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De Vimy à Kandahar

François Brousseau   10 avril 2007  Canada
Une immense ferveur nationaliste canadienne-anglaise marque ces jours-ci la commémoration du 90e anniversaire de la bataille de Vimy. Un événement qui, s'il représenta, sur le plan stratégique, une réussite pour les bataillons canadiens, reste extrêmement ambigu pour ce qu'il représente du point de vue de l'histoire intérieure du Canada, et des relations entre le Québec et le reste du Canada.
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  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 9 avril 2007 22h09
    Du délire
    « On a voulu (et réussi à) nous faire croire que la boucherie de Vimy a amené la reconnaissance du Canada comme pays autonome (de l'Angleterre) alors que l'armée canadienne y était pour supporter la mère patrie. On recommence le stratagème avec la présence de l'armée canadienne en Afghanistan. Dieu que nous sommes bêtes...
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 10 avril 2007 21h57
    De la mesure, s.v.p.
    « Il fallait lire John H. Frost, le président national de la Légion royale canadienne qui parlait d'une journée historique pour les Canadiens (samedi), en parlant de Vimy, et souhaite que le 9 avril soit un jour férié national pour rappeler qu'elle permit au Canada de devenir une nation à part entière après la siganture du traité de Versailles. Et de citer Borden qui s'engageait à ce que "la nation" n'oublie jamais les services rendus à ce pays et à l'empire. Fort bien pour eux, mais nous, nous n'avons toujours pas signé la constitution de cette nation et sommes en droit de nous interroger sur le rôle de cet État en Afganistan, comme le dit bien monsieur Brousseau, d'autant que nos filles et fils se préparent à y intervenir. Ne sommes-nous pas en train de réparer les erreurs des "empires"? Que faire dans un pays de culture guerrière? Que fait-on pour les amener à se parler? »

  • Thérèse Romer
    Abonnée
    mercredi 11 avril 2007 08h47
    Un Québécois pensant
    « Comme toujours, François Brousseau nous impressionne.
    Par sa connaissance du monde. Il se renseigne solidement.
    Par sa réflexion. Il n'a pas peur de penser.
    Par ses textes bien écrits, son français clair et riche.

    C'est des Québécois comme ça qui démarquent le Québec du reste de l'Amérique du nord -- et qui font aimer le Québec des "immigrants de récente souche" tels que moi.

    Thérèse Romer
    Verdun »

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