En chute libre dans les intentions de vote - Stéphane Dion fait une tournée du pays pour améliorer son image
5 mars 2007
Canada
Photo : Agence Reuters
Stéphane Dion vient d’entreprendre sa tournée pancanadienne au Québec, où il passe les quatre premiers jours de son périple de deux semaines, pendant le congé des travaux parlementaires.
Ottawa — Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, en chute libre dans les intentions de vote des Canadiens, entame une tournée du pays pour améliorer son image.
Dans les jours qui avaient suivi son élection à la tête du Parti libéral du Canada, les sondages indiquaient des chiffres très prometteurs pour M. Dion, mais ils ont bien changé depuis.
Le dernier sondage Décima, obtenu par la Presse Canadienne jeudi, indiquait que les libéraux de M. Dion ont perdu leur avance en Ontario.
Les chiffres de cette enquête ont de quoi inquiéter le nouveau chef libéral: 36 % des intentions de vote vont aux conservateurs et 27 % aux libéraux, à l'échelle nationale. La marge d'erreur de ce sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
Stéphane Dion entreprend sa tournée pour redresser la situation, au Québec, où il passe les quatre premiers jours de son périple de deux semaines, pendant le congé des travaux parlementaires. Au risque de se confondre dans le décor de la campagne électorale qui bat son plein au Québec, le chef libéral a visité une ferme samedi, une cabane à sucre, hier. Toutefois, une activité prévue aujourd'hui au centre Ino du parc technologique de Québec a été annulée.
Son entourage affirme que, durant sa tournée, il passe par des endroits où l'on n'a pas vu un libéral fédéral depuis bien longtemps.
Des problèmes avec l'anglais
Elle l'amènera aussi en Ontario et dans l'Ouest canadien. Plusieurs ont critiqué son incapacité à transmettre son message en anglais, une affirmation que ses députés rejettent. Scott Brison, député de Nouvelle-Écosse et candidat défait de la course au leadership libéral, assure que son chef est capable de présenter ses idées avec passion et conviction, en anglais aussi.
Pourtant, la performance de M. Dion à l'exercice quotidien de la période des questions à Ottawa n'a pas été très brillante, jusqu'à maintenant, ni en français ni en anglais. Le député de la région de l'Outaouais, Marcel Proulx, ne voit pas pourquoi on reproche à son chef sa rigidité. «M. Dion, c'est M. Dion», dit-il. «Une journée, on lui reproche d'être intellectuel, puis, le lendemain, de ne pas l'être suffisamment. Alors laissons M. Dion faire les choses à la Dion», ajoute-t-il.
M. Dion profitera donc de sa tournée de deux semaines pour tenir trois discours majeurs et dévoiler des éléments nouveaux de son programme. Quant à l'effet que l'exercice aura sur son image, d'autres sondages viendront le mesurer.
Dans les jours qui avaient suivi son élection à la tête du Parti libéral du Canada, les sondages indiquaient des chiffres très prometteurs pour M. Dion, mais ils ont bien changé depuis.
Le dernier sondage Décima, obtenu par la Presse Canadienne jeudi, indiquait que les libéraux de M. Dion ont perdu leur avance en Ontario.
Les chiffres de cette enquête ont de quoi inquiéter le nouveau chef libéral: 36 % des intentions de vote vont aux conservateurs et 27 % aux libéraux, à l'échelle nationale. La marge d'erreur de ce sondage est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
Stéphane Dion entreprend sa tournée pour redresser la situation, au Québec, où il passe les quatre premiers jours de son périple de deux semaines, pendant le congé des travaux parlementaires. Au risque de se confondre dans le décor de la campagne électorale qui bat son plein au Québec, le chef libéral a visité une ferme samedi, une cabane à sucre, hier. Toutefois, une activité prévue aujourd'hui au centre Ino du parc technologique de Québec a été annulée.
Son entourage affirme que, durant sa tournée, il passe par des endroits où l'on n'a pas vu un libéral fédéral depuis bien longtemps.
Des problèmes avec l'anglais
Elle l'amènera aussi en Ontario et dans l'Ouest canadien. Plusieurs ont critiqué son incapacité à transmettre son message en anglais, une affirmation que ses députés rejettent. Scott Brison, député de Nouvelle-Écosse et candidat défait de la course au leadership libéral, assure que son chef est capable de présenter ses idées avec passion et conviction, en anglais aussi.
Pourtant, la performance de M. Dion à l'exercice quotidien de la période des questions à Ottawa n'a pas été très brillante, jusqu'à maintenant, ni en français ni en anglais. Le député de la région de l'Outaouais, Marcel Proulx, ne voit pas pourquoi on reproche à son chef sa rigidité. «M. Dion, c'est M. Dion», dit-il. «Une journée, on lui reproche d'être intellectuel, puis, le lendemain, de ne pas l'être suffisamment. Alors laissons M. Dion faire les choses à la Dion», ajoute-t-il.
M. Dion profitera donc de sa tournée de deux semaines pour tenir trois discours majeurs et dévoiler des éléments nouveaux de son programme. Quant à l'effet que l'exercice aura sur son image, d'autres sondages viendront le mesurer.
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