dimanche 22 novembre 2009 Dernière mise à jour 11h52


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Pouvoir fédéral de dépenser - Harper menace de ne pas négocier avec un gouvernement souverainiste

22 mars 2007  Canada
Ottawa — L'équipe conservatrice promet depuis deux budgets de limiter le pouvoir d'Ottawa de dépenser dans les champs de compétence des provinces, mais Stephen Harper a rendu hier cet engagement conditionnel à l'élection d'un gouvernement fédéraliste le 26 mars au Québec. Le premier ministre a même poussé plus loin son analyse en se vantant d'avoir foulé au pied les velléités séparatistes des Québécois. Il n'en fallait pas plus pour provoquer la colère du mouvement souverainiste. Le chef du Bloc québécois, qui accuse depuis quelques jours les conservateurs de tenter d'influencer l'issue du scrutin québécois avec leur budget déposé en pleine campagne électorale, est monté aux barricades.

La phrase du premier ministre Harper est survenue en pleine période de questions à la Chambre des communes hier. M. Harper était interrogé par le député bloquiste Pierre Paquette à propos de l'absence, dans le budget de lundi, de transfert de capacité fiscale au Québec, par exemple des points d'impôt ou des revenus de TPS.

M. Harper a alors reconnu qu'il existe «plusieurs façons de régler le déséquilibre fiscal» mais que le transfert de points d'impôt serait désavantageux pour le Québec. «Nous sommes toujours prêts à étudier des possibilités, a-t-il ajouté, mais à la fin, pour avoir de telles relations fiscales avec les provinces, il est nécessaire d'avoir un gouvernement fédéraliste à Québec [et] un gouvernement qui respecte les champs de compétence des provinces, ici à Ottawa.»

Quelques questions plus loin, le premier ministre a semblé nuancer ses propos en avançant que «ce gouvernement est prêt à rencontrer le nouveau gouvernement — qui, je l'espère, sera fédéraliste — pour contrôler le pouvoir fédéral de dépenser». Mais tout de suite après, à la sortie des Communes, son lieutenant québécois Lawrence Cannon a été dépêché auprès des journalistes et a confirmé la première impression.

Quand on lui a demandé si la promesse électorale de limiter le pouvoir de dépenser était conditionnelle à la couleur du prochain gouvernement québécois, M. Cannon a eu cette réponse: «C'est ce que j'ai compris, et on verra le soir des élections ce qui en est, mais ça prend des fédéralistes pour réformer le fédéralisme.»

La réaction de Gilles Duceppe n'a pas tardé, le chef bloquiste reprochant au leader conservateur d'avoir «déraillé». «Ç'a pas de sens! Je ne comprends pas de telles remarques de M. Harper. Il est chef de gouvernement, là, premier ministre! Et il devrait regarder le passé. Le dernier à avoir négocié des points d'impôt, c'est René Lévesque avec Pierre Elliott Trudeau. S'il y en a deux qui avaient des idées quelque peu divergentes, c'est bien ces deux-là. Or, pourtant, ils ont fait passer l'intérêt des deux nations avant leur intérêt partisan.»

L'issue des élections québécoises est loin d'être prévisible. Le dernier sondage panquébécois plaçait les trois principaux partis à égalité statistique, laissant entrevoir l'élection d'un gouvernement minoritaire. Certains analystes pensent même que si l'ADQ de Mario Dumont réussit «trop» bien, il pourrait nuire à Jean Charest au point de laisser filer André Boisclair.

Stephen Harper a pourtant poussé la note encore un brin en affirmant qu'avec son budget de lundi, qui accorde des sommes supplémentaires aux provinces, il a réglé le dilemme constitutionnel au coeur de la politique québécoise depuis 30 ans. «Le problème du Bloc québécois, c'est que ce n'est pas une question de déséquilibre fiscal, c'est une question de séparation. Nous avons réglé le dossier de la séparation. Les Québécois ne veulent pas que le Québec soit séparé du reste du Canada.»

Par ailleurs, M. Harper n'en était pas à une déclaration controversée près à la Chambre hier. Interrogé à propos du traitement réservé aux prisonniers afghans arrêtés par le Canada, il a reproché aux libéraux de se montrer plus «passionnés» à propos du sort des talibans que de celui des soldats canadiens (voir autre texte en page A 6).

Le Devoir






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Alain Carré
    Inscrit
    mercredi 21 mars 2007 23h00
    Il est supposé gouverner pour tous les gens...
    « Ah le $%&*, il est supposé gouverner pour toute la population car c'est le Premier ministre. Je trouves cela insultant et révoltant, j'espère juste que le monde vont appuyer le PQ...

    Etes-vous tanné d'être toujours à genou devant Ottawa...réveillez-vous! »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 21 mars 2007 23h00
    M. Harper vient d'insulter la moitié des Québécois
    « Avec sa menace de ne pas négocier avec un gouvernement souverainiste, M. Harper vient d'insulter la moitié des Québécois qui tous paient des impôts à Ottawa.

    Le mépris n'aura qu'un temps. Nous nous en souviendrons, en ce qui le concerne lui et son parti, et en ce qui concerne ses laquais libéraux-crypto-conservateurs au Québec.. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 21 mars 2007 23h23
    Harper agit comme les libéraux pour la valse des milliards
    « Dilemme constitutionel sur le dos des chômeurs. Les surplus
    d'Ottawa viennent en partie du scandale de l'assurance emploi. Un salaire entre 15000 et 30000/an coûte presque ou en totalité de la prestation et quand vient le temps d'en retirer exemple celui de 22000 recevra 212$/semaine et celui de 40000$ recevra environ 580/semaine le maximum. Pour avoir contribuer presque le même montant. Donc les salariers entre 15000 et 30000$/année sont les didons de la farce. Dire que les conservateurs à l'opposition dénonçaient les libéraux sur ce scandale qui traine depuis trop longtemps. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 21 mars 2007 23h52
    Harper commence à sentir la soupe chaude
    « si le PQ sort vainqueur même minoritaire, son plan sera de résister 4 ans comme minoritaire ... il aura certainement pas assez de votes dans l'Ouest. Cette remarque est elle une indication du vote prévu pour Lundi, un essais de mise en tutelle du Québec? »

  • Claude Gendron
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 00h01
    Harper ajoute d'insulte à l'arrogance envers les Québécois
    « L'intervention de l'Albertain Stephen Harper dans la campagne électorale du Québec atteste du bien fondé des propos de Robert Laplante, directeur de la revue « L'Action Nationale », qui affirmait, au début du mois de mars, que la course à l'Assemblée Nationale allait se dérouler « sous la tutelle d'Ottawa ». Le budget fédéral de lundi apportait en effet des munitions financières au Parti « Libervateur », pardon « Conservéral », excusez « Libéral », et par ricochet à l'Action « prétendument » démocratique du Québec. Malgré tout, visiblement apeuré par la possibilité d'élection du Parti « authentiquement » Québécois, deux jours après et 5 jours avant le scrutin, l'anglo-saxon se reprend, atténue sa reconnaissance de la nation québécoise et affirme à la Chambre des communes qu'il ne négociera qu'avec un parti fédéraliste.

    À l'arrogance, le premier ministre du Canada ajoute l'insulte à l'endroit des Québécois qui n'aspirent à rien d'autre que d'affirmer librement et entièrement le caractère unique de leur société en Amérique-du-Nord. Ce faisant, le peuple québécois, qui forme une véritable nation, ne souhaite rien d'autre que d'affirmer sa pleine et entière autonomie, être entièrement maître chez lui, définir seul son avenir, s'administrer lui-même, sans avoir à quémander sa pitance auprès d'une autorité étrangère à sa langue et à sa culture, et ainsi atteindre son plein épanouissement. (Voir les remarques récentes de Graham Fraser, nouveau commissaire aux langues officielles sur la faillite du bilinguisme fédéral.)

    « Pour se maintenir au pouvoir, les libéraux du Québec couchent avec les maîtres-chanteurs. Plus clairement et plus radicalement que jamais, ce parti et ceux qui le dirigent auront fait le choix de livrer notre peuple. C'est une politique de la dépendance et de la soumission qu'ils pratiquent désormais sans retenue, sans enrobage idéologique. Ils veulent gérer le Québec selon les exigences d'Ottawa. Et ne reculeront devant rien pour 'succursaliser' notre Assemblée nationale », dénonce Robert Laplante. (http://www.action-nationale.qc.ca/)

    La fédération canadienne, telle que perçue dans un régime étranger, pseudo monarchique et dépassé, ne répond plus aux aspirations du peuple québécois. D'où la nécessité pour celui-ci de se doter d'une véritable constitution qui saura affirmer son caractère national unique, différent d'un Canada centralisateur comptant une centaine de nations noyées dans des provinces aux intérêts divers et à l'autonomie limitée. Pour ce faire, le Québec n'a qu'une seule voie devant lui, la souveraineté.

    Évidemment, ce ne sera pas facile. Les jeunes générations québécoises auront-elles la fierté et le courage d'entreprendre la démarche nécessaire ? Évidemment, sous la tutelle fédérale, ce débat a été escamoté par les visières conservatrices, libérales et autres durant la campagne électorale. Il faudra certes reprendre la question dans une prochaine consultation populaire. Les Québécois auront-ils la détermination et le réalisme d'aller au fond des choses et d'envisager sereinement leur avenir avec coeur et raison, sans peur et sans se faire peur.

    Face à un État central, financièrement puissant et prêt à tout pour « conserver » les prérogatives qu'il s'est arrogées au fil des ans, allant même jusqu'à ignorer ceux qui refusent de ramper devant lui, les Québécois n'auront d'autre choix que de dire « Non » à l'État centralisateur et « Oui » à un Québec libre et souverain. L'élection n'est pas terminée qu'inévitablement s'engage le débat référendaire. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 00h23
    Votez fédéralistes, sinon...
    « L'électorat peut-il bien saisir l'arrière-plan du jeu politique? Les menaces de M. Harper crèvent le masque de bienveillance qui lui a valu l'appui d'une partie aveugle et désemparée des électeurs de certaines régions du Québec. Souvent fédéralisme varie, bien fol qui s'y fie! Ottawa aura recours aux promesses, aux subventions spectaculaires à point nommé, à l'achat des consciences, aux faveurs accordées à ceux qui vivent d'Ottawa, voire à la corruption franche dont les commandites sont un exemple parmi d'autres. Les commandites ne sont pas, pour le gouvernement fédéral, un excès de propagande, une erreur ponctuelle, mais un mode habituel de fonctionnement au Québec dont le budget fédéral de lundi constitue un autre épisode. Toujours, il s'agit de séduire et de diviser par des faveurs, de détourner l'attention par une éphémère pluie de dollars des grandes questions relatives à notre avenir national.
    M. Charest est sans doute un excellent homme dans le privé, mais il a été expressément désigné par le Canada anglais pour gouverner le Québec d'une manière conforme à ses intérêts. On se souvient peu de l'obligation qu'on lui a faite de renoncer à sa carrière à Ottawa pour venir représenter Ottawa au Québec et ce faisant de garder le Québec dans la confédération. Pourtant ceux qui votent pour lui et son parti sont très loin de se douter qu'ils se font les complices du Canada anglais, bref que leur vote n'est pas libre mais captif et opérateur de la domination d'Ottawa sur le Québec.
    Et si la séduction ne suffit pas, on passe aux menaces. Plus de subventions, plus de règlement du déséquilibre fiscal. Le Québec, on le divisera, le gouvernement péquiste, on l'affamera! Nous aurons nos taxis de la Marne, sauf que ce sont les camions de Guarda qui emporteront nos millions vers Ottawa et Toronto. Il faut des fédéralistes à Québec pour dire la même chose qu'à Ottawa.
    Sous la Terreur, en 1793, Chamfort traduisait ainsi la devise des révolutionnaires: "Sois mon frère, ou je te tue"! Cela n'est-il pas prophétique du sort réservé au Québec "au sein de la "grande famille canadienne"?
    H.L. »

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 05h22
    Que veut M. Harper? par Benoît Gagnon
    « Il me semble que c`est évident il veut des élections. Ne tombons dans le piège. Les pièges les plus simples ou les plus gros grossiers sont les plus efficaces. »

  • Paule Savignac
    Abonnée
    jeudi 22 mars 2007 06h08
    Toujours plus facile
    « Il est bien entendu toujours plus facile de négocier avec un bon fédéraliste... surtout avec celui qui a besoin du Mon'Onc Stephen et qui aura, si élu, une sacrée dette à son égard! »

  • Gisèle Côté
    Abonnée
    jeudi 22 mars 2007 06h12
    Qui est véritablement et légalement fédéraliste en tant que Québécois?
    « Comment pourrait-on réformer le fédéralisme au Québec alors que cette "province" n'a pas signé officiellement la constitution de 1982? »

  • Eric Blais
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 06h54
    On oubliera ça aussi!
    « Lors des élections fédérales, Harper a affirmé que c'était dans l'intérêt du Québec d'élire des députés conservateurs si il souhaitait pouvoir faire entendre sa voix au parlement. Si on décripte cela, ça signifie qu'on le paiera cher si on ne lui donne pas des votes et qu'il est au pouvoir. Ce qui compte pour lui, c'est récompenser ceux qui ont voté pour lui et non représenter l'ensemble du Canada, y compris la majorité des gens qui ont voté contre lui.

    Aujourd'hui, il s'infiltre scandaleusement dans notre campagne électorale. Beaucoup de gens peureux vont voter comme Harper le souhaite. Mais l'histoire nous montre qu'agir par peur ne défait pas le pouvoir de ce qui nous menace, mais au contraire augmente le pouvoir de ce qui nous menace. Si c'est le cas d'un batteur de femmes, c'est probablement le cas d'un Albertain qui souhaite davantage tordre des bras plutôt que de prouver que ses idées sont si bonnes...

    On oubliera tout ça aussi dans quelques jours.

    Personnellement, je ne crois pas que Harper ressemble à Bush. Je trouve cette comparaison inexacte. Vladmir Poutine est un homme qui lui ressemble davantage. Soyons heureux que Harper ne soit pas né aux États-Unis et devenu son président... »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 07h38
    Tu penses que je ne m'en aperçois pas...
    « Cette élection est référendaire. Nous sommes encore face à une énième division de nos votes.

    Les électeurs qui voteront adéquistes sont malgré tout jeunes et instruits. Ils connaissent très mal leur histoire politique. Ils sont charmés par Dumont qui les encensent. Si vous en avez vraiment assez de quémander, votez au moins pour un parti qui a un projet de société,le plus grand de tous,la souveraineté.( Contrairement à ce que dit l'autre Bouchard, le comédien. )

    Je suis toujours étonné de voir autant de jeunes avoir la trouille... la peur du changement. Votez pour un réel changement, pas pour un fédéralisme déguisé en sauveur de la nation.

    Il y a encore des odeurs de sainteté qui flottent autour de la capitale nationale. Un petit Mario de plâtre, même arrosé de Benoît XV1,ne fera pas de lui, un être en mouvement.

    Quant à M. Harper, il nous faudra lui dire merci pour nous faire prendre conscience que certains de nos concitoyens n'ont pas compris encore le sens du mot souveraineté.

    Il nous faut cesser de négocier. Il faut prendre notre place.

    Un cancer, un taureau et un bélier.

    Le statut quo, les vieilles structures,et foncer en avant !

    M.Charest, M.Dumont et M. Boisclair. Et nous sommes en bélier! Et au beau printemps de 2007.

    À la " gang " de QUÉBEC et de ses environs, Je leur demande de regarder plus loin que leur petit bout de terre. Nos ancêtres avaient plus de courage que cela.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Denis Lalande
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 09h12
    Dehors toi aussi Harper!
    « Plusieurs Québécois ont voté Conservateur à la dernière élection pour mettre dehors l'arrogant et anti-québécois parti Libéral canadien. Et ils ont bien fait. Il nous reste juste à ajouter les Conservateurs antidémocrates sur la black list. Votons Bloc, ce sera toujours une valeur sûre, franche, honnête et québécoise.

    Denis Lalande »

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    jeudi 22 mars 2007 09h13
    M. Harper insulte l'ensemble des Québéccois...
    « ... et nous prend pour un peuple d'imbéciles. Chantage grossier et éhonté! »

  • Loraine King
    Inscrite
    jeudi 22 mars 2007 10h00
    À Gisèle Côté
    « Pourquoi les Québécois acceptent-ils les paiements de péréquation et en demandent-ils la réforme puisque leur gouvernement n'a pas signé l'accord constitutionnel de 1982 ? »

  • Martel Jean-Pierre
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 10h13
    RETOURNÉ MON CHAPEAU ET REPREND MON COMBAT SÉPARATISTE
    « J'avais mis de coté certaines choses comme la séparation en douceur,et négociée. Je vois que le Fédéraliste à ottawa qu'il soit de n'importe quel parti c'est tout du pareil au même. Les années passes les dupperies les manques de respects, les escroqueries canadiennes à l'égare du Québec sont demeurées encore.
    M.Harper a déclanché cette fois encore lui même que rien était enterrer, avec sa déclaration enfin très claire du gouvernement fédérale. " HYPOCRISIE ". M.Harper vous ne respectez rien et pas plus que les libéreaux. Trudeau Chrétien, à l'époque avaient bafoué le québec au premier référendum, M.Harper à moin de quelques jours, tu fais des déclarations que tu ne traiteras pas avec un gouvernement nationaliste, tu viens brouiller les cartes des élections québecoise (un champs provincial) ou le fédéral n'a aucun droit d'intervenir.
    Ici c'est chez-nous au Québec, les québecois sont assez intelligents pour décider nous même ce que nous désirons et avons besoins. Au Québec les G.Fédéralistes nous allons nous en occuper pour qu'ils n'entrent plus. Comme exemple les libéreaux de M.Charet qui ont terminer de foutrent la pagaille.
    NOUS SOMMES MAINTENANT UNE NATION OFFICIELLE ET NOUS ALLONS LE DÉMONTRER MAINTENANT.
    M.René Levesque l'avait démontré que nous pouvions le faire, et moi tout comme lui j'y ai toujours crut au Québec un pays et moi sa fait longtemps que je l'ai proclamé et je l'appèle depuis longtemps " QUÉBEC MON PAYS ". J'ai ma façon de voir de mon pays. Je ne suis pas un indépendantiste, ni nationalatiste simplement mais premièrement séparatiste nationaliste Québecois.
    J'avais tout délaissé celà au jeunes pour enfin avoir la paix, plus maintenant. »

  • Stéphan Marier
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 10h30
    Où est passé le con de de la confédération?
    « Quand je consulte le Robert, je lis au mot Confédération : «Union de plusieur États qui s'associent tout en conservant leur souveraineté.» De toute évidence, le sens originel de l'union chère aux pères de la confédération canadienne s'est perdu, a été dilué pour donner place à un pouvoir centralisateur à Ottawa, qui, grisé par cette main-mise ne lâchera pas prise. Comment contrôler ce pouvoir maintenant issu de cette perversion malsaine de la confédération? Faire en sorte que les provinces, dont le Québec, soient reléguées au rang de quémandeurs et espérer que celles-ci soient assez dupes pour n'y voir que du feu. Il est grand temps de mettre un terme à ces aberrations et au mépris d'Ottawa, cette fois-ci incarné par l'arrogance de Stephen Harper et de son gouvernement, faut-il le rappeler, minoritaure. Bonne soirée du lundi 26 mars! »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 10h37
    CQFD ...
    « Cette déclaration pour le moins baveuse de Stephen Harper illustre avec éloquence la détermination du Canada anglais à maintenir le Québec dans sa position de mendiant de la Confédération.

    La stratégie est toute simple. Favoriser l'élection au Québec de politiciens crypto-fédéralistes bien colonisés qui feront les compromis les plus dégradants pour se maintenir au pouvoir et mousser leur carrière. Et plus cynique encore, promouvoir des pseudo-négociations fédérales-provinciales basées sur des offres à peu près vides de sens. Pas mal futé le gars, je vous dis !

    Est-ce que les Québécois seront bernés par ce coup-fourré de mon Oncle Stephen ? Bref, les Québécois choisiront-ils d'avancer en avant ou d'avancer en arrière ?

    Patience. La réponse s'en vient et... croisons-nous les doigts.


    Jean Desjardins

    Laval. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 11h26
    À Loraine King de Mississauga, Ont
    « Mme King vous dites: "Pourquoi les Québécois acceptent-ils les paiements de péréquation et en demandent-ils la réforme puisque leur gouvernement n'a pas signé l'accord constitutionnel de 1982 ?"

    La réponse est simple: Nous les Québécois versons la moité de nos impôts à Ottawa. À suivre votre raisonnement, nous devrions cesser d'envoyer de nos impôts à Ottawa. On va le faire bientôt je l'espère. »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 12h22
    Chère Gisèle,
    « Je vis en Ontario depuis bientôt trois ans. Je reconnais en tes propos la hargne de beaucoup de Franco-Ontariens (qui sont généralement fiers de parler la langue dominante) contre les Québécois qui voudraient se donner un pays qui serait responsable à la fois de ses succès et de ses échecs. Et cette hargne me chagrine d'autant plus que ces Franco-Ontariens seraient les premiers à bénéficier d'avoir comme voisins des Québécois maîtres chez eux.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 12h38
    La politique de la chaise vide ne mène nulle part
    « La première condition pour des négociations saines et fructueuses, c'est un engagement des parties à ne pas menacer de quitter la table à tout bout de champ. Mrs. et Mme. Massé, Carbonneau, Paquette, Laviolette, Larose et tutti frutti ne vous diraient pas autre chose. Or c'est exactement ce qu'a rappelé Stephen Harper, donc c'est quoi cette affaire de grimper dans les rideaux? Faut-il que la campagne péquiste manque de souffle pour tenter de mettre le feu à la moindre brindille. De plus, alors que sept Québécois sur dix ne veulent plus rien savoir de référendums, la menace de claquer la porte de la fédération a perdu toute crédibilité, par conséquent autant renoncer à la politique de la chaise vide. C'est si difficile à accepter, la réalité? »

  • coté carol
    Inscrit
    jeudi 22 mars 2007 12h51
    Je m'en souviendrai!
    « Réveillons-nous et cela presse,n'attendons rien du fédéralisme,n'attendons pas l'asservismement politique.Ayons dans la mémoire cette belle maxime "JE ME SOUVIENS".Ayons du respect pour ceux qui ont fait le Québec,souvenons-nous du patriotisme de 1837.VIVE LE QUÉBEC LIBRE! »

  • Linda Hart
    Abonnée
    jeudi 22 mars 2007 18h02
    Mme King cogne
    « Petite suggestion chère madame, vous pouvez grandement nous aider à ne plus avoir besoin de négocier autre chose que la souveraineté avec le gros barbare d'Ottawa et vous pourrez garder vos surplus pour vous. Partez une pétition sur le web et dites bien clairement au gros épais bitumineux que vous n'avez plus besoin du Québec dans votre merveilleux et si multiculturel pays où tous sont bienvenus sauf les frogs. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 22 mars 2007 20h59
    La chaise vide?
    « Certains fédérastes prennent part aux discussions sur l'avenir du Québec pour ne réussir qu'à montrer leur juppon de traître à leur patrie. Comment interpréter autrement les propos négationistes d'un citoyen qui parle de la politique de la chaise vide alors que le Bloc s'apprête à ratifier le budget Harper? Je suppose qu'il aurait fallu que le Bloc dise merci à des politiques qui nient la compétence de Québec en se mêlant de dossiers provinciaux tout en prétendant que la question du déséquilibre est réglé? Comme Jean Charest le fait? »

  • Linda Hart
    Abonnée
    jeudi 22 mars 2007 21h23
    M. Pau, vous n'êtes pas seul, les colonisés ont leur parti, les moutons bêlants aussi
    « M. Pau, il n'est pas très difficile de vérifier que le PQ a obtenu bien plus dans ses négociations avec Ottawa que tous les gouvernements libéraux réunis. C'est René Lévesque qui nous a négocié des points d'impôt et il les a obtenu de PET, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'appréciait pas les souverainistes. Nommez-moi un premier ministre libéral depuis 1970 qui a fait mieux que les premiers ministres péquistes dans les négociations avec Ottawa et ne me parlez pas de go-go Charest, il n'a rien fait d'autre que de continuer ce que le PQ avait entrepris. Quant au ti-coune Mario, qui fait le tapis à Toronto, je ne pense pas qu'il soit de taille. En ce qui concerne vos chiffres, ils relèvent du rêve éveillé et de la grossière exagération. N'oubliez pas qu'il y a environ 10% de souverainises égarés dans l'ADQ, Qs en a 5%, le PQ 32%. Cela fait 47% de l'électorat et donc une très large majorité de francophones qui ne veulent pas la disparition de la souveraineté, sans nécessairement vouloir un référendum à court terme. Les Québécois sont assez intelligents pour comprendre que dans un rapport de forces, il est important de se garder une petite gêne. Le PQ a, dans l'ensemble, un bon bilan de négociation et de gouvernement, sauf pour les gens sans mémoire et sans vision. Vous perdez votre temps à piocher sur la souveraineté et si vous aimez être un bon petit colonisé bien soumis, comme les aime M. Harper, votez pour lui à la prochaine élection et n'oubliez pas de voter ADQ le 26, suivez le troupeau de moutons bêlants du 418. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
24 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009