jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 17h21


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Objectif: mettre fin au monopole public en santé

Kathleen Lévesque   3 avril 2007  Canada
L'architecte de la position de l'Action démocratique du Québec en faveur du privé en santé, le Dr Stephen Morgan, s'apprête à faire le saut en politique fédérale avec les conservateurs. Son objectif: modifier la Loi canadienne de la santé afin de mettre fin au monopole public.

Le Dr Morgan a confirmé au Devoir que le Parti conservateur lui a proposé de briguer les suffrages sous sa bannière lors des prochaines élections. L'aventure intéresse celui qui se décrit comme «un homme de devoir». «Pour moi, ce qui est important, c'est que les idées que j'ai toujours défendues aillent de l'avant. Et si on m'a approché, c'est parce qu'on connaît mes idées. D'ailleurs, plusieurs des conseillers de M. Harper sont des adéquistes avec qui j'ai travaillé en 2002», explique le Dr Morgan.

Stephen Morgan est un ardent défenseur d'un changement en profondeur du système de santé. Devant le puits sans fond que sont devenus les services de santé au Québec (la santé accapare annuellement 43 % du budget provincial), mais aussi dans tout le pays, le Dr Morgan estime qu'il est temps de mettre fin à l'«hypocrisie».

«Le système canadien a besoin d'être adapté. C'est essentiel. Mais le problème avec la loi canadienne sur la santé, c'est qu'elle a une valeur identitaire et qu'il y a une religion anti-privé. Il y a aussi la crainte de l'ogre américain. Il faut trouver un juste milieu qui ressemble à ce que les pays européens ont réussi», soutient-il.

En 2002, le Dr Morgan a participé aux travaux de réflexion sur la santé au sein de l'ADQ, ce qui avait mené à la présentation d'un rapport intitulé En santé autrement. Il était même présenté comme le ministre de la Santé d'un éventuel gouvernement de l'ADQ. À l'approche des élections générales, il avait décidé de ne pas monter dans le train adéquiste.

Les adversaires péquistes et libéraux n'avaient pas tardé à prendre d'assaut l'ADQ et les changements proposés, n'hésitant pas à démoniser le chef Mario Dumont. La débâcle électorale de l'ADQ six mois plus tard avait forcé par la suite Mario Dumont à revoir ses propositions. Au cours de la récente campagne électorale, le chef adéquiste n'a pas présenté un plan d'action aussi précis qu'il y a quatre ans, se limitant à promettre l'ouverture de cliniques privées pour régler le problème des patients en attente d'une chirurgie. Il a toutefois réitéré sa vision d'un système mixte de santé.

Pour Stephen Morgan, l'importante percée de l'ADQ la semaine dernière «réhabilite une vision de la droite». Cela ouvre la porte à une contribution accrue du secteur privé, qui s'additionnerait aux services publics en place. Mais encore faut-il que l'ADQ forme le prochain gouvernement. «Je suis content parce que Mario Dumont est dans l'antichambre du pouvoir. Il a besoin d'à peu près deux ans pour se préparer», croit le Dr Morgan qui ajoute: «Être de droite, ce n'est pas être mesquin, ce n'est pas manquer d'empathie. C'est d'abord responsabiliser les individus. Mais aussi la décentralisation des pouvoirs».

C'est donc dans cet esprit que le Dr Morgan aborde la possibilité d'être candidat conservateur. Au cours des dernières semaines, deux dirigeants du Parti conservateur (PCC) ont communiqué avec lui, dont l'organisateur en chef pour le Québec, Pierre Coulombe. Au PCC, on refuse de confirmer ou d'infirmer les approches faites auprès du Dr Morgan; on se borne à dire que le travail de recrutement va bon train.

Un «vent nouveau»

Stephen Morgan est associé à l'heure actuelle à Santé Canada. Auparavant, le Dr Morgan qui est spécialisé en chirurgie, a travaillé à l'hôpital Saint-Luc. Il a également été directeur général de l'hôpital de Lachine. Dans la jeune soixantaine, il souhaite profiter du «vent nouveau» qui souffle sur les relations fédérales-provinciales depuis que Stephen Harper est premier ministre du Canada.

Selon lui, la loi canadienne de la santé est «trop rigide»; la présence des conservateurs est une occasion de l'assouplir. Du même coup, le gouvernement Harper pourrait concentrer ses activités en santé là où ses compétences sont requises (la santé animale, les épidémies potentielles et leurs conséquence sur le commerce international, par exemple). «Le rôle d'un gouvernement fédéral en santé, c'est d'abord de s'occuper de ses oignons. La loi canadienne de la santé balise l'aide fédérale en santé. Et elle est étouffante, elle est excessive», explique le Dr Morgan.

Il n'est pas question de se satisfaire de la loi 33 qui permet des chirurgies dans le secteur privé pour les genoux, les hanches et les cataractes. Pour le Dr Morgan, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, «a accouché d'une souris». «Le jugement Chaoulli, c'est une opportunité perdue parce qu'on pouvait ouvrir au privé de façon équilibrée. En se limitant à trois chirurgies, c'est l'aggravation de l'hypocrisie», soutient le Dr Morgan.

Un système de santé mixte où se croisent public et privé permettrait un contrôle des prix et le contrôle de la qualité d'une industrie aujourd'hui souterraine, croit-il. «C'est le "free for all". Le seul contrôle, c'est la loi du marché», assure-t-il.

Ce dernier prône notamment la mise en place d'un ticket modérateur, afin de freiner la surutilisation des services de santé. Déjà, il y a quatre ans, le Dr Morgan défendait l'idée selon laquelle l'accès aux médecins spécialistes devrait être payant à moins que le patient ne soit envoyé par un omnipraticien. Aux yeux du Dr Morgan, il est impensable qu'un pédiatre fasse de la vaccination ou que des parents se rendent aux urgences avec leur bébé fiévreux à cause d'une otite. Il suggère que l'on attribue davantage de responsabilités aux infirmières. «J'ai fait de la médecine pendant trente ans, 80 % de ce qui se présente dans une salle d'urgence, peut être réglé en 5-10 minutes par une infirmière», affirme le Dr Morgan.

Si le Dr Morgan décide de se lancer en politique fédérale, ce sera pour défendre ces idées. Et l'enthousiasme ne semble pas lui faire défaut.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 3 avril 2007 07h20
    Vous vouliez l'ADQ, vous l'avez. Ils vont détruire 40 ans de progrès.
    « Les plus vieux d'entre vous se souviendront du temps où nos parents se privaient, comme aux États aujourd'hui encore, pour se faire soigner ou faire soigner leurs enfants. Les sales ad.quistes que vous avez élu vont tout détruire ça, tiout notre filet social. Juste pour dire comme la rumeur. À Québec, souvenez vous de la célèbre murale: "Vous n'êtes pas tannés de morrir bande de caves?". Des jours, j'ai honte d'être Québécois avec tous ces imbéciles que vous élisez...

    Robert Henri »

  • JEAN-YVES GAUDREAULT
    Inscrit
    mardi 3 avril 2007 09h22
    Santé n'égale pas profit
    « Il est fou de penser que le privé va sauver le système de santé. Le privé doit faire de l'argent, qui va payer?
    la santé n'est pas à vendre!
    Il y a moyen de réformer le système sans aller dans le privé et les syndicats ont amenés bien des solutions mais les gestionnaires ont trop peur de perdre leurs monopoles et les journalistes baillonnés par leurs patrons ne voient que dans une seule direction.
    Si un jour l'ADQ prend le pouvoir et privatise la santé, il y aura la matière à révolution. »

  • coté carol
    Inscrit
    mardi 3 avril 2007 10h19
    ABERRATION
    « Quel scandale de lire de telle aberration,détruire ce que nous avons mis avec coeur a construire pour la société québécoise,pour les pauvres de la société,un vrai partage entre tous les citoyens la richesse collective,quel égocentrisme(Etre a droite,ce n'est pas etre mesquin,ce n'est pas manquer d'empathie.Le seul controle,c'est la loi du marché.)Je crois que le seul but de cette magouille,c'est de s'emparer de l'investissement que l'on met dans le systeme de santé,payer des primes aux compagnies d'assurance et cela ne fera pas diminuer automatiquement l'impot.Nous mettrions le bordel dans ce qui représente une part de l'dentité des québecois,nous détruirions le Québec. »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 11h05
    Courant de droite adéquiste ou pragmatisme de circonstance comme résultat des élections 2007?
    « Le succès de l'ADQ au dernière élection provinciale n'est pas nécessairement synonyme de la victoire d'un certain courant de droite. Selon les échos que j'ai entendu, beaucoup de gens qui ont voté ADQ l'ont fait parce qu'ils étaient insatisfait des libéraux et qu'ils ne voulaient pas voté PQ. La seule chose que ces gens-là n'avaient aps prévu c'était le succès de l'ADQ à ces élections alors qu'ils s'attendaient à revoir les libéraux au pouvoir mais affaibli par la vague adéquiste. Par ailleurs, les gens ont dépassé les courants qu'on dit de gauche ou de droite si je me fie à ce que mes oreilles entendent très souvent. Plutôt que d'être idéologique, l'heure serait venue pour un certain pragmatisme. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 12h10
    Le Décalogue
    « Vous ne le saviez pas, mais Moïse était retourné sur le mont Sinaï. En effet, on sait maintenant qu'à son retour, il s'est rendu compte d'un oubli magistral, les Tables de la Loi Économique. Un onzième commandement fut relégué à l'oubli pendant des siècles.

    "La loi du marché tu observeras et appliqueras sans réfléchir."

    Voilà la Révélation !

    Bien sûr, il y avait quelques dizaines de tablettes en annexes. Malheureusement, elles ne furent pas toutes retrouvées. C'est la raison principale de la méconnaissance de la dite loi du marché, mais aussi de sa dénaturation par des apprentis sorciers.

    Dieu soit loué, on connait au moins l'esprit de la loi que le bon docteur Morgan prêche.

    Essentiellement elle dit ceci. Prenons un malade typique avec une vraie maladie, pas comme ceux que le doc voit trop souvent et qui pourraient être soignés par une infirmière.

    Si seulement, ils le savaient ces imbéciles de malades qui ne peuvent eux-mêmes évaluer leur condition avant de se présenter sans réfléchir dans les urgences pour vrais malades.

    Notre vrai malade, dans ce monde idéal, a de l'argent, avec lequel il pourra se faire pardonner de ne pas être à sa place le cas échéant.

    Ainsi, malade et argenté, il part à la recherche du meilleur rapport qualité/prix. Ça, c'est l'offre. Dans le monde morganien, il y a tout un florilège d'offres toutes plus appétissantes les unes que les autres pour le bien nanti.

    Normal, cette offre est le résultat darwinien de la sélection naturelle qui nous a débarassé de tous les tire-au-flanc (bien que je ne connaisse pas beaucoup de médecins de ce genre).

    Il fallait y penser.

    Tous les pays occidentaux se sont engagés dans des réformes de la santé avec des moyens similaires. On a tenté de décentraliser, de mettre en compétition les fournisseurs de soins, de donner des choix aux acheteurs.

    Le résultat fut le même partout, c'est-à-dire que les listes d'attente sont demeurées intactes.

    Heureusement, la Canada est là ! Halte-là ! Halte-là !
    Le Canada conservateur ou adécouiste comme disait l'autre de l'IEDM.

    Donc, la conclusion est la suivante. Le problème n'est pas la liste d'attente qui semble éternellement interminable. Elle repousse au fur et à mesure. Il faut se retrouver en haut de la liste en payant plus ou en étant vraiment malade.

    On serait tenté de conclure que l'argent puisse rendre malade, mais gardons-nous en bien. »

  • Jocelyne Lalonde
    Inscrite
    mardi 3 avril 2007 13h07
    Le grand mystère de la santé
    « Au Québec, lorsqu'on parle santé, on parle essentiellement maladie. Ici, c'est le curatif qui occupe le devant de la scène.

    Lorsqu'on parle liste d'attente pour les chirurgies, on parle essentiellement le jargon hospitalier, sans jamais savoir avec certitude de quoi il retourne. Par exemple, alors que je souffrais d'hémorragies causées par de l'adénomiose, je me suis fait dire par 4 gynécologues différents qu'il était impossible de m'opérer rapidement, pour la simple raison qu'on n'ouvrait pas les salles de chirurgie l'été. Mauvais timing pour être malade, quoi! Est-ce vrai, est-ce faux, va savoir...Politique interne de certains hôpitaux, manque de personnel because les vacances estivales, manque de compassion? Impossible d'y rien comprendre...Questionnez, questionnez, vous vous retrouverez devant autant de réponses qu'il y a de médecins...

    En fait, toutes les personnes malades ayant dû faire affaire avec le système actuel vous le diront. Il y a quelque chose de profondément occulte dans le milieu hospitalier comme dans le monde médical qui le régit. Ce qu'on en sait, c'est ce que nous en disent les médecins et les journalistes. Ce qu'on en connaît, c'est la souffrance qui ne rencontre qu'exceptionnellement une attitude d'ouverture. Fatigue, surcharge réelle de travail, préjugés face à ceux qui consultent, absence totale d'empathie, allez savoir. Un peu de tout ça? Possible. Je dirais même plus, probable. Il n'y a qu'à écouter les propos railleurs tenus par certains urgentologues lorsqu'ils se croient à l'abri des oreilles de leurs ''patients'' en attente de consultation pour le croire.

    Je me questionne toujours lorsque j'entends les spécialistes se plaindre de leurs faibles revenus, alors que je ne les entends jamais parler de la pauvreté des conditions de vie qui causent la plupart des maladies, de la pollution qui fait croître les maladies respiratoires de façon quasi exponentielle, de la précarité en emploi qui se traduit par nombre de maladies professionnelles, de l'augmentation effarante de maladies mentales et de la consommation de drogues, licites ou autres, comme de l'absence de mesures concrètes pour comprendre et contrer ce fléau national qu'est le suicide.

    On parle argent, fuite de cerveaux pour cause d'argent, démotivation pour cause d'argent, manque de ressources pour cause d'argent...

    Tout se passe, en fait, comme si la maladie était la poule aux oeufs d'or qu'il fallait à tout prix garder en santé...

    Les malades, patients, bénéficiaires, n'étant, pour la plupart, que des ignares, des numéros, des inconscients, des paresseux, des hystériques incapables de bien saisir la beauté et la générosité de ces êtres divinement intelligents, venus là pour les traiter. Qu'ils soient hommes ou femmes, scolarisés ou pas, chefs d'entreprise ou simple manoeuvre, devant le regard du soignant, ils se retrouvent tous à égalité. Sauf s'ils sont connus, auquel cas, ils ont droit à la reconnaissance de ce statut d'humain qui fait cruellement défaut aux autres et qui semble justifier toutes les aberrations imputées au système.

    Un système mixte ne changera rien à cette donne, parce que le problème est visiblement ailleurs... »

  • Serge Bernier
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 13h41
    Laissons le secteur privé fournir les soins de santé
    « Le Québec a fait une erreur en nationalisant les services de santé. Ce n'était pas nécessaire de nationaliser les hôpitaux pour assurer des soins de santé à l'ensemble de la population.

    Il faut distinguer l'assurance des soins de santé de la fourniture des services. En créant l'assurance hospitalisation, le gouvernement s'est assuré que tous les citoyens auraient accès aux services de santé peu importe leurs revenus. C'est l'objectif de justice sociale que nous devons poursuivre.

    En nationalisant les hôpitaux, le gouvernement a créé un monopole géré par une lourde bureaucratie centralisée et incapable de fournir des services de santé adéquats à la population. Cela ne sert à rien d'avoir une assurance-santé si nous n'avons pas accès à un médecin de famille et si nous ne pouvons pas recevoir à temps les soins dont nous avons besoin.

    Privatiser les services hospitaliers permettrait d'établir une saine concurrence entre plusieurs fournisseurs qui auraient une incitation à innover et à rendre de meilleurs services aux patients. Cela décentraliserait également le processus de décision. Les fournisseurs de soins n'auraient plus besoin de faire approuver leurs décisions d'acheter de l'équipement ou de fournir un quantité donnée de soins par une bureaucratie coûteuse.

    Les hôpitaux privés pourraient charger au gouvernement le coût des soins aux citoyens sur présentation de la carte d'assurance maladie. Bien sûr, les fournisseurs privés demanderaient un profit. C'est normal que si une entreprise investit des fonds et du talent pour fournir un service, qu'elle reçoive un retour sur ces resssources. Ce qui est anormal, c'est que le gouvernement fournisse ces services à perte.

    Ce serait peut-être plus dispendieux mais ce système reflèterait les vrais coûts des soins, serait sûrement plus efficace que le système actuel et permettrait d'éliminer les files d'attente. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 3 avril 2007 16h08
    À qui la faute? Gouvernement laxiste ou syndicat trop puissant et inconscient?
    « Il y a pas si longtemps le journal de Montréal dans une de ses enquêtes choc, nous démontrait le laxisme de la santé en interviewant des infirmières qui étaient au service de l'état 1 ou 2 jours par semaine pour garder leur ancienneté, leur retraite, leur bénéfices marginaux etc... et le reste du temps elles se vantaient de le faire à gros prix pour le privé!
    Même pas conscientes du grotesque de leur attitude!
    Ceci s'applique aussi à certains spécialistes dont nous manquons. Style radiologue, anesthésistes etc..
    Si on disait à tout ce beau monde:
    Vous choisissez de quel bord vous êtes et c'est tout!
    Vous travaillez au privé ou pour l'état. Mais on ne peut pas être des 2 bords de la clôture.
    Peut être qu'on manquerait moins de monde dans les hôpitaux !
    Parce que leur sécurité en béton et leurs bénéfices, ils y tiennent, même si c'est moins payé.
    À qui la faute?
    Le gouvernement ou une convention collective tordue qui nous prend en otage?
    Je n'ai pas la réponse, mais si vous l'avez, publiez-la s'il vous plait. J'aimerai bien la connaître.
    Tout ça pour dire que la solution, on la trouvera pas demain si on lui tourne le dos, pas vrai? C'est assez triste de vouloir encore nous prendre pour des nouilles. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
8 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009