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Sondage Léger Marketing - Les conservateurs pourraient former un gouvernement majoritaire

29 mars 2007  Canada
Ottawa — Les conservateurs ont creusé l'écart avec leurs rivaux et peuvent désormais envisager un gouvernement majoritaire, révèle un sondage Léger Marketing remis à la Presse canadienne.

D'après l'étude dévoilée hier, le parti de Stephen Harper est le plus populaire auprès de l'électorat de toutes les régions situées à l'ouest de la rivière des Outaouais.

Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, ils auraient récolté 33 % des votes à l'échelle nationale, contre 22 % pour les libéraux et 12 % pour le Nouveau Parti démocratique.

L'étude a été menée auprès de 1500 Canadiens entre le 20 et le 25 mars dernier, soit dans les jours qui ont suivi le dépôt du deuxième budget Flaherty. Sa marge d'erreur est de 2,6 %, 19 fois sur 20.

Après répartition proportionnelle des 12 % d'indécis, les conservateurs se retrouvent avec 41 % des appuis, les libéraux 27 %, le NPD 12 % et le Parti vert 5 %.

Au Québec, le Bloc québécois obtient 36 %, comparativement à 26 % pour les conservateurs, 25 % pour les libéraux et 10 % pour le NPD. Ces données sont toutefois moins fiables puisque l'échantillon n'est que de 353 personnes.

D'après Anne-Marie Marois, de Léger Marketing, c'est la première fois que les conservateurs franchissent la barre des 40 % dans le cadre du Baromètre électoral fédéral, qui est réalisé tous les mois.

«C'est une amélioration constante de leur score au détriment des libéraux. Ils ont gagné cinq points depuis les élections de 2006, alors que les libéraux en ont perdu trois», a-t-elle expliqué.

Ces résultats, qui se vérifient particulièrement en Ontario, leur permettent d'envisager une majorité à la Chambre des communes, même s'ils ne se classent pas premiers au Québec.

«Il faudra qu'ils voient si c'est une saute d'humeur ou si c'est une tendance qui est suffisamment solide et va se maintenir», a souligné la chercheuse.

Les conservateurs devront notamment tenter de décoder les Québécois pour déterminer ce que feront les nationalistes québécois, maintenant qu'un référendum est exclu à moyen terme.
 
 
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