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Le pour et le contre d'un budget

Manon Cornellier   21 mars 2007  Canada
Si Stephen Harper espérait des élections rapidement, il s'est fait passer un sapin lundi. Lui qui avait coupé l'herbe sous le pied au Bloc québécois, avec sa propre motion sur la nation québécoise, a eu droit à la même médecine. En appuyant le budget, le Bloc a mis fin aux conjectures d'élections précipitées. À moins que le chef conservateur ne veuille orchestrer sa défaite, ce qui serait contraire à ses engagements.
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  • Eric Beaudry
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    mercredi 21 mars 2007 10h26
    Stéphane Dion a raison de voter contre le budget
    « Je crois qu'il vaut cesser de regarder ce budget d'un point de vue du gouvernement du Québec. Ceux qui prétendent que l'équilibre budgétaire est rétabli, c'est tout simplement parce qu'ils n'ont jamais chiffré le déséquilibre fiscal. C'est maintenant facile de dire que la promesse en remplit.

    Plutôt, il faut regarder les mesures qui touchent vraiment les Canadiens et les générations futures. Dans ce budget, il n'y a rien pour l'éducation. Le mince 800M$ annoncé n'est que pour l'an prochain. MM. Charest et Boisclair ont tous deux souligné que c'était nettement insuffisant.

    Il faut aussi observer la hausse d'impôts pour la première tranche de revenue qui passe de 15% (2005) à 15.5% (2007). Cela touche directement la classe moyenne.

    En environnement, c'est un budget timide. Les "taxes" sur les véhicules à forte consommation et les remises sur les véhicules à faible consommation peuvent sembler une bonne idée. Mais, une partie de ces remises serviront plutôt aux constructeurs automobiles. Pensez-vous que votre concessionnaire voudra négocier davantage sachant que vous pouvez bénéficier d'une remise de 1000$ à 2000$ du gouvernement? Réglementer l'industrie automobile est une meilleure avenue. On peut obtenir le même résultat en forçant les constructeurs à nous offrir de meilleurs produits, et ce, sans fournir de subventions. La Califournie l'a fait en imposant les normes les plus sévères en Amérique du Nord.

    Enfin, ce budget va contribuer à accélérer l'exploitation des sables bitumineux en Alberta. Les avantages fiscaux consentis aux pétrolières seront réduits de 2010 à 2015. Ils ont donc tout intérêt à intensifier leurs investissements d'ici 2010 afin d'en bénéficier au maximum. Cela contribuera à hausser les émissions de gaz à effet de serre. »

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