Stephen Harper fera une tournée en Amérique latine cet été
26 mars 2007
Canada
Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper prévoit effectuer cet été une tournée très visible de l'Amérique latine et des Caraïbes, dans le but de rehausser le profil du Canada et de resserrer ses liens avec plusieurs nouveaux dirigeants dans la région, affirment des sources gouvernementales.
La gouverneure générale Michaëlle Jean participera aussi à cet effort, et à deux, ils pourraient visiter des villes importantes comme Santiago au Chili, São Paulo au Brésil, Montevideo en Argentine, Bogota en Colombie et Mexico au Mexique.
Les Caraïbes seront aussi au programme, et un arrêt en Haïti pourrait faire partie de l'itinéraire.
Les observateurs soulignent aussi que M. Harper aura droit à un accueil complètement différent de celui réservé tout récemment au président américain George Bush, qui a été la cible de démonstrateurs en colère partout où il est allé.
Cela donne au Canada une occasion unique de se présenter comme un partenaire alternatif pour la région — un qui s'intéresse au rôle de l'état, à un système de santé public et à une société civile solide, a expliqué Carlo Dade de la Fondation canadienne pour les Amériques.
«Les gens cherchent des solutions de rechange, et nous offrons une solution de rechange forte aux États-Unis, a dit M. Dade, qui a déjà travaillé dans la région pour le gouvernement américain et la Banque mondiale. C'est de plus en plus populaire et intéressant.»
Le gouvernement conservateur témoigne depuis un moment de son intérêt envers l'Amérique latine. En février, M. Harper, lors d'une allocution devant le Canadian Club, a rappelé que le Canada n'était pas obnubilé par sa relation avec les États-Unis. Il a aussi effectué un geste symbolique important l'an dernier, quand il a assisté à l'inauguration du nouveau président, Felipe Calderon, dont la victoire était contestée par son rival.
Le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, a de son côté participé, l'été dernier, à l'assemblée générale de l'Organisation des états américains, et le mois dernier il a rencontré ses homologues au Mexique et au Brésil. Et il y a deux semaines, le greffier du Conseil privé, Kevin Lynch, et le conseiller de M. Harper pour les affaires étrangères, Susan Cartwright, ont rencontré des dirigeants mexicains dans ce pays.
La visite de M. Harper pourrait entre autres porter sur deux ententes de libre-échange, une entre le Canada et les Caraïbes et l'autre entre le Canada et l'Amérique centrale. Les négociations, entreprises par le gouvernement libéral de Jean Chrétien, sont pratiquement au point mort.
La politologue Judith Helman, de l'Université York, estime que le Canada doit approcher le Brésil, le Mexique et le Chili en tant qu'égaux. Elle prévient que pour être accepté en tant que solutions de rechange aux États-Unis, le Canada devra aussi jouer le rôle.
«Nous ne devons pas y aller seulement pour retirer le plus d'argent possible de tous les contrats, a-t-elle dit. Le Canada doit témoigner de sa préoccupation envers l'égalité sociale, c'est la différence entre nous et les États-Unis, et ce sera essentiel au succès du voyage et aux relations que Harper ou tout autre leader canadien développera avec les pays d'Amérique latine.»
La gouverneure générale Michaëlle Jean participera aussi à cet effort, et à deux, ils pourraient visiter des villes importantes comme Santiago au Chili, São Paulo au Brésil, Montevideo en Argentine, Bogota en Colombie et Mexico au Mexique.
Les Caraïbes seront aussi au programme, et un arrêt en Haïti pourrait faire partie de l'itinéraire.
Les observateurs soulignent aussi que M. Harper aura droit à un accueil complètement différent de celui réservé tout récemment au président américain George Bush, qui a été la cible de démonstrateurs en colère partout où il est allé.
Cela donne au Canada une occasion unique de se présenter comme un partenaire alternatif pour la région — un qui s'intéresse au rôle de l'état, à un système de santé public et à une société civile solide, a expliqué Carlo Dade de la Fondation canadienne pour les Amériques.
«Les gens cherchent des solutions de rechange, et nous offrons une solution de rechange forte aux États-Unis, a dit M. Dade, qui a déjà travaillé dans la région pour le gouvernement américain et la Banque mondiale. C'est de plus en plus populaire et intéressant.»
Le gouvernement conservateur témoigne depuis un moment de son intérêt envers l'Amérique latine. En février, M. Harper, lors d'une allocution devant le Canadian Club, a rappelé que le Canada n'était pas obnubilé par sa relation avec les États-Unis. Il a aussi effectué un geste symbolique important l'an dernier, quand il a assisté à l'inauguration du nouveau président, Felipe Calderon, dont la victoire était contestée par son rival.
Le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, a de son côté participé, l'été dernier, à l'assemblée générale de l'Organisation des états américains, et le mois dernier il a rencontré ses homologues au Mexique et au Brésil. Et il y a deux semaines, le greffier du Conseil privé, Kevin Lynch, et le conseiller de M. Harper pour les affaires étrangères, Susan Cartwright, ont rencontré des dirigeants mexicains dans ce pays.
La visite de M. Harper pourrait entre autres porter sur deux ententes de libre-échange, une entre le Canada et les Caraïbes et l'autre entre le Canada et l'Amérique centrale. Les négociations, entreprises par le gouvernement libéral de Jean Chrétien, sont pratiquement au point mort.
La politologue Judith Helman, de l'Université York, estime que le Canada doit approcher le Brésil, le Mexique et le Chili en tant qu'égaux. Elle prévient que pour être accepté en tant que solutions de rechange aux États-Unis, le Canada devra aussi jouer le rôle.
«Nous ne devons pas y aller seulement pour retirer le plus d'argent possible de tous les contrats, a-t-elle dit. Le Canada doit témoigner de sa préoccupation envers l'égalité sociale, c'est la différence entre nous et les États-Unis, et ce sera essentiel au succès du voyage et aux relations que Harper ou tout autre leader canadien développera avec les pays d'Amérique latine.»
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