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Une naissance difficile

Manon Cornellier   7 avril 2007  Canada
La Charte canadienne des droits et libertés a réussi, en 25 ans, à s'imposer comme un symbole intouchable de l'identité canadienne. Sa naissance n'est cependant pas le fruit d'un accord improvisé sur le coin d'un comptoir de cuisine par une certaine nuit des longs couteaux. Pierre Elliott Trudeau en rêvait depuis longtemps. Une bonne proportion de la population en voulait et la plupart des provinces, avec les compromis appropriés, pouvaient s'en accommoder. Ce sont tous ces facteurs qui, un soir de novembre, se sont conjugués pour permettre son adoption.
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 7 avril 2007 09h58
    Mettons à jour la charte
    « Après 25 ans de vie avec cette charte, on connait maintenant les vices cachés et les avantages évidents.

    L'individualisme s'est instauré au Canada et la nation est toujours aussi divisée. La prédominance des tribunaux sur les gouvernements est synonyme d'abus de droit et plusieurs exemple de distortions de la démocratie sont apparus dans cette courte vie de la charte.

    Cette charte accorde des droits mais du même coup anhile toute responsabilité. Combien de fois des gens ont hésité à porter secours à cause de la peur d'être poursuivi en cas de pépin. Les autorités policières et carcérales marchent toujours sur des oeufs dans leur relation avec des suspects qui résistent à leur arrestation ou des prisonniers rébarbatifs et grossiers qui foutent tout en l'air pour des peccadilles. Certains parents ont abdiqués envers leurs enfants qui abusent de leur droit pour se permettre des excès.

    Comment a t'on pu juger que le port du Kirpa est un droit ? Comment a t'on accepté que des terroristes internationaux peuvent se prémunir de cette charte pour faire échec à leur déportation vers leur pays d'origine ?

    La prédominance du droit individuel sur le droit collectif a tôt fait de s'instaurer en système. La défense de droits collectifs par le biais du droit de l'individu est devenu un cheval de Troie que les juristes utilisent de plus en plus. Les abus de droit ont pris le dessus sur le gros bon sens.

    A la faveur de son 25ème anniversaire, il est paradoxal que peu de gens ait le coeur à la fête. Peut-être auraient-ils le coeur à la réflexion pour mettre à jour cet élément essentiel qui gouverne notre vie journalièrement.

    Je suis pour qu'on fasse un débat public sur la question afin de mettre à jour ce «joyau» de notre démocratie, la harte des droits et libertés. Et vous, qu'un pensez-vous ??? »

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