Course au leadership - La caisse de Paul Martin s'est enrichie de plus de un million en deux mois
9 novembre 2002
Canada
Ottawa - Paul Martin a rendu publique, hier, la deuxième partie des contributions recueillies dans le cadre de son éventuelle campagne à la direction du Parti libéral du Canada et révélé qu'au cours des deux derniers mois, il avait reçu plus de un million en espèces ou en biens et services.
Le total de 1 159 789 $, incluant une somme de 750 000 $ recueillie au cours d'une seule collecte à Toronto le 24 septembre, est dix fois plus élevé que la somme des contributions — environ 110 000 $ — recueillies entre juillet et septembre.
On croit que cette somme rondelette ne représenterait qu'une partie de l'argent recueilli à ce jour par M. Martin, qui est considéré comme le grand favori pour succéder au premier ministre Jean Chrétien.
Les résultats déposés chez le conseiller en éthique, Howard Wilson, font état de contributions de 1 114 315 $ en espèces faites par des individus et des entreprises au cours des deux derniers mois. Une somme additionnelle de 45 474 $ a pris la forme de contributions «en nature» — du temps et des efforts déployés pour sa campagne.
Les autres
Les dons recueillis par M. Martin sont de loin plus importants que ceux des trois autres candidats pressentis à la succession de M. Chrétien — le vice-premier ministre John Manley, le ministre de l'Industrie Allan Rock et la ministre du Patrimoine Sheila Copps.
En juillet, Allan Rock a révélé qu'avant le moratoire imposé par le premier ministre Jean Chrétien, il avait recueilli environ 1,1 million de dollars. John Manley a déclaré des dons totalisant 171 000 $ et Sheila Copps, environ 54 000 $.
Paul Martin n'a pas dévoilé les dons faits à son fonds fiduciaire sans droit de regard et il n'a pas non plus fait état des dons reçus avant juillet.
De nouvelles lignes directrices annoncées par Jean Chrétien obligeaient les ministres à dévoiler, en juillet dernier, tous les dons qu'ils avaient amassés en vue d'une campagne éventuelle à la direction. M. Martin n'est pas visé par cette mesure puisqu'il ne siège plus au conseil des ministres.
Le total de l'argent contenu dans le fonds fiduciaire, qui accumule des dons depuis 1998, ne sera rendu public que 30 jours avant un éventuel congrès à la direction, qui pourrait avoir lieu en novembre ou en décembre de l'an prochain.
«Paul Martin refuse de dévoiler le total de ses dons parce qu'il recueille des fonds depuis longtemps, qu'il a reçu beaucoup plus d'argent que les autres candidats — plusieurs millions de dollars — et que cela semble indiquer qu'il complote depuis longtemps pour obtenir la direction du parti, ce qu'il fait d'ailleurs», a déclaré Aaron Freeman, de l'organisme Démocratie en surveillance.
M. Freeman s'interroge sur la véracité des résultats annoncés hier. Les politiciens, dit-il, devraient être tenus par la loi de déclarer tous leurs dons. «C'est un problème grave, et la seule façon de le régler est de soumettre les campagnes à la direction à la Loi électorale.»
Le total de 1 159 789 $, incluant une somme de 750 000 $ recueillie au cours d'une seule collecte à Toronto le 24 septembre, est dix fois plus élevé que la somme des contributions — environ 110 000 $ — recueillies entre juillet et septembre.
On croit que cette somme rondelette ne représenterait qu'une partie de l'argent recueilli à ce jour par M. Martin, qui est considéré comme le grand favori pour succéder au premier ministre Jean Chrétien.
Les résultats déposés chez le conseiller en éthique, Howard Wilson, font état de contributions de 1 114 315 $ en espèces faites par des individus et des entreprises au cours des deux derniers mois. Une somme additionnelle de 45 474 $ a pris la forme de contributions «en nature» — du temps et des efforts déployés pour sa campagne.
Les autres
Les dons recueillis par M. Martin sont de loin plus importants que ceux des trois autres candidats pressentis à la succession de M. Chrétien — le vice-premier ministre John Manley, le ministre de l'Industrie Allan Rock et la ministre du Patrimoine Sheila Copps.
En juillet, Allan Rock a révélé qu'avant le moratoire imposé par le premier ministre Jean Chrétien, il avait recueilli environ 1,1 million de dollars. John Manley a déclaré des dons totalisant 171 000 $ et Sheila Copps, environ 54 000 $.
Paul Martin n'a pas dévoilé les dons faits à son fonds fiduciaire sans droit de regard et il n'a pas non plus fait état des dons reçus avant juillet.
De nouvelles lignes directrices annoncées par Jean Chrétien obligeaient les ministres à dévoiler, en juillet dernier, tous les dons qu'ils avaient amassés en vue d'une campagne éventuelle à la direction. M. Martin n'est pas visé par cette mesure puisqu'il ne siège plus au conseil des ministres.
Le total de l'argent contenu dans le fonds fiduciaire, qui accumule des dons depuis 1998, ne sera rendu public que 30 jours avant un éventuel congrès à la direction, qui pourrait avoir lieu en novembre ou en décembre de l'an prochain.
«Paul Martin refuse de dévoiler le total de ses dons parce qu'il recueille des fonds depuis longtemps, qu'il a reçu beaucoup plus d'argent que les autres candidats — plusieurs millions de dollars — et que cela semble indiquer qu'il complote depuis longtemps pour obtenir la direction du parti, ce qu'il fait d'ailleurs», a déclaré Aaron Freeman, de l'organisme Démocratie en surveillance.
M. Freeman s'interroge sur la véracité des résultats annoncés hier. Les politiciens, dit-il, devraient être tenus par la loi de déclarer tous leurs dons. «C'est un problème grave, et la seule façon de le régler est de soumettre les campagnes à la direction à la Loi électorale.»
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