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En bref - Les cours de français boudés

Le Devoir   31 mars 2007  Canada
Ottawa — Même si leurs connaissances de la langue de Molière demeurent limitées, près du tiers des cadres de la Ville d'Ottawa n'ont pas suivi un seul cours de français au cours de l'année 2006 afin de leur permettre de respecter les critères de bilinguisme reliés à leur poste.

Selon un document obtenu de la Ville d'Ottawa par le biais de la Loi d'accès à l'information, 16 cadres sur un total de 34 ne sont toujours pas en mesure de parler en français, dont quatre qui sont toujours au niveau débutant. Sur ces 16 employés de gestion, pas moins de 10 n'ont pas jugé bon suivre un seul cours de français en 2006, et ce, même s'ils s'étaient engagés à atteindre un certain niveau de bilinguisme à leur embauche. La Ville demande à ces cadres d'apprendre le français pour qu'ils puissent parler directement avec les citoyens et avec le personnel municipal francophone dans leur langue maternelle, comme le veut la politique municipale de bilinguisme. En milieu minoritaire, cette mesure a pour objectif de freiner les ravages de l'assimilation.






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