Maher Arar reste suspect aux yeux des États-Unis
23 janvier 2007
Canada
Washington — Maher Arar, un Canadien expulsé par les États-Unis vers la Syrie où il a été torturé, restera suspect aux yeux des autorités américaines, ont annoncé deux responsables américains dans un courrier aux autorités canadiennes rendu public hier.
Après un réexamen de son dossier, «nous restons d'avis qu'il est approprié que M. Arar soit maintenu sur la liste de surveillance», ont écrit le ministre de la Justice, Alberto Gonzales, et le ministre de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, en début de semaine dernière.
Cette décision est fondée sur des éléments obtenus par les autorités américaines, indépendants de ceux communiqués par Ottawa, ont ajouté les ministres, en proposant de fournir plus de détails lors d'une réunion confidentielle.
Maher Arar, 36 ans, avait été arrêté lors d'une escale à New York en 2002, et expulsé en Syrie, où il avait été détenu pendant près d'un an et torturé. L'année dernière, les autorités canadiennes l'ont blanchi de tout soupçon de lien avec le terrorisme.
Le Centre pour les droits constitutionnels (CCR), qui soutient M. Arar dans sa procédure judiciaire contre le gouvernement américain, a dénoncé la confusion provoquée par la publication de ce courrier vieux d'une semaine: la réunion confidentielle a eu lieu en fin de semaine dernière, et les autorités canadiennes ont déjà fait savoir qu'elles n'avaient rien appris.
«Il est maintenant clair que les États-Unis ont montré tout ce qu'ils avaient sur M. Arar au Canada, et qu'il n'y a aucune raison qu'il reste sur la liste de surveillance», a estimé l'avocate de M. Arar, Maria LaHood.
L'influent sénateur démocrate Patrick Leahy, qui s'était emporté la semaine dernière contre M. Gonzales au sujet de M. Arar, s'est déclaré hier «déçu» de ce courrier.
«La raison pour laquelle le cas de M. Arar est une telle plaie et un tel affront aux valeurs américaines, c'est qu'il a été envoyé en Syrie, sur ordre de l'administration Bush, où il a été torturé», a-t-il expliqué dans un communiqué.
«Et pourtant l'administration Bush n'a pas encore renoncé à cette pratique d'envoyer des détenus dans des pays qui torturent les prisonniers, et n'a pas encore présenté à M. Arar ne serait-ce que l'ombre du début d'excuses», a-t-il regretté.
Après un réexamen de son dossier, «nous restons d'avis qu'il est approprié que M. Arar soit maintenu sur la liste de surveillance», ont écrit le ministre de la Justice, Alberto Gonzales, et le ministre de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, en début de semaine dernière.
Cette décision est fondée sur des éléments obtenus par les autorités américaines, indépendants de ceux communiqués par Ottawa, ont ajouté les ministres, en proposant de fournir plus de détails lors d'une réunion confidentielle.
Maher Arar, 36 ans, avait été arrêté lors d'une escale à New York en 2002, et expulsé en Syrie, où il avait été détenu pendant près d'un an et torturé. L'année dernière, les autorités canadiennes l'ont blanchi de tout soupçon de lien avec le terrorisme.
Le Centre pour les droits constitutionnels (CCR), qui soutient M. Arar dans sa procédure judiciaire contre le gouvernement américain, a dénoncé la confusion provoquée par la publication de ce courrier vieux d'une semaine: la réunion confidentielle a eu lieu en fin de semaine dernière, et les autorités canadiennes ont déjà fait savoir qu'elles n'avaient rien appris.
«Il est maintenant clair que les États-Unis ont montré tout ce qu'ils avaient sur M. Arar au Canada, et qu'il n'y a aucune raison qu'il reste sur la liste de surveillance», a estimé l'avocate de M. Arar, Maria LaHood.
L'influent sénateur démocrate Patrick Leahy, qui s'était emporté la semaine dernière contre M. Gonzales au sujet de M. Arar, s'est déclaré hier «déçu» de ce courrier.
«La raison pour laquelle le cas de M. Arar est une telle plaie et un tel affront aux valeurs américaines, c'est qu'il a été envoyé en Syrie, sur ordre de l'administration Bush, où il a été torturé», a-t-il expliqué dans un communiqué.
«Et pourtant l'administration Bush n'a pas encore renoncé à cette pratique d'envoyer des détenus dans des pays qui torturent les prisonniers, et n'a pas encore présenté à M. Arar ne serait-ce que l'ombre du début d'excuses», a-t-il regretté.
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