Les villes à demi satisfaites
Le monde municipal n'a peut-être pas applaudi au budget présenté hier à Ottawa, mais il a tout de même salué le maintien du Fonds de la taxe sur l'essence. En matière de financement des infrastructures municipales, les sommes sont toutefois jugées insuffisantes.
Selon le premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Robert Coulombe, le transfert d'une partie de la taxe d'accise sur l'essence jusqu'en 2014 permettra aux municipalités de planifier des travaux pour les sept prochaines années. À ses yeux, il s'agit, pour les collectivités québécoises, d'un investissement prévu de 460 millions par année, soit deux milliards sur quatre ans.
M. Coulombe déplore toutefois que les sommes annoncées «serviront aussi à des investissements pour les routes nationales», ce qui ne contribuera pas à combler le déficit des infrastructures des municipalités. Il rappelle du même souffle que l'UMQ aurait souhaité qu'Ottawa y consacre «500 millions de plus par année», soulignant que le montant total nécessaire pour remettre à niveau les infrastructures s'élève à 18 milliards, selon le Conference Board. Bref, les annonces des conservateurs sont «encourageantes, mais insuffisantes».
La Ville de Montréal, quant à elle, juge que ce budget conservateur ne prévoit rien pour le financement des transports en commun, malgré les demandes pressantes des maires de Montréal et de Toronto. On déplore aussi que le transfert de la taxe sur l'essence ne soit pas assuré à long terme. Enfin, la Ville s'interroge sur la teneur des enveloppes qui seront consacrées à des projets spéciaux, estimant que celles-ci «sont difficiles à chiffrer», selon ce qu'a expliqué au Devoir Christiane Miville-Deschênes, porte-parole du maire Gérald Tremblay.
À l'instar de l'UMQ, la Fédération canadienne des municipalités estime que les engagements dans le domaine des infrastructures sont nettement insuffisants. «Le budget ne livre pas de stratégie à long terme pour relever les défis de nos villes et de nos collectivités, notamment pour éliminer le déficit des infrastructures municipales de 60 milliards de dollars, régler le déséquilibre fiscal municipal, offrir aux Canadiens les choix de transports en commun dont ils ont besoin ou aider les nouveaux immigrants à s'établir», a fait savoir son président intérimaire, le conseiller de Winnipeg Gord Steeves.
La Chambre de commerce du Montréal métropolitain considère pour sa part que le budget fédéral accorde les moyens à Québec d'investir dans sa métropole, entre autres dans le renouvellement des infrastructures et l'adaptation des grandes villes aux impératifs du développement durable.
Dans son budget, le gouvernement conservateur a décidé de transférer huit milliards de dollars aux municipalités canadiennes d'ici 2014, en prolongeant le Fonds de la taxe sur l'essence. L'argent sera affecté aux priorités municipales, notamment en matière de voirie, de transports en commun et d'eau. Il met aussi en place un «Fonds Chantiers Canada» (huit milliards en sept ans), qui servira notamment à appuyer «des projets à grande échelle, notamment des infrastructures de transport en commun et de gestion des eaux usées, et des projets municipaux à petite échelle, comme des installations pour les loisirs et la culture».
Selon le premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Robert Coulombe, le transfert d'une partie de la taxe d'accise sur l'essence jusqu'en 2014 permettra aux municipalités de planifier des travaux pour les sept prochaines années. À ses yeux, il s'agit, pour les collectivités québécoises, d'un investissement prévu de 460 millions par année, soit deux milliards sur quatre ans.
M. Coulombe déplore toutefois que les sommes annoncées «serviront aussi à des investissements pour les routes nationales», ce qui ne contribuera pas à combler le déficit des infrastructures des municipalités. Il rappelle du même souffle que l'UMQ aurait souhaité qu'Ottawa y consacre «500 millions de plus par année», soulignant que le montant total nécessaire pour remettre à niveau les infrastructures s'élève à 18 milliards, selon le Conference Board. Bref, les annonces des conservateurs sont «encourageantes, mais insuffisantes».
La Ville de Montréal, quant à elle, juge que ce budget conservateur ne prévoit rien pour le financement des transports en commun, malgré les demandes pressantes des maires de Montréal et de Toronto. On déplore aussi que le transfert de la taxe sur l'essence ne soit pas assuré à long terme. Enfin, la Ville s'interroge sur la teneur des enveloppes qui seront consacrées à des projets spéciaux, estimant que celles-ci «sont difficiles à chiffrer», selon ce qu'a expliqué au Devoir Christiane Miville-Deschênes, porte-parole du maire Gérald Tremblay.
À l'instar de l'UMQ, la Fédération canadienne des municipalités estime que les engagements dans le domaine des infrastructures sont nettement insuffisants. «Le budget ne livre pas de stratégie à long terme pour relever les défis de nos villes et de nos collectivités, notamment pour éliminer le déficit des infrastructures municipales de 60 milliards de dollars, régler le déséquilibre fiscal municipal, offrir aux Canadiens les choix de transports en commun dont ils ont besoin ou aider les nouveaux immigrants à s'établir», a fait savoir son président intérimaire, le conseiller de Winnipeg Gord Steeves.
La Chambre de commerce du Montréal métropolitain considère pour sa part que le budget fédéral accorde les moyens à Québec d'investir dans sa métropole, entre autres dans le renouvellement des infrastructures et l'adaptation des grandes villes aux impératifs du développement durable.
Dans son budget, le gouvernement conservateur a décidé de transférer huit milliards de dollars aux municipalités canadiennes d'ici 2014, en prolongeant le Fonds de la taxe sur l'essence. L'argent sera affecté aux priorités municipales, notamment en matière de voirie, de transports en commun et d'eau. Il met aussi en place un «Fonds Chantiers Canada» (huit milliards en sept ans), qui servira notamment à appuyer «des projets à grande échelle, notamment des infrastructures de transport en commun et de gestion des eaux usées, et des projets municipaux à petite échelle, comme des installations pour les loisirs et la culture».
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