Une fusée canadienne...
Le nom d'un pays un peu fou de lui-même est écrit partout. Même sur la fusée stationnaire plantée comme un monument près du Cosmodôme de Laval. Le «CANADA» inscrit sur l'ancien lanceur Ariane est visible de tous les axes routiers qui pullulent dans le coin, du boulevard Daniel-Johnson comme de l'autoroute 15 et de la 440.
Communications Canada verse 150 000 $ par année au Cosmodôme pour ce gros graffiti et quelques autres babioles propagandistes. L'établissement inauguré en 1994 reproduit un drapeau canadien au bas de ses communiqués et sur ses publications promotionnelles. Par exemple sur son site Internet, où, à la section «Partenaires», le petit unifolié apparaît à côté des couleurs du Québec, de Laval et de la Banque nationale.
«On a aussi un drapeau canadien devant l'immeuble, comme on a celui de la ville et celui du Québec», ajoute Michel Latour, directeur général du Camp spatial Canada, locataire du Cosmodôme, comme le Centre de sciences de l'espace. M. Latour est en poste depuis quelques mois seulement. «C'est vraiment une commandite et pas une subvention: si j'arrête de mettre le nom du Canada, je perds l'argent. Évidemment, j'essaie d'augmenter la visibilité pour augmenter le montant de la commandite.»
L'an dernier (2001-02), le Cosmodôme souhaitait recevoir 450 000 $. Il a dû se contenter de la même enveloppe de 150 000 $. Cette année (2002-03), il a demandé 200 000 $ à Média I.D.A Vision en faisant valoir que l'achalandage augmentant, la visibilité des logos et drapeaux canadiens allait croissante. M. Latour attend la réponse à sa proposition.
Selon les normes en vigueur, Média I.D.A. Vision empoche sa part de 3 % (4500 $) et le Groupe Everest, qui gère ce contrat, reçoit 12 % du montant (18 000 $), pour un grand débours annuel de 172 500 $ pour Communications Canada. Michel Latour affirme que la compagnie de pub vérifie le respect du contrat de visibilité en se fiant aux échantillons publicitaires qu'il leur envoie chaque année. «Pour la fusée, il suffit de prendre une photo», précise-t-il en rigolant.
En fait, selon le directeur, aucun employé des agences de pub ne s'est déplacé pour visiter le Cosmodôme et constater de visu le respect du contrat. «À ma connaissance, personne n'est jamais venu chez nous. On fait nos travaux et on fournit les preuves deux ou trois fois par année. Ils font leur travail. Mais je ne peux pas commenter la nature de cette tâche.» Il refuse aussi de juger si ce travail est trop rémunéré.
Communications Canada verse 150 000 $ par année au Cosmodôme pour ce gros graffiti et quelques autres babioles propagandistes. L'établissement inauguré en 1994 reproduit un drapeau canadien au bas de ses communiqués et sur ses publications promotionnelles. Par exemple sur son site Internet, où, à la section «Partenaires», le petit unifolié apparaît à côté des couleurs du Québec, de Laval et de la Banque nationale.
«On a aussi un drapeau canadien devant l'immeuble, comme on a celui de la ville et celui du Québec», ajoute Michel Latour, directeur général du Camp spatial Canada, locataire du Cosmodôme, comme le Centre de sciences de l'espace. M. Latour est en poste depuis quelques mois seulement. «C'est vraiment une commandite et pas une subvention: si j'arrête de mettre le nom du Canada, je perds l'argent. Évidemment, j'essaie d'augmenter la visibilité pour augmenter le montant de la commandite.»
L'an dernier (2001-02), le Cosmodôme souhaitait recevoir 450 000 $. Il a dû se contenter de la même enveloppe de 150 000 $. Cette année (2002-03), il a demandé 200 000 $ à Média I.D.A Vision en faisant valoir que l'achalandage augmentant, la visibilité des logos et drapeaux canadiens allait croissante. M. Latour attend la réponse à sa proposition.
Selon les normes en vigueur, Média I.D.A. Vision empoche sa part de 3 % (4500 $) et le Groupe Everest, qui gère ce contrat, reçoit 12 % du montant (18 000 $), pour un grand débours annuel de 172 500 $ pour Communications Canada. Michel Latour affirme que la compagnie de pub vérifie le respect du contrat de visibilité en se fiant aux échantillons publicitaires qu'il leur envoie chaque année. «Pour la fusée, il suffit de prendre une photo», précise-t-il en rigolant.
En fait, selon le directeur, aucun employé des agences de pub ne s'est déplacé pour visiter le Cosmodôme et constater de visu le respect du contrat. «À ma connaissance, personne n'est jamais venu chez nous. On fait nos travaux et on fournit les preuves deux ou trois fois par année. Ils font leur travail. Mais je ne peux pas commenter la nature de cette tâche.» Il refuse aussi de juger si ce travail est trop rémunéré.
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