vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 07h55
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le Bloc perd un pilier

Michel Gauthier démissionne à cause d'ennuis de santé

29 mars 2007  Canada
Le bouillant député de Roberval à la Chambre des communes et pilier du Bloc québécois, Michel Gauthier, met un terme à sa carrière politique. Il quittera son poste à la fin de la session, en juin, ou plus tôt encore s’il y a des élections gé
Photo : Agence Reuters
Le bouillant député de Roberval à la Chambre des communes et pilier du Bloc québécois, Michel Gauthier, met un terme à sa carrière politique. Il quittera son poste à la fin de la session, en juin, ou plus tôt encore s’il y a des élections gé
Ottawa — Le Bloc québécois a encaissé un coup dur hier, lorsqu'un de ses piliers, Michel Gauthier, a annoncé son retrait de la vie politique dès la fin des travaux parlementaires, ce printemps.

M. Gauthier, député de Roberval-Lac-Saint-Jean depuis 1993, a évoqué des raisons de santé pour justifier sa décision de ne pas briguer les suffrages lors des prochaines élections fédérales. L'été dernier, il a subi une chirurgie majeure au dos, dont les séquelles limitent maintenant sa mobilité.

«J'ai encore le goût de continuer, a expliqué M. Gauthier. Ce sont les restrictions de santé qui m'obligent à cesser.»

Cette démission survient quelques jours après un autre moment difficile à avaler pour tout le mouvement souverainiste, à la suite du revers cuisant du Parti québécois lors des élections provinciales.

En point de presse, le bloquiste a insisté pour dire que sa décision n'avait rien à voir avec les résultats électoraux de lundi soir dernier.

«Si j'annonce ça maintenant, deux jours après la campagne électorale au Québec, n'y voyez aucun lien. Ma décision était prise il y a un certain temps», a fait valoir le député bloquiste, qui entend occuper son poste de député jusqu'en juin, à moins d'élections hâtives.

Au sein du Bloc, M. Gauthier occupe un rôle très important et ses collègues ont été les premiers à le souligner.

«C'est une perte pour nous, c'est le meilleur député en Chambre, un leader excessivement solide, un pédagogue extraordinaire», a résumé le chef du Bloc, Gilles Duceppe, visiblement attristé du départ de celui qui est, en quelque sorte, son bras droit.

Les choses auraient pu se passer tout autrement. En 1996, après le départ de Lucien Bouchard à la tête du Bloc, Michel Gauthier a été élu chef de la formation politique. Son leadership a rapidement été remis en question, le forçant à démissionner. Il restera en poste jusqu'en mars 1997, le temps que les militants bloquistes lui choisissent un successeur, en la personne de Gilles Duceppe.

«Il a su redevenir un numéro deux extrêmement important», a noté Louis Plamondon, un bloquiste de la première heure et président du caucus.

À titre de leader parlementaire, M. Gauthier connaît la procédure parlementaire sur le bout de ses doigts et a mis à profit plus d'une fois ses connaissances pour alimenter les stratégies de la formation aux Communes.

«C'est un gars qui fait appel au gros bon sens. Il a un flair politique extraordinaire. Alors souvent, quand il y a des débats un peu plus difficiles à conclure, c'est lui qui intervenait à partir de sa perception du terrain, de son flair. C'est lui qui venait proposer une voix de consensus qui faisait l'unanimité au sein du caucus», résume le député Pierre Paquette, ajoutant que M. Gauthier était aussi «le grand manitou de la période de questions».

M. Gauthier a aussi agi à titre d'organisateur électoral lors des dernières élections fédérales, et il voyait à la préparation du parti en vue du prochain affrontement. Il met aussi un terme à cet engagement, obligeant M. Duceppe à trouver un remplaçant.

«C'est un dur coup, a souligné pour sa part le député Réal Ménard. C'est un homme exceptionnel par ses capacités oratoires, sa passion. C'est un fougueux, un sanguin, il a donné le meilleur de lui-même.»

Excellent tribun, maîtrisant l'art de la formule efficace comme pas un, M. Gauthier a d'ailleurs la réputation de faire peur à ses adversaires politiques lorsqu'il se lève en Chambre.

«Ç'a été pour nous un adversaire coriace», a reconnu l'ex-ministre libéral Denis Coderre, ajoutant: «On a eu lui et moi bien des joutes parlementaires assez musclées.»

Le ministre du Travail et responsable de l'agence de développement économique, Jean-Pierre Blackburn, a aussi tenu à rendre hommage à ce «bon député, excellent tribun, même un tribun redoutable, je dirais».

Âgé de 57 ans, M. Gauthier a commencé sa carrière politique à l'Assemblée nationale, à Québec, où il a siégé de 1981 à 1988, avant de faire le saut à Ottawa. Hier, il a dit vouloir réorienter sa carrière vers les communications, un domaine qui le fascine, a-t-il reconnu.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012