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Afghanistan: l'armée ouvre une morgue permanente

Alec Castonguay   16 avril 2007  Canada
Kaboul — Confronté à une hausse rapide des décès en Afghanistan et s'attendant visiblement à d'autres victimes dans les prochains mois, l'armée canadienne vient tout juste d'ouvrir une morgue permanente aux portes de l'Afghanistan. Les Forces canadiennes veulent ainsi pouvoir s'occuper dignement des soldats qui reviennent du champ de bataille dans une boîte de fer, mais aussi être en mesure de faire face à la recrudescence de violence anticipée cet été. Les huit soldats décédés la semaine dernière, et qui ont fait monter le compte des morts à 53 (plus un diplomate) depuis le début de la participation canadienne au conflit afghan, n'ont pas eu droit au même traitement que les dépouilles précédentes. L'armée canadienne a jugé bon d'ériger une morgue permanente au camp Mirage, la base secrète qui sert de tête de pont logistique à la mission en Afghanistan.

Cette base, qui abrite environ 230 soldats canadiens, est située dans un pays du sud-ouest de l'Asie. Pour des raisons contractuelles avec le pays hôte, le Canada n'a pas le droit de rendre public l'emplacement exact de cette base essentielle au ravitaillement des soldats qui bataillent à Kandahar.

Cette nouvelle structure mortuaire a été confirmée à quelques journalistes en tournée avec l'armée en Afghanistan, dont Le Devoir, lors d'une séance d'information avec des hauts gradés des Forces canadiennes bien au fait de la situation dans ce camp secret. L'année 2006 et le début de 2007 a été une dure période pour les Forces canadiennes, qui ont vu disparaître près de 45 des leurs en raison des combats et de la résistance des talibans dans le sud du pays.

«On s'attend à une année semblable, donc assez difficile», a confié un soldat paramédic qui se rend à Kandahar pour patrouiller les zones sensibles.

Cette morgue climatisée, de petite taille, dit-on, a été érigée entre janvier et mars dernier. La date précise de sa mise en opération n'a pas été divulguée. C'est toutefois la semaine dernière, alors que l'armée canadienne a subi ses pires pertes depuis 50 ans, que l'installation a été véritablement mise à l'épreuve.

La triste réalité du parcours des dépouilles n'est pas facile à entendre et encore moins à décrire pour les officiers de l'armée qui voient leurs collègues tomber au combat. Les officiers affichaient d'ailleurs un visage sombre hier. Au camp Mirage, «personne ne parle de ça. C'est dur pour le morale des troupes», explique un capitaine. La nouvelle morgue est d'ailleurs située à l'écart du reste du camp, a-t-on expliqué.

Auparavant, les soldats décédés qui arrivaient au camp Mirage en provenance du champ de bataille étaient examinés dans une tente qui pouvait devenir un véritable four dans ce pays aux chaleurs extrêmes en été. «Ça n'avait pas de sens, ce n'était pas digne de l'effort qu'ils ont fourni pour leur pays. Il fallait être mieux équipé», a expliqué un officier. Même si les corps partent de Kandahar enrobés de glace, celle-ci fond durant le trajet, ce qui oblige donc les officiers et médecins du camp Mirage à travailler dans des conditions difficiles. La nouvelle structure, bien équipée, est climatisée, dit-on.

Les officiers de l'armée affirment que les six décès, au début de la semaine dernière, ont montré les limites de la nouvelle installation. Des plans de débordement ont donc été élaborés au cas où les pertes canadiennes seraient plus importantes dans les mois à venir.

Un parcours particulier

Jeudi dernier, 24 heures après que le caporal-chef Allan Stewart et le cavalier Patrick James Pentland eurent perdu la vie dans une explosion à 38 km à l'ouest de Kandahar, les corps sont arrivés au camp Mirage à bord d'un Hercule C-130. «On ne les garde jamais plus de 24 heures à Kandahar, encore une fois pour le morale des troupes sur le terrain», explique un soldat.

À Kandahar, le médecin ne fait que constater le décès et envoie le corps avec tout son attirail militaire encore en place. Ce n'est qu'une fois rendu à Toronto pour l'examen du coroner, au bout de la longue route du retour, que l'on retire leur équipement aux soldats décédés.

Entre-temps, au camp Mirage, les corps sont conservés dans un conteneur réfrigéré attenant à la morgue. L'Armée canadienne fait affaire avec une entreprise privée de Toronto pour l'examen préliminaire des corps au camp Mirage. À chaque décès, la firme MacKinnon and Bowes Ltd envoie, par avion, deux hommes à la base secrète. Le médecin du camp Mirage donne un coup de main aux deux employés de la firme privée.

Une fois le rapport préliminaire complété, les corps sont mis dans un cercueil rempli de glace sèche. Un Airbus de l'armée ramène ensuite les soldats décédés jusqu'au Canada. Avec la glace (45kg) et le poids de l'équipement, les cercueils prèsent environ 360 kg.

Le cas des soldats blessés est complètement différent. Jamais ils ne passent par le camp Mirage, ou rarement. S'ils ne peuvent être soignés sur la base de Kandahar, les soldats sont transportés jusqu'à un hôpital militaire américain en Allemagne. Pour remplir cette tâche délicate, le Canada a une entente avec les États-Unis, qui évacuent les militaires canadiens dans un avion C-17 spécialement équipé.






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  • Jules Dufour
    Abonné
    lundi 16 avril 2007 03h38
    Mourir pour une cause inutile. C'est dommage!
    « C'est bien dommage pour les soldats de mourir pour une cause inutile définie unilatéralement par le régime conservateur de S. Harper. La politique étrangère canadienne revisitée par le gouvernement actuel n'a pas de vision et ne répond pas aux attentes des peuples opprimés de la Planète. Il faut que cela change et le plus rapidement possible.

    Jules Dufour, Ph.D.,
    Chicoutimi »

  • lyse hébert
    Inscrite
    lundi 16 avril 2007 09h10
    Des soldats perdent la vie inutilement
    « Je ne crois pas que les soldats Canadiens sont utiles dans
    ce pays des
    Talibans. On aurait pu arrêter le massacre au Darfour
    et l`on ne l`a pas fait. Pourquoi ?
    et Pourquoi en Afghanistan ????? on n`a pas cette réponse.
    Il y a sûrement des intérêts en Afganistan que le Darfour
    n`avait pas. »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    lundi 16 avril 2007 09h16
    Le Sens de la Dignité
    « Laval, le 16 avril, 2006

    Hon. Stephen Harper
    Prime Minister of Canada

    Object : Le sens de la dignité

    Monsieur,

    Je vous écris afin de vous féliciter . Votre administration vient d'établir une morgue permanente afin d'abriter les jeunes corps de nos soldats tués en Afghanistan afin d'honorer vos engagements pris auprès de George W. Bush de faire tourner l'économie de l'armement en envoyant ces jeunes citoyens au mouroir.

    Cette amélioration notable va permettre aux familles des défunts d'exposer certaines dépouilles à cercueil ouvert. De plus, les compagnons d'armes de notre belle jeunesse n'auront plus à respirer les relents de cadavérine, cette odeur riche, de vomis pénétrant issue de la décomposition des acides aminés des chairs humaines.

    Comme vous le savez, plusieurs soldats ont été incommodés psychologiquement et physiquement par ces effluves mortifères qui taraudent le courage et la détermination de ceux qui doivent mourir pour César.

    Vous pourrez ainsi, devant un prochain cénotaphe dédié aux morts d'Afghanistan, fermer les yeux en visualisant ces jeunes vies, toutes habillées d'olives et de kakis, carabine à l'épaule pavant la voie pour la liberté et la démocratie pendant que sous vos pieds la réalité sera faite d'olives noires en jus et de thorax à demi rongés par les vers comme un cadeau mal avenu provenant de politiciens qui comptent sur le lobby de l'armement pour assurer la prospérité de leur formation et qui promettent à George W. Bush d'offrir corps et âmes au champ d'horreur, à même ces jeunes vies à peines écloses qui n'ont pour toute fatalité qu'eu la chance de s'ouvrir au monde en plein régime conservateur-républicain.

    Lors de vos prochains honneurs militaires, je vous prie de bien prendre une douche personnelle parce qu'actuellement, tous les quartiers de l'État Major de la défense canadienne sentent les effluves non avenues de votre plis fessier dont la fragrance riche et durable trahis tel une microflore anale, l'activité des lobbys peuplés des bactéries des firmes d'équipement militaire qui pullulent et peuple l'arrière train de la raison d'état à coup de cartes d'affaires et de devis d'engins de destruction.

    L'odeur des âmes de nos dirigeants trahis le mauvais mensonge de ceux qui soutiennent encore que nos troupes canadiennes et américaines construisent l'Irak et l'Afghanistan et se portent au secours de la démocratie et la liberté. On y mande quelques ex-suffragettes maintenant élues pour nous dire, polaroid en main, que le statut de la femme Afghane et Iraquienne y gagne et que les centaines de milliers de civiles inutilement décédés dans ces conflits, font l'honneur des mères, des épouses, des filles et des grands mères du sérail.

    Un grand souffle de tous les charniers de ces zones en litige nous parviens par vagues étouffantes et successives dans l'écho sonore du claquement des os broyés, roussis et chauffés à bloc sous l'impact des déflagrations, dans la fragrance des chairs brûlées et du sang bouilli qui trouvent leur dernier apaisement dans l'entrechoc des tombes sur les dalles funéraires des morgues improvisées et de la voûte toute neuve, payée à même nos impôts, du charnier canadien en Afghanistan.

    Félicitations M. Harper, vous avez le sens de la dignité et la nouvelle voute frigorifique de la défense nationale comble nos attentes citoyennes au delà de toute espérance.

    Pierre Castonguay »

  • Iann Mark
    Inscrit
    lundi 16 avril 2007 10h14
    est-ce dur à ce point quand même (que) ceux qui veillent au bon déroulement
    « des choses et de la transmission des informations ont peine à garder le moral; Je n'ai pas la prétention que le (savoir)mien est plus haut, je crois pourtant qu'il est de mon droit ( pour ne pas faire abus de traits de (crayons?)caractères et citer qu'il est de mon dû, je ne suis pas à ce point ( ou à un autre de ma journée)imbu) de citoyen de citer & cibler cette infamie culturelle alors que des bons hommes et femmes vont se faire arracher de terre ou couper l'herbe sous le pied comme si ils étaient les seules mauvaises pousses du désert, dans leur complets kakis, avec ou sans képis, sans oublier que leurs uniformes les identifie tel qu'étant des souris des champs du nord plutôt que celles des sables du sud, ce qui de fait tout (de) (go) un tabac et les font passer à ce dernier, pour plus qu'un quart d'heure et de tour, si l'ont peut se permettre de faire référence à ce quartier ( y'en a t'il vraiment, ou pas,à ce qu'ont lit même les diplomates y passent) comme étant un boulot une chose est sûre c'est que peu importe la couleur ce qui compte c'est la terreur et le terrain.

    (Que même les russes, qui comptaient autrefois parmi les rangs de leur immense nation des moyens orientaux, ont désertés après s'être rendus compte qu'il était plus aisé pour les locaux d'aller et venir à leur guise dans leur forteresse naturelle alors que eux avaient presque autant de peine et de misère à en rentrer qu'à en sortir et sont retournés à leur kremlin plutôt que de viser les forteresses des autres, je ne vois donc pas pourquoi les américains en général auraient le culot de croire réussir ou les autres ont échoués, même si ils s'entraînent dans les déserts du sud des États-Unis)

    Je veux bien croire que les forces sont mixtes reste que je ne vises pas à faire la morale à personne, seulement recenser cette coquille insensée alors que encensés sont rapatriés en cette père contrée(,)censée(,) être neutre alors qu'elle n'y vas pas de main morte bien qu'elle ne soit pas forte...

    ...mère matrie à recalé les points faibles, il ne suffit plus maintenant que, sans y aller avec le dos de la cuiller, on y ramasse les morceaux avec cette petite dernière; encore faudrait il qu' ustensile fasse preuve d'autre chose que d'étroitesse d'esprit(même si elle à les dorsaux larges) pour rameuter autre chose que des tripes dans son ventre vide, affamé de gloire.

    Et puisque vous le dites, deux fois plutôt qu'une, je me demande ce qu'(i) est l'amoral dans cette histoire, l'officier ou celui qui retient ses (beaux coups) dires.
    des choses et de la transmission des informations ont peine à garder le moral ; Je n'ai pas la prétention que le (savoir)mien est plus haut, je crois pourtant qu'il est de mon droit ( pour ne pas faire abus de traits de (crayons ?)caractères et citer qu'il est de mon dû, je ne suis pas à ce point ( ou à un autre de ma journée)imbu) de citoyen de citer & cibler cette infamie culturelle alors que de bons hommes et femmes vont se faire arracher de terre ou couper l'herbe sous le pied comme s'ils étaient les seule mauvaise pousses du désert, dans leur complets kakis, avec ou sans képis, sans oublier que leurs uniformes les identifie tel qu'étant des souris des champs du nord plutôt que celles des sables du sud, ce qui de fait tout (de) (go) un tabac et les font passer à ce dernier, pour plus qu'un quart d'heure et de tour, si l'on peut se permettre de faire référence à ce quartier ( yen a t-il vraiment, ou pas, à ce qu'ont lu même les diplomates y passent) comme étant un boulot, une chose est sûre c'est que peu importe la couleur ce qui compte c'est la terreur et le terrain.

    (Que même les Russes, qui comptaient autrefois parmi les rangs de leur immense nation des moyens orientaux, ont désertés après s'être rendu compte qu'il était plus aisé pour les locaux d'aller et venir à leur guise dans leur forteresse naturelle alors qu'eux avaient presque autant de peine et de misère à en rentrer qu'à en sortir et sont retournés à leur Kremlin plutôt que de viser les forteresses des autres, je ne vois donc pas pourquoi les Américains en général auraient le culot de croire réussir ou les autres ont échoué, même s'ils s'entraînent dans les déserts du sud des États-Unis)

    Je veux bien croire que les forces sont mixtes reste que je ne vise pas à faire la morale à personne, seulement recenser cette coquille insensée alors qu'encensés sont rapatriés en ce père conté(,)censée(,) être neutre alors qu'il n'y va pas de main morte bien qu'elle ne soit pas forte...

    ...mère matrie à recalé les points faibles, il ne suffit plus maintenant que, sans y aller avec le dos de la cuiller, on y ramasse les morceaux avec cette petite dernière ; encore faudrait il qu' ustensile fasse preuve d'autre chose que d'étroitesse d'esprit(même si elle a les dorsaux larges) pour rameuter autre chose que des tripes dans son ventre vide, affamé de gloire.

    Et puisque vous le dites, deux fois plutôt qu'une, je me demande ce qu'(i) est l'amoral dans cette histoire, l'officier ou celui qui retient ses (beaux coups) dires.

    P. S. Je ne suis pas sans faute, ni plus ni moins que vous, et sachez que mes mots d'esprits sont du fond du coeur, quand même (tant)bien(que mal) qu'ils ont été réfléchis dans le miroir de mes pensées, j'ai eu la chance de rencontrer des vétérans de tels évènements et je peux vous dire que ça change quelqu'un et sa perception du monde, peu importe ce qu'elle en fût à la base et qui que ce soit ensuite...

    ... Je cite ici que mon texte fut corrigé pas bonpatron.com, ce que je suggère à votre patient travail afin d'alléger la tâche du vôtre!

    N.B. Il semblerait que le morale des troupes soit maintenant admissible, ce qui donne matière à réflexion sur les génuflexions que fait notre armée devant les forces. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 16 avril 2007 11h47
    Le Bloc dort au gaz...
    « A Valcartier à chaque fois qu'on annonce un décès à Khandahar, la tension monte d'un cran. Une chance sur huit, puisque 300 des 2500 soldats sont québécois.

    Mais en aout, les propabilités vont changer à 8 sur 10. Comme on prévoit une offensive talibane pour l'été, nos gars pourraient en manger toute une.

    Dans l'opinion québécoise, ça ne passera jamais. Ca fait 40 ans que les Feds nous disent que l'indépendance du Québec ne vaut pas une seule mort. On ne mourra pas par dizaines pour défendre des trafiquants de drogue dans un pays à l'autre bout du monde.

    Le Bloc a là une occasion en or de remonter, dans la région de Québec surtout. Va-t-il comprendre que pareille chance ne court pas les rues en politique? »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 16 avril 2007 17h03
    Afghanistan,5,5 milliards $, terrorisme ...
    « C'est 5,5 milliards de dollars que M. Harper consacre à la guerre en Afghanistan.

    C'est 17 milliards qu'il consacre à la défense.

    La part du Québec là-dedans: au moins 5 milliards.

    Mais en avons-nous les moyens? Qui a voté pour cela?

    Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer dans son identité et selon ses propres choix. Pas à la traîne d'Ottawa.

    En prime, le Canada sera peut-être la cible de terroristes à cause de cette politique d'Ottawa.

    Je suis écoeuré d'envoyer de mes impôts à ce Harpeur. »

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