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Maher Arar obtient 13 millions - «Le plus important, ça reste les excuses du gouvernement»

Harper promet de harceler le gouvernement américain pour qu'il blanchisse à son tour la réputation de Maher Arar

Alec Castonguay   27 janvier 2007  Canada
Stephen Harper: «Nous allons continuer à exprimer notre position et notre désaccord.»
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper: «Nous allons continuer à exprimer notre position et notre désaccord.»
Le gouvernement du Canada a offert ses excuses hier à Maher Arar, ce citoyen canadien expulsé par les États-Unis vers la Syrie, où il a été torturé. En guise de compensation, Ottawa verse 10,5 millions à M. Arar, en plus des frais juridiques de 2,5 millions. Au passage, le premier ministre Stephen Harper en a profité pour sermonner Washington, qui considère toujours Maher Arar comme un homme dangereux.
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Stephen Harper: «Nous allons continuer à exprimer notre position et notre désaccord.» Maher Arar: «Le combat pour la justice, pour blanchir mon nom, a été long et difficile.»
 
 
 
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  • Nitram - Abonnée
    28 janvier 2007 08 h 50
    Cause exacerbée! Démesure!
    Je compatis à la souffrance de M. Arar et à celle de sa famille.
    Cependant, je trouve nettement exagéré la montant de sa réclamation: il est passé de 400 millions à 37 millions pour finir par se satisfaire de 10,5 millions. D'où ce monsieur croit-il que l'argent d'un gouvernement démocratique provient? Voilà que ce nouveau multimillionnaire doit sa fortune en pigeant dans les poches des canadiens! Les argents d'un gouvernement ne sont pas du même ordre que ceux provenant des profits et des bénéfices des entreprises; cet argent appartient aux citoyens qui le lui confient sur une base volontaire pour «le bien de tous». M. Arar semble ignorer cette dimension de la vie démocratique...
    Je crois qu'il a «absolutisé» sa cause... Biens des gens souffrent d'injustices dans notre pays! Il n'est pas le seul: il n'a pas le monopole de la souffrance. Il n'est pas non plus le seul à vouloir être «un bon époux» et un «bon père» pour ses enfants... En quoi le fait de poursuivre ces deux objectifs le justifie-t-il de prélever dans la poche de chaque citoyen canadien les dollars qui le font multimillionnaire? Dans les chaumières canadiennes, beaucoup sont scandalisés! On ne répare pas une injustice par une autre injustice...
    Je pense que ce monsieur devrait, et cela est urgent, se pencher sur le sens des Droits de la personne et sur le sens de vivre en démocratie. Sa requête tout azimut laisse soupçonner qu'il ignore que la revendication des droits ne doit pas se faire au détriment de ceux de la collectivité à laquelle on appartient. Ce monsier devrait s'initier aux notions de démocratie, de justice, de droits de la personne, de bien commun; il apprendra par le fait même à «relativiser» et sa souffrance et ses droits. Un peu de philosophie et quelques notions d'éthique sociale lui permettraient de mieux se situer comme citoyen «démocratique». Même la démocratie a des limites auxquelles l'on doit consentir pour le mieux-être de tous. Ce monsieur, avec tout le respect que je lui dois, devrait apprendre que la pratique des droits n'est jamais absolue...
    Il y a eu, selon moi, beaucoup d'abus, dans ce dossier: abus de paroles, abus de revendication, abus du montant des réclamations et abus du montant de la compensation...
    Au risque de me répéter, ce monsieur a besoin d'être informé de «la portée» de l'idéal démocratique qui veut que tous les hommes soient égaux en dignité et en droits. Absolutiser cet idéal, c'est risquer de verser dant le fanatisme et tout fanatisme conduit inévitablement à des dérives et/ou des dérapages... NUL N'EST UNE ÎLE!
    Suis inquiète des conséquences du règlement de cette «cause» qui a été très médiatisée. J'espère que le «bon sens» va revenir dans les esprits! Nous vivons en démocratie, qui n'est, après tout, que le moins pire des régimes politiques... Que la raison revienne baliser nos débats! Le Canada compte beaucoup de victimes d'injustice, à l'instar de monsieur Arar, qui n'ont pas reçu pareille compensation et qui sont moins bien nanties que lui pour tenter de «se refaire une vie» comme il le dit. Monsieur Arar le sait-il? À l'entendre, on a l'impression que non.

    michelineolivier@videotron.ca
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