Les prochaines élections fédérales se tiendront avant 2008, selon Dion
23 janvier 2007
Canada
Québec — Les Canadiens seront à nouveau appelés aux urnes cette année, a déclaré le chef libéral, Stéphane Dion, hier.
Le nouveau leader du Parti libéral du Canada (PLC) a fait cette prédiction à Québec à la veille d'un caucus de deux jours de ses troupes dans la capitale.
«Je pense que nous aurons des élections avant 2008», a laissé tomber M. Dion, en point de presse, au terme d'une rencontre avec la mairesse de Québec, Andrée Boucher.
Le chef libéral a par la suite nuancé quelque peu ses propos en faisant remarquer que le prochain scrutin se tiendra assurément entre «les prochains deux mois et les prochains deux ans».
«Mon devoir est de m'assurer d'être prêt en cas d'élections dans les prochains deux mois», a-t-il souligné.
M. Dion répète qu'il ne souhaite pas d'élections hâtives mais prévient du même souffle qu'il pourrait défier le gouvernement de Stephen Harper lors du dépôt du budget.
«Je ne peux pas me lever en Chambre, par exemple, pour appuyer un budget qui m'apparaîtrait contraire à l'intérêt de la population», a-t-il dit.
Québec
Ce n'est certainement pas un hasard si les libéraux fédéraux se réunissent à Québec cette semaine. Élu à la tête du PLC en décembre dernier, M. Dion maintient sur toutes les tribunes qu'il veut reconquérir la région de Québec, passée du Bloc au Parti conservateur (PC) à la dernière élection.
La grande région de la capitale et sa voisine, Chaudière-Appalaches, ont élu huit des dix députés conservateurs du Québec.
D'ailleurs, le PC n'a de cesse lui aussi de courtiser la capitale, et devait tenir hier soir un grand rassemblement des militants sous le parrainage du ministre Lawrence Cannon.
Kyoto
Avant sa rencontre avec la mairesse, M. Dion s'est adressé tôt le matin à quelques centaines d'élèves du Collège Saint-Charles Garnier, une école secondaire privée qu'il a lui-même fréquentée entre 1967 et 1972.
Le leader libéral a décoché plusieurs flèches à l'endroit du gouvernement Harper, l'accusant d'avoir fait perdre «un an au grand complet» au Canada dans ses efforts de lutte contre les gaz à effet de serre (GES).
Les conservateurs, a-t-il dénoncé, ont annulé 92 % des programmes de lutte contre les changements climatiques.
Heureusement, a ajouté M. Dion, le gouvernement Harper a senti le vent tourner et commence à remettre sur les rails les programmes de réduction de la pollution atmosphérique adoptés sous l'administration libérale précédente.
«Et vous savez très bien que s'il le fait, c'est qu'il est poussé dans le dos [...] Il voit dans quelle mesure l'opposition gagne en crédibilité et finalement il remet en place les programmes libéraux qu'il a coupés. Au moins, on obtient ça pour le moment», a-t-il mentionné.
Le nouveau leader du Parti libéral du Canada (PLC) a fait cette prédiction à Québec à la veille d'un caucus de deux jours de ses troupes dans la capitale.
«Je pense que nous aurons des élections avant 2008», a laissé tomber M. Dion, en point de presse, au terme d'une rencontre avec la mairesse de Québec, Andrée Boucher.
Le chef libéral a par la suite nuancé quelque peu ses propos en faisant remarquer que le prochain scrutin se tiendra assurément entre «les prochains deux mois et les prochains deux ans».
«Mon devoir est de m'assurer d'être prêt en cas d'élections dans les prochains deux mois», a-t-il souligné.
M. Dion répète qu'il ne souhaite pas d'élections hâtives mais prévient du même souffle qu'il pourrait défier le gouvernement de Stephen Harper lors du dépôt du budget.
«Je ne peux pas me lever en Chambre, par exemple, pour appuyer un budget qui m'apparaîtrait contraire à l'intérêt de la population», a-t-il dit.
Québec
Ce n'est certainement pas un hasard si les libéraux fédéraux se réunissent à Québec cette semaine. Élu à la tête du PLC en décembre dernier, M. Dion maintient sur toutes les tribunes qu'il veut reconquérir la région de Québec, passée du Bloc au Parti conservateur (PC) à la dernière élection.
La grande région de la capitale et sa voisine, Chaudière-Appalaches, ont élu huit des dix députés conservateurs du Québec.
D'ailleurs, le PC n'a de cesse lui aussi de courtiser la capitale, et devait tenir hier soir un grand rassemblement des militants sous le parrainage du ministre Lawrence Cannon.
Kyoto
Avant sa rencontre avec la mairesse, M. Dion s'est adressé tôt le matin à quelques centaines d'élèves du Collège Saint-Charles Garnier, une école secondaire privée qu'il a lui-même fréquentée entre 1967 et 1972.
Le leader libéral a décoché plusieurs flèches à l'endroit du gouvernement Harper, l'accusant d'avoir fait perdre «un an au grand complet» au Canada dans ses efforts de lutte contre les gaz à effet de serre (GES).
Les conservateurs, a-t-il dénoncé, ont annulé 92 % des programmes de lutte contre les changements climatiques.
Heureusement, a ajouté M. Dion, le gouvernement Harper a senti le vent tourner et commence à remettre sur les rails les programmes de réduction de la pollution atmosphérique adoptés sous l'administration libérale précédente.
«Et vous savez très bien que s'il le fait, c'est qu'il est poussé dans le dos [...] Il voit dans quelle mesure l'opposition gagne en crédibilité et finalement il remet en place les programmes libéraux qu'il a coupés. Au moins, on obtient ça pour le moment», a-t-il mentionné.
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