Lettres: La vision des juges
Je ne partage pas la vision du gouvernement Harper en ce qui a trait aux peines qu'il voudrait imposer aux criminels, mais je ne partage pas non plus les cris de vierge offensée que poussent les partis d'opposition et la magistrature en ce qui concerne la nomination des juges.
On sait que M. Harper veut avoir des juges qui pensent plus comme lui dans les cours de compétence fédérale. On fait valoir l'obligation de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Toutefois, sauf en cas de gouvernement minoritaire, la séparation des pouvoirs entre l'exécutif (le gouvernement) et le législatif (le Parlement) est une vue de l'esprit dans le système parlementaire de type britannique.
La séparation des pouvoirs avec le judiciaire n'est pas loin de cette réalité non plus. Une domination presque sans partage du Parti libéral du Canada dans la gouverne de ce pays a conduit à la nomination de juges à la Cour suprême qui partagent la vision centralisatrice de ce parti. Ce n'est pas moi qui le dis. Ne vous souvenez pas d'un certain René Lévesque qui disait que la Cour suprême est comme la tour de Pise: elle penche toujours du même bord. C'est la centralisation des pouvoirs à Ottawa.
Le mercredi 14 février, j'écoutais Me Hébert à la télévision, qui nuançait le courant dominant dans le beau milieu de la magistrature et des bien-pensants de notre société en affirmant qu'il n'aurait pas autant d'objection à ce que veut faire le premier ministre si son gouvernement avait été élu, sinon avec la majorité des voix, du moins avec un bon nombre de votes en sa faveur. [...]
Pourquoi est-ce un crime pour le gouvernement Harper de vouloir avoir des juges qui partagent sa vision alors que ce ne l'était pas dans le cas des libéraux?
On sait que M. Harper veut avoir des juges qui pensent plus comme lui dans les cours de compétence fédérale. On fait valoir l'obligation de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Toutefois, sauf en cas de gouvernement minoritaire, la séparation des pouvoirs entre l'exécutif (le gouvernement) et le législatif (le Parlement) est une vue de l'esprit dans le système parlementaire de type britannique.
La séparation des pouvoirs avec le judiciaire n'est pas loin de cette réalité non plus. Une domination presque sans partage du Parti libéral du Canada dans la gouverne de ce pays a conduit à la nomination de juges à la Cour suprême qui partagent la vision centralisatrice de ce parti. Ce n'est pas moi qui le dis. Ne vous souvenez pas d'un certain René Lévesque qui disait que la Cour suprême est comme la tour de Pise: elle penche toujours du même bord. C'est la centralisation des pouvoirs à Ottawa.
Le mercredi 14 février, j'écoutais Me Hébert à la télévision, qui nuançait le courant dominant dans le beau milieu de la magistrature et des bien-pensants de notre société en affirmant qu'il n'aurait pas autant d'objection à ce que veut faire le premier ministre si son gouvernement avait été élu, sinon avec la majorité des voix, du moins avec un bon nombre de votes en sa faveur. [...]
Pourquoi est-ce un crime pour le gouvernement Harper de vouloir avoir des juges qui partagent sa vision alors que ce ne l'était pas dans le cas des libéraux?
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