ma part, ça tiens à quelques mots: irresponsable, dogmatique et dangereux.
    http://louisaubin.blogspot.com/2007/04/john-baird.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 20 avril 2007 20h48
    Un gain de plus de mille dollars
    Si, comme le dit monsieur Baird, le fait de respecter le protocole de Kyoto entraîne une baisse de revenu de quatre milles dollars pour un citoyen, alors il récupérera au-delà de mille dollars par année en se débarassant de son auto pour prendre le transport en commun comme le font déjà ses enfants...

  • Lfa
    Abonné
    samedi 21 avril 2007 13h00
    Récession ou boom économique ? Neutralisons les épouvantails!
    S'il y a récession ou boom économique suite à l'introduction de mesures visant à atteindre les objectifs du protocole de Kyoto, cela sera fort probablement dû à d'autres facteurs.

    Historiquement, l'économie a roulé sur la perception de la population de l'utilité ou de la valeur d'un bien ou d'un service (à tort ou à raison). Il n'est donc pas approprié pour le ministre fédéral de l'environnement de sortir les épouvantails avec des scénarios de récession. L'économie dans son ensemble roulera toujours et s'adaptera.

    L'atteinte des objectifs de Kyoto, peut non-seulement nous permettre de cheminer vers un climat plus prévisible, mais aussi stimuler le développement du secteur industriel des technologies et services d'assainissement, porteur d'emplois.

    Bien sûr que pendant la période de transition, les investissements seront temporairement détournés d'un secteur à un autre. Mais l'on s'ajustera comme on l'a toujours fait.

    La vision du pessimiste est la suivante « le verre est moitié vide » et celle de l'optimiste est : « le verre est à moitié plein ».

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 21 avril 2007 17h59
    L'épouvantail, c'est Kyoto
    Chère madame,

    Il ne peut pas ne pas y avoir de coûts quand on transfère des dépenses en faveur d'autres dépenses. La vraie question est de savoir si les coûts occasionnés par le réchauffement vont être plus élevés que les coûts du "respect" de cette nouvelle Bible qu'est Kyoto.

    Or, personne ne conteste qu'il faille s'adapter au réchauffement. Par contre ce réchauffement, chez les kyotistes, sous-estime les bénéfices. En plus, les hypothèses de la climatologie de Kyoto sont tronquées. C'est de la pseudo-science. Il y a de plus en plus de scientifiques qui contestent maintenant les hypothèses de Kyoto.

    Cette foi en Kyoto nécessite un examen rationaliste, non pas journalistique.

    Yvon Dionne
    http://www.yvondionne.org

    voir http://www.climatsceptique.com

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