Ex-pensionnaires autochtones - Des chefs de l'Est veulent des excuses
27 mars 2007
Canada
Photo : Agence Reuters
Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine.
Moncton — Des chefs autochtones de la côte Est réclament des excuses de la part du premier ministre Stephen Harper pour les sévices subis par les jeunes autochtones envoyés dans des pensionnats fédéraux entre les années 1870 et 1970.
Le chef Rick Simon, vice-chef de l'Assemblée des Premières Nations, a affirmé hier qu'il était grand temps que ces excuses soient faites.
Il a déclaré que le premier ministre avait montré de l'empressement à offrir des excuses aux Canadiens d'origine japonaise internés pendant la Deuxième Guerre mondiale, aux Canadiens d'origine chinoise obligés de payer une taxe d'entrée raciste et au Canadien d'origine syrienne Maher Arar.
«Pourtant, jusqu'à ce jour, nous n'avons pas encore entendu parler d'un projet d'excuses aux survivants des pensionnats, a-t-il dit, citant une lettre envoyée au premier ministre Harper. Toutes les Premières Nations se demandent pourquoi.»
Des dizaines de milliers d'enfants autochtones ont été enlevés à leur famille pour être envoyés dans des pensionnats à travers le Canada, et plusieurs d'entre eux ont été maltraités et agressés sexuellement. La séparation de leur famille les a aussi privés de leur culture, disent les survivants.
La lettre envoyée par les chefs au premier ministre est destinée à appuyer les efforts du chef de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, pour obtenir des excuses. M. Fontaine a été une des premières personnalités connues à dévoiler publiquement son propre passé de victime d'agressions physiques et sexuelles dans une école du Manitoba.
Plus tôt cette année, le gouvernement fédéral a convenu d'un plan d'indemnisation en vertu duquel d'anciens pensionnaires recevront 10 000 $ pour la première année, plus 3000 $ pour chaque année additionnelle passée dans un pensionnat pour autochtones.
L'ex-ministre libérale des Affaires indiennes Jane Stewart a proposé une «déclaration de réconciliation» en 1998, mais pour plusieurs survivants, c'est insuffisant.
Le chef Noah Augustine, de la réserve Redbank, au Nouveau-Brunswick, a soutenu que les excuses pressaient, parce que les survivants meurent au rythme de trois à cinq par jour au pays.
Il n'a pas été possible d'obtenir de commentaires au cabinet du premier ministre.
Le chef Rick Simon, vice-chef de l'Assemblée des Premières Nations, a affirmé hier qu'il était grand temps que ces excuses soient faites.
Il a déclaré que le premier ministre avait montré de l'empressement à offrir des excuses aux Canadiens d'origine japonaise internés pendant la Deuxième Guerre mondiale, aux Canadiens d'origine chinoise obligés de payer une taxe d'entrée raciste et au Canadien d'origine syrienne Maher Arar.
«Pourtant, jusqu'à ce jour, nous n'avons pas encore entendu parler d'un projet d'excuses aux survivants des pensionnats, a-t-il dit, citant une lettre envoyée au premier ministre Harper. Toutes les Premières Nations se demandent pourquoi.»
Des dizaines de milliers d'enfants autochtones ont été enlevés à leur famille pour être envoyés dans des pensionnats à travers le Canada, et plusieurs d'entre eux ont été maltraités et agressés sexuellement. La séparation de leur famille les a aussi privés de leur culture, disent les survivants.
La lettre envoyée par les chefs au premier ministre est destinée à appuyer les efforts du chef de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, pour obtenir des excuses. M. Fontaine a été une des premières personnalités connues à dévoiler publiquement son propre passé de victime d'agressions physiques et sexuelles dans une école du Manitoba.
Plus tôt cette année, le gouvernement fédéral a convenu d'un plan d'indemnisation en vertu duquel d'anciens pensionnaires recevront 10 000 $ pour la première année, plus 3000 $ pour chaque année additionnelle passée dans un pensionnat pour autochtones.
L'ex-ministre libérale des Affaires indiennes Jane Stewart a proposé une «déclaration de réconciliation» en 1998, mais pour plusieurs survivants, c'est insuffisant.
Le chef Noah Augustine, de la réserve Redbank, au Nouveau-Brunswick, a soutenu que les excuses pressaient, parce que les survivants meurent au rythme de trois à cinq par jour au pays.
Il n'a pas été possible d'obtenir de commentaires au cabinet du premier ministre.
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