En bref - Prostitution: Ottawa reste ferme
Ottawa — Le gouvernement conservateur ne décriminalisera pas la prostitution comme le lui demandait en décembre l'opposition à la Chambre des communes.
La prostitution est, selon Ottawa, «dégradante et inhumaine» et ne mérite pas d'être tolérée. La majorité libérale, bloquiste et néo-démocrate avait recommandé avant Noël que la prostitution soit décriminalisée pour des raisons de «santé publique». «La prostitution est avant tout un problème de santé publique, et pas seulement un problème de droit criminel», écrivaient les trois partis dans un rapport du Comité parlementaire de la santé. Selon cette logique, il faut donc miser sur la «réduction des préjudices». Non seulement les deux députés conservateurs avaient-ils refusé d'appuyer la décriminalisation, mais des députés des partis en théorie favorables (et ne siégeant pas au comité) s'étaient dissociés de leurs collègues, dont la bloquiste Maria Mourani. Le gouvernement conservateur a donc écouté la voix de ses deux députés et des autres sceptiques. Dans sa réponse du 30 mars dernier, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, indique que le gouvernement n'a pas l'intention de s'engager dans cette voie. «L'actuel gouvernement condamne tout comportement qui entraîne l'exploitation ou l'abus et par conséquent n'appuie pas toute réforme, telle que la décriminalisation, qui faciliterait ce type d'exploitation.»
La prostitution est, selon Ottawa, «dégradante et inhumaine» et ne mérite pas d'être tolérée. La majorité libérale, bloquiste et néo-démocrate avait recommandé avant Noël que la prostitution soit décriminalisée pour des raisons de «santé publique». «La prostitution est avant tout un problème de santé publique, et pas seulement un problème de droit criminel», écrivaient les trois partis dans un rapport du Comité parlementaire de la santé. Selon cette logique, il faut donc miser sur la «réduction des préjudices». Non seulement les deux députés conservateurs avaient-ils refusé d'appuyer la décriminalisation, mais des députés des partis en théorie favorables (et ne siégeant pas au comité) s'étaient dissociés de leurs collègues, dont la bloquiste Maria Mourani. Le gouvernement conservateur a donc écouté la voix de ses deux députés et des autres sceptiques. Dans sa réponse du 30 mars dernier, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, indique que le gouvernement n'a pas l'intention de s'engager dans cette voie. «L'actuel gouvernement condamne tout comportement qui entraîne l'exploitation ou l'abus et par conséquent n'appuie pas toute réforme, telle que la décriminalisation, qui faciliterait ce type d'exploitation.»
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