Kyoto: les conservateurs votent contre la motion du Bloc québécois
14 février 2007
Canada
Photo : Agence Reuters
Gilles Duceppe
Ottawa — Lundi, le gouvernement conservateur promettait de verser 350 millions de dollars pour les projets verts de Québec. Hier, ce même gouvernement a voté contre la motion du Bloc québécois qui réclamait moins, soit 328 millions. Une contradiction? Pas du tout, quand on sait que la motion comporte les mots «respect des objectifs de Kyoto».
Hier, en début de soirée, les députés conservateurs ont tous voté contre la motion du Bloc, étant donné que le gouvernement répète qu'il ne se pliera pas aux objectifs de Kyoto. La motion, qui demeure symbolique, a tout de même été adoptée (166-119) grâce à l'appui du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral.
«On ne peut pas voter pour cette motion, ce ne sont que des paroles en l'air. Nous, on agit», fait valoir Dimitris Soudas, attaché de presse du premier ministre Stephen Harper.
Lundi, le premier ministre Harper était sur la même tribune que le premier ministre du Québec, Jean Charest, pour annoncer la contribution de 350 millions du fédéral pour aider le Québec à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La contribution, dont l'annonce n'a jamais fait référence au protocole de Kyoto bien qu'il s'agisse d'atteindre les objectifs du traité international, est conditionnelle à l'adoption du prochain budget fédéral.
Le revirement des conservateurs, qui, jusqu'à récemment, n'étaient pas très enclins à verser l'argent, place le Bloc dans une position peu confortable, eux qui devront décider d'appuyer ou non le budget.
Histoire de s'enlever un peu de poids sur les épaules, le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a mis au défi M. Harper de mettre de côté son «chantage» et de verser l'argent immédiatement sans attendre le budget.
«Je pense que c'est malsain pour la démocratie, a insisté M. Duceppe. S'ils sont sérieux, s'ils sont honnêtes, bien qu'ils présentent ce projet-là immédiatement. Ils ont l'argent qu'il faut pour le mettre en place et ça réglerait la question.»
Maintenant qu'il a en main un avantage, le premier ministre Harper n'a visiblement pas l'intention de le laisser disparaître. Hier, il n'hésitait pas à en remettre et à asticoter les bloquistes.
«Je me pose une seule question: puisque ce programme est appuyé par le gouvernement du Canada et par le gouvernement du Québec, le Bloc québécois va-t-il voter en faveur des intérêts du Québec, ici à la Chambre des communes?», a lâché M. Harper.
Hier, en début de soirée, les députés conservateurs ont tous voté contre la motion du Bloc, étant donné que le gouvernement répète qu'il ne se pliera pas aux objectifs de Kyoto. La motion, qui demeure symbolique, a tout de même été adoptée (166-119) grâce à l'appui du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral.
«On ne peut pas voter pour cette motion, ce ne sont que des paroles en l'air. Nous, on agit», fait valoir Dimitris Soudas, attaché de presse du premier ministre Stephen Harper.
Lundi, le premier ministre Harper était sur la même tribune que le premier ministre du Québec, Jean Charest, pour annoncer la contribution de 350 millions du fédéral pour aider le Québec à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La contribution, dont l'annonce n'a jamais fait référence au protocole de Kyoto bien qu'il s'agisse d'atteindre les objectifs du traité international, est conditionnelle à l'adoption du prochain budget fédéral.
Le revirement des conservateurs, qui, jusqu'à récemment, n'étaient pas très enclins à verser l'argent, place le Bloc dans une position peu confortable, eux qui devront décider d'appuyer ou non le budget.
Histoire de s'enlever un peu de poids sur les épaules, le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a mis au défi M. Harper de mettre de côté son «chantage» et de verser l'argent immédiatement sans attendre le budget.
«Je pense que c'est malsain pour la démocratie, a insisté M. Duceppe. S'ils sont sérieux, s'ils sont honnêtes, bien qu'ils présentent ce projet-là immédiatement. Ils ont l'argent qu'il faut pour le mettre en place et ça réglerait la question.»
Maintenant qu'il a en main un avantage, le premier ministre Harper n'a visiblement pas l'intention de le laisser disparaître. Hier, il n'hésitait pas à en remettre et à asticoter les bloquistes.
«Je me pose une seule question: puisque ce programme est appuyé par le gouvernement du Canada et par le gouvernement du Québec, le Bloc québécois va-t-il voter en faveur des intérêts du Québec, ici à la Chambre des communes?», a lâché M. Harper.
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