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Un rapport lucide

Bernard Descôteaux   13 février 2007  Canada
Aux dernières élections fédérales, le Bloc québécois a été littéralement balayé de Québec et de Chaudière-Appalaches. Trop «montréaliste», il s'est éloigné des préoccupations de l'électorat de ces régions, estime l'auteure d'un rapport sur les causes de cette «déconfiture» qui propose de «ramener [ce parti] sur l'autoroute de la classe moyenne».
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  • Lapirog - Abonné
    13 février 2007 06 h 31
    Le conservatisme PROFOND des régions?
    Ce qualificatif PROFOND est d'autant plus péjoratif qu'il vient d'une plume éclairée et evoluée de surcroit très Montréalaise.
    Les médias Montréalais confondent facilement et systématiquement leurs visions des choses avec celles des citoyens Montréalais ordinaires.Il y a autant de mentalités PROFONDES dans les populations de Montréal qu'il peut y en avoir dans le reste du Québec.Le cas d'Hérouxville nous en a donné d'ailleurs un bon exemple récemment, quand des milliers de courriels venant de tout le Québec y compris ceux venant de la région Montréalaise ont dénoncés les accommodements dits déraisonnables.De grâce,cessez de considérer les citoyens des RÉGIONS comme des retardés PROFONDS car ils sont peut être tout simplement moins aliénés .
    Pour ce qui est de la Capitale Nationale et de son choix des Conservateurs de Harper et bientot ceux de l'ADQ,ils sont selon ma petite analyse régionale,le fruit d'un travail de propagande systématiquement fait par Filion et Arthur pendant des années et ce n,est pas du jour au lendemanin que les choses vont changer.Gouvernement minoritaire à l'horizon?
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 février 2007 06 h 36
    Où sont les lucides?
    Monsieur le Directeur,
    Vous invitez les bloquistes à se pencher sur un rapport lucide.

    Si les bloquistes avaient été à la fois lucides, souverainistes et courageux, ils n'auraient pas voté en faveur de la résolution de M. Harper sur les "Québécois...dans un Canada uni"...For ever. S'ils avaient été totalement convaincus de la justesse de leur thèse souverainiste, de l'impossibilité pour les Québécois de se sentir à l'aise dans un Canada uni, ils l'auraient défendue, quitte à prendre le temps et à faire les efforts nécessaires pour bien expliquer aux Québécois la justesse de leur opposition à la stratégie de M. Harper, plutôt que de se soucier de leurs gains électoraux immédiats en cas de déclenchement d'élections précipitées.

    Les bloquistes m'ont donc semblé plus électoralistes que souverainistes, et voilà que vous les encouragez dans cette voie. Il faudrait, dites-vous, que les bloquistes développent une plate-forme qui puisse inclure les préoccupations des électeurs qui ont voté pour les conservateurs. Et, sans doute aussi, ceux qui ont voté libéral et N.P.D. Alors, dites-moi. Si le Bloc s'évertue à copier les programmes des conservateurs, des libéraux et des neo-démocrates, pourquoi les électeurs voteraient-ils pour ce parti alors qu'ils ont l'occasion de voter pour les partis qui sont les vrais promoteurs de ces programmes?

    Je crois que je connais la réponse. Un parti politique doit d'abord "gagner ses élections" s'il veut survivre. Et les députés doivent être réélus s'ils veulent "toucher" un jour une "pension" convenable.

    Je crois que c'est ce que pensent beaucoup d'électeurs. Et on ne peut pas les blâmer de considérer les bloquistes comme des personnages politiques normaux. La stratégie actuelle serait donc d'adapter le programme aux impératifs du jour, et et de parler de souveraineté quand les gens auront envie d'en entendre parler.

    Georges Paquet

    georgespaquet@sympatico.ca
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    13 février 2007 09 h 58
    Conservatisme
    Il faudrait réfléchir sur cette notion de conservatisme que l'on associe automatiquement avec immobilisme, partis ou idées rétrogrades ou même arriérés. On lui oppose ainsi la notion de progressisme et on l'assigne à un parti comme Québec Solidaire.

    Peut-être que les électeurs en ont marre des partis qui défont sans cesse ce que le précédent a fait au pouvoir. Il nous faudrait des mécanismes comme il en existe aux États-Unis pour s'assurer que tout ne sera pas remis en chantier à chaque fois.

    Les électeurs en ont assez de ces hérauts du changement qui nous promettent tous de tout refaire à leur manière. Ils veulent passer à autre chose, sans recommencer à chaque fois.
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