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    Harper a déjà qualifié Kyoto de «complot socialiste»

    31 janvier 2007
    Stephen Harper
    Photo: Agence Reuters Stephen Harper
    Ottawa — Le premier ministre qui promet maintenant de lutter contre les changements climatiques a déjà écrit que le traité de Kyoto n'était qu'un complot socialiste siphonneur de fonds qu'il entendait combattre.

    En 2002, dans une lettre d'appel de fonds envoyée aux membres de son défunt parti, l'Alliance canadienne, Stephen Harper tourne l'entente en ridicule et remet en question la science qui sous-tend les changements climatiques.

    Le lettre, qui pourrait plonger M. Harper dans l'embarras maintenant que l'environnement arrive en tête des préoccupations des électeurs canadiens, a été rendue publique hier par les libéraux, qui estiment qu'elle illustre la véritable attitude du premier ministre devant le problème.

    «Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches, lit-on dans la lettre, qui est signée de la main de M. Harper. La mise en application [du traité] nuirait gravement à l'industrie des hydrocarbures, qui est essentielle aux économies de Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Les travailleurs et les consommateurs de partout au Canada y perdront. L'ACCORD DE KYOTO NE FAIT PAS DE GAGNANTS AU CANADA [NDLR: en majuscule dans le texte].»

    Il dénonce aussi le fait que le traité s'attaque au dioxyde de carbone — qui, dit-il, «est essentiel à la vie» — et affirme que les preuves scientifiques des changements climatiques sont «modestes et contradictoires».

    M. Harper promet ensuite une «bataille de Kyoto» pour empêcher le gouvernement libéral de Jean Chrétien de faire adopter le traité par la Chambre des communes.

    «Mais nous ne pouvons le faire seuls. Il faudra une armée de Canadiens pour battre Kyoto, tout comme cela a été le cas pour battre [l'accord constitutionnel] de Charlottetown», écrit-il.

    Ces jours-ci, M. Harper se garde bien de condamner Kyoto, se contentant de dire que les objectifs prévus sont «inatteignables». Il a aussi promis de présenter une version plus musclée de sa Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique.

    Les libéraux estiment que la lettre prouve que le premier ministre n'est pas intéressé à lutter sérieusement contre les changements climatiques.

    «Il n'est pas surprenant que la nouvelle attitude de M. Harper laisse les Canadiens sceptiques, a déclaré le député libéral Mark Holland. Maintenant, avec les sondages, il réalise la pertinence politique de tourner au "vert". Le premier ministre a lancé une nouvelle campagne, celle de convaincre les Canadiens qu'il se préoccupe vraiment de l'environnement. Eh bien, personne n'y croit.»
     
     
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