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Changements climatiques - Harper réactive des programmes qu'il a abolis

Louis-Gilles Francoeur   20 janvier 2007  Canada
Le gouvernement Harper réinvestit en environnement une partie des sommes qu'il a retirées de ce secteur au printemps dernier, soit 1,5 milliard de dollars, répartis sur dix ans, en réactivant sous de nouvelles étiquettes certains des programmes qu'il a sabrés après son arrivée au pouvoir. Dans une grande conférence de presse tenue hier à Vancouver — dont l'est du pays n'a pu obtenir le contenu que trois heures plus tard —, le premier ministre Stephen Harper a en effet tenté de réparer les pots cassés en relançant deux programmes de soutien à la production d'énergies vertes et aux techniques de «chauffage renouvelable» (sic) des résidences.

Son nouveau programme, baptisé «Initiative d'éco-énergie renouvelable» (sic), entend soutenir la production d'électricité grâce à l'énergie éolienne, la biomasse et la petite hydraulique ainsi qu'au moyen de la force des marées. Le gouvernement Harper entend soutenir les projets qui seront lancés d'ici quatre ans dans une proportion qui n'a pas été précisée hier. Ce soutien gouvernemental, a précisé au Devoir le ministre fédéral des Ressources naturelles, David Lunn, sera accordé sur dix ans aux provinces ou aux promoteurs qui soumettront des projets correspondant aux priorités du programme. Le ministre Lunn a précisé qu'il n'excluait pas de travailler de concert avec les provinces qui voudraient investir dans les mêmes secteurs afin d'y provoquer un effet d'accélération des investissements.

Dans l'ensemble, a précisé le ministre Lunn, ces subventions devraient permettre de développer rapidement quelque 4000 MW d'électricité verte, soit un peu moins que les 4500 MW que les programmes instaurés par les libéraux ciblaient dans le Plan national de lutte contre les changements climatiques (Martin-Dion).

Ces mégawatts verts, a ajouté David Lunn, vont éviter des émissions de 6,4 millions de tonnes (Mt) de gaz à effet de serre (GES) par année à partir de la fin du programme, dans une dizaine d'années. Le ministre traduit ce gain en disant que cela équivaudra à retirer un million de voitures personnelles de la circulation. Mais le ministre Lunn ne risque aucune comparaison avec les 270 Mt que le Canada doit soustraire de ses émissions globales pour respecter les dispositions du protocole de Kyoto.

Le gouvernement Harper a par ailleurs ajouté une seconde composante à son programme, un élément qui n'obtiendra cependant que 35 millions de dollars sur la somme de 1,48 milliard annoncée hier. Cette enveloppe budgétaire vise à encourager le «chauffage renouvelable» ou la climatisation verte, pourrait-on dire, en faisant appel à l'énergie solaire. Seront aussi admissibles les projets lancés par des organismes publics ou communautaires.

Ce volet, a ajouté le ministre Lunn lors de cet entretien, comprendra un volet ouvert à la géothermie, une filière qui a fait des progrès de taille au Manitoba, où le gouvernement, malgré les prix d'électricité les plus bas au Canada, soutient un projet de 13 000 unités de chauffage géothermique.

Devant les critiques qui accusaient son gouvernement de tenter de «réparer une partie des pots qu'il a lui-même cassés au printemps dernier avec presque un an de retard et des programmes moins bien ficelés», selon le mot de Matthew Bramley, de l'Institut Pembina, le ministre Lunn renvoie la balle aux libéraux de Paul Martin et de Jean Chrétien en disant qu'ils avaient des milliards à leur disposition mais que leurs programmes, après dix ans, n'ont rien donné et qu'il était temps que les conservateurs interviennent.

De son côté, le chef de l'opposition aux Communes, Stéphane Dion, a réagi publiquement en disant que le premier ministre Harper devrait offrir des excuses à la population canadienne pour lui avoir fait perdre un an dans le dossier des changements climatiques en abolissant des programmes qu'il tente aujourd'hui de réactiver sans trop perdre la face. Pour le nouveau critique libéral en matière d'environnement, David McGuinty (Ottawa-Sud), le problème central du gouvernement Harper, «c'est encore et surtout l'absence de plan cohérent et global».

«Ce gouvernement, a-t-il dit, est en perte de contrôle du dossier environnemental» et tente de faire machine arrière devant l'imminence d'un scrutin fédéral après s'être rendu compte que son manque de vision dans ce dossier le coupait de la très vaste majorité des Canadiens.

Davis McGuinty estime que Stephen Harper tente plutôt frileusement de remettre en place sous de nouvelles marques de commerce les programmes abolis au printemps dernier après avoir refusé de divulguer les critères de cette évaluation ainsi que ses résultats, la plupart de ceux-ci étant favorables à leur maintien, ont révélé à répétition les médias depuis lors. «Deux ministres plus tard en moins d'un an, a-t-il dit, le gouvernement Harper tente de réintroduire les fonds qui étaient consacrés à la recherche et, hier, ceux consacrés aux énergies vertes.» Et dimanche, le ministre Lunn présidera à la résurrection d'ÉnerGuide sous une nouvelle étiquette, ajoutant à la restauration partielle du plan canadien.

De son côté, Matthew Bramley, de l'Institut Pembina d'Ottawa, estime que le Canada a perdu non seulement un an avec les abolitions de programmes du printemps dernier mais aussi d'importantes sommes qui ont été consacrées à leur arrêt administratif et qu'il faudra réinvestir pour les relancer avec de nouvelles règles, les faire connaître au public et les encadrer par de nouveaux administrateurs. Ottawa, a-t-il dit, a récupéré du dossier des changements climatiques quelque 600 millions par année en stoppant le plan canadien de lutte contre les changements climatiques, ce qui est nettement plus que ce qu'il y réinvestit aujourd'hui, par tranches de 150 millions par année, avec son nouveau programme sur les énergies renouvelables.

Matthew Bramley déplore lui aussi l'absence d'un plan global assorti d'objectifs et d'échéanciers en lieu et place de l'actuel saupoudrage préélectoral de subventions. Il n'est pas sûr que la relance de la petite hydraulique sera bien accueillie partout, une référence aux groupes écologistes québécois qui se sont battus contre la relance de cette filière. Certes, reconnaît-il, les industriels des secteurs visés, comme dans le secteur de l'éolien, sont contents, et la réactivation des vieux programmes, même sous de nouvelles étiquettes, constitue «un pas en avant». Mais globalement, les conservateurs, a-t-il dit, sont très loin de mettre sur la table l'investissement massif que réclamait cet automne la commissaire fédérale à l'environnement, Johanne Gélinas, pour remettre le Canada sur les rails du protocole de Kyoto dans les délais prescrits.






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  • Céline Racicot
    Abonné
    samedi 20 janvier 2007 01h01
    Sheik Harper
    « Le secret le mieux gardé est sorti aujourd'hui, le Canada est le plus gros fournisseur de pétrole des É.U., les réserves de sables de l'Alberta représentent 5 fois l'Arabie. Nous devrions comprendre une fois pour toutes que nous n'avons pas élu un premier ministre à la tête du pays mais un vulgaire CEO de compagnie. »

  • Hugues Charbonneau
    Inscrit
    samedi 20 janvier 2007 08h01
    Reaction au futur article de M. Trudel
    « À vous lire, on croyait que les scientifiques sont tous des twit. La science du climat est fondée sur des sciences dites pures et dures comme la physique. Vous croyez leur apprendre à intégrer dans leurs calculs les poussières et le rayonnement solaire? Des incertitudes, oui il y en a. Une conspiration, non. Si il y a conspiration, elle provient de détracteurs anti-Kyoto qui on intérêt à y mettre le budget pour vous désinformer. Si vous étiez aussi critique de vos sources, on n'aurait pas à vous critiquer. Cependant, merci d'ériger cette science au rang de religion. On pourra demander des accommodements raisonnables aux sceptiques! Le skidoo de M. X c'est contre ma religion...PDMC!
    Hugues Charbonneau, environnementaliste laïque
    gestioncompost@videotron.ca »

  • Hugues Charbonneau
    Inscrit
    samedi 20 janvier 2007 08h34
    Se préparer au pire en le rendant moins pire
    « Une religion, un mythe? D'ici quelques élections, il sera trop tard pour éviter un boulversement climatique majeur. Des millions vont en mourir directement et indirectement. D'alarmiste vous me traiterez M. Trudel mais oui il faut sonner l'alarme. Il faut se préparer aux impacts d'un éventuel boulversement climatique, pas seulement diminuer les émissions. Même pour ceux qui croyent que le réchauffement est naturel, il faut s'y préparer quand même! Les impacts d'un boulversement climatique sur l'agriculture seulement sont assez importants pour donner froid dans le dos. Des réfugiés écologiques et des morts, il y en a déjà. Oui des morts il y en aura des millions. Combien de millions dépend de ce qu'on fera aux prochaines élections!
    Se préparer à un emballement du climat: un débat urgent.
    Hugues Charbonneau, environnementaliste alarmiste réaliste
    gestioncompost@videotron.ca »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 20 janvier 2007 21h29
    La politique, c'est l'art d'acheter les votes avec notre argent
    « Cher Louis-Gilles,

    Je suis moi-même une sorte d'activiste en matière d'environnement, du moins par mon comportement personnel, même s'il y a encore des gens autour de moi à la campagne qui mettent leur chiotte un peu n'importe où. Mais imaginez ce que ça fait de chiotte avec des milliards d'êtres dits humains ? C'est une réflexion après avoir vu sur PBS un reportage sur la Chine.

    Mais il est difficile pour moi de manger moins pour chier moins, pour sauver notre environnement et plus de Chinois à 0,10/$. J'essaie de moins respirer, mais ayant à la longue, à mon âge qui approche les 65, même si je ne fume plus, je fume toujours des polluants. Moins depuis que je me suis distancé de votre société étatique, car maintenant je respire plus l'odeur des sapins et des épinettes. Mais quand ma femme, avec mon aide bien sûr, devait nettoyer les fenêtres quand nous étions à Charlesbourg, non loin mais quand même assez loin de la 40 (Autoroute de la Capitale, sic...) nous n'en finissions plus d'enlever le carbone noir dans les vitres.

    Bon, c'était seulement une digression, avec beaucoup d'ironie et de moquerie. Je ne ferai jamais un bon politicien. D'ailleurs, si on doit se mêler de politique, c'est surtout pour leur dire qui nous font chier et que plus personne ne leur fait confiance.

    Ainsi, Louis-Gilles parle du «virage» de mon ami Stephen. FRAN-CHE-MENT, il faut être méconnaissant de la politique pour oser dire que mon ami Stephen n'est pas devenu, graduellement, politique oblige, un libéral.... Il faudrait plutôt le louanger pour ce virage qui plaît à l'électorat et à la bureaucratie climatique. Il ne faudrait pas surtout attaquer le PCC pour être moins con que les libéraux. Déjà, mon ami (ou je ne sais plus...) Stephen promet de plus en plus des programmes de fonctionnaires ou d'activistes qui n'ont aucun fondement économique. Mais c'est ça la lutte contre le réchauffement qui nous a coûté mois cher de chauffage en décembre !

    Jamais de ma vie, ou du moins du peu qu'il en reste. Moi Louis-Gilles je demeure un RÉTRO, et j'en suis fier. Un libéral classique, qui fait honte aux libéraux d'aujourd'hui, des mièvres en matière de liberté. Pour revenir à d'autres sujets, j'ai essayé aujourd'hui d'avoir la dernière critique du rapport Stern, sans être capable de faire accepter ma carte de crédit en Angleterre. Le lien : http://www.world-economics-journal.com/WEJArticle.asp?Id=261&Vol=7&Iss=4 Bon, j'ai écrit au responsable du site web et je vous parlerai du rapport quand je l'aurai, si jamais je l'ai. Et je ne peux pas l'avoir sans payer, mais ça passe pas.

    Yvon Dionne
    596, Pinguet
    St-Damase-de-L'Islet (Québec)
    G0R 2X0
    (418) 598-3630
    http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne »

  • Eric Blais
    Inscrit
    dimanche 21 janvier 2007 20h04
    La démocratie...
    « Il est étonnant de voir qu'il y a encore beaucoup de gens qui considèrent la démocratie comme étant les lois passées par la parti au pouvoir. En Chine c'est bel et bien le parti unique qui passe toutes les lois, et dans des gouvernements majoritaires, on peut envoyer au diable les autres partis sans aucun problèmes, mais dans un gouvernement minoritaire, les règles du jeu sont différentes et on se retrouve plus près de ce que l'on peut appeler une démocratie, même si en grande partie on nous présente surtout comme principaux choix politiques des partis qui ont les moyens financiers de faire leurs petites publicités.

    Le bilan du gouvernement Harper n'est pas l'oeuvre du Grand Harper (aussi Charismatique peut-il être), du bon Dieu, ni des conservateurs ou de je ne sais qui. C'est l'oeuvre de la somme des partis qui ont été élus, et une partie des pressions citoyennes. Les côtés modérés de la politique du gouvernement actuel (pas le gouvernement Harper, le gouvernement composé de conservateurs, libéraux, bloquistes et néo-démocrates), viennent-ils des conservateurs où des autres partis et de la population?

    Tenter de nous vendre le conservatisme comme étant la cause de la modération dans les politiques intérieures et extérieures, ce serait une dangereuse propagande antidémocratique qui ignore le rôle fondamental de l'opposition (surtout dans un gouvernement minoritaire), qui nous distingue, en terme de représentativité, de la Chine de l'extrême-droite d'aujourd'hui, pour ne prendre que cet exemple.

    Si demain un parti ultra-islamique (comme en Iran) remportait des sièges en Afghanistan, formant un gouvernement minoritaire, et qu'il s'avérait modéré car minoritaire, dirait-on qu'il est modéré en fin de compte et lui donnerait-on plus de sièges? C'est là le piège des gouvernements minoritaires... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 22 janvier 2007 11h33
    Toujours trop peu trop tard
    « Les écolos devancent les coups en me critiquant avant que j'ai eu un mot à dire. Comme quoi, le papier recyclable est important pour eux en noircissant du papier à des stupidités avec les subventions que les gouvernements leur versent pour nous abrutir.

    1,5 milliard est trop peu trop tard à leurs yeux à un problème climatique. La projection la plus réaliste que l'on a de la température moyenne dans cent ans est une hausse de 1,7°C. Inutile de tenir compte des effets de l'Accord de Kyoto car ils seront minimes sur le climat; toutefois, ils seront coûteux sur le plan économique.

    J'ai hâte de savoir si le Parti Vert va former le prochain gouvernement pour continuer de jeter notre économie à terre avec leur marotte écolo. On va être propres et pauvres...

    En passant cette folie écolo va tellement loin d'un nouvel OSBL, le Xème aux crochets de l'état, prône d'abolir l'usage du parfum dans les lieux publics. Dire que ce sont mes taxes qui paye ca...

    Alors suivons Greenpeace Guilbault et ses fidèles, fermons toutes nos usines qui polluent, promenons nous en vélo, mettons nous des culottes en plastique hermétique pour capter nos pets, ramassons nos déchets putrécibles et gardons-les deux semaines à coté de la porte en attendant l'éboueur et devenons végétarien bio. Mais ne chauffons surtout au bois, la fumée dérangera le voisin. La pensée écolo va jusque là sans caricaturer...

    Moi je vis, je recycle, je jardine, je ramasse mes papiers à terre et je passe ma tondeuse deux temps jusqu'à ce qu'on m'interdise de la passer.

    La police écolo non pas pour moi... »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    lundi 22 janvier 2007 18h47
    Le kyotisme, un des motifs vers la servitude
    « Si vous me permettez de... commenter brièvement le texte de M. Éric Blais, je dirais que la démocratie, des démocraties dites populaires à la nôtre, n'est que le pouvoir de la majorité. Les minorités peuvent y être plus ou moins libres. Et les majorités sont souvent fabriquées.

    Dans notre régime parlementaire, nous avons l'illustration du pouvoir majoritaire où il n'y a pas suffisamment de «checks and balances», c'est-à-dire de pouvoirs compensateurs ou intermédiaires qui permettraient de ralentir les élans de la majorité. Le pouvoir majoritaire est en réalité savamment organisé par des groupes de pression et des médias qui fabriquent l'opinion publique désinformée, opinion publique que l'on vient ensuite nous «révéler» par des sondages bidons qui ne veulent pas dire grand chose.

    Ceci dit, une question m'a été posée ce midi par un journaliste sur la fabrication de l'idéologie kyotiste. Il s'agissait de savoir si le kyotisme, ou l'environnementalisme du réchauffement, ne serait pas plus une fabrication d'activistes que des scientifiques. L'histoire du kyotisme nous permet de douter que la «science» est plus souvent un instrument de propagande qu'un cause première des décisions en matière de climat.

    Un consensus des scientifiques sur la question, il ne faut plus en parler car à mesure que les soi-disant détracteurs de cette idéologie se font connaître, on apprend que même les rapports de l'IPCC sont galvaudés pour déformer les conclusions des chercheurs. Le meilleur exemple a été dévoilé récemment par le Dr. Richard Lindzen, dans un article de Lawrence Solomon dans le National Post du 22 décembre.

    Ce midi, ce journaliste me demande si j'étais d'accord avec les dons de l'industrie pétrolière pour défendre son point de vue. Je lui ai répondu que ce qui est réellement dégueulasse, c'est que tous les gouvernements prennent l'argent des payeurs de taxes pour défendre le kyotisme, alors que la démonstration n'a pas été faite que l'activité humaine soit la grande responsable du réchauffement climatique. Ceci ne veut pas dire que l'activité humaine soit positive pour l'environnement, loin de là, mais de là à penser que nous pouvons modifier le climat substantiellement c'est de la supercherie, ou au minimum de la tartuferie politique afin de faire plaisir à certains groupes.

    Mes petites connaissances «transversales» en géologie et dans d'autres domaines me permettent de douter.

    Salutations,

    Yvon Dionne
    596, Pinguet
    St-Damase-de-L'Islet (Québec)
    G0R 2X0
    (418) 598-3630
    http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 23 janvier 2007 13h34
    Y a alarmistes et affairistes
    « Un certain Monsieur Charbonneau réagissait à ma future réaction avant que j'ai eu le temps de dire un seul mot. Mais en y regardant bien, on découvre par son adresse courriel qu'il fait partie d'une entreprise de compostage. Donc, avec un certain intérêt à la cause environnementaliste pour ne pas dire un intérêt $$$ certain. Tiens un autre OSBL aux mamelles de l'État...

    Le compostage est ce nouveau crédo écolo qui veut m'apporter un troisième bac brun aéré pour que l'éboueur le ramasse aux deux semaines. Entretemps j'entrepose ce bac brun dans mon entrée d'auto au coté des bacs verts pour l'incinérateur et du bac bleu pour le recyclage. Ce bon Monsieur espère me ramener l'odeur du fumier campagnard dans ma cour et ce contre mon gré.

    Je fais des gestes quotidiens pour améliorer mon environnement en me nettoyant, en nettoyant ma propriété, en recyclant, en retournant mes canettes et les plastiques aux distributrices, en allant porter mes restants de peinture à l'éco-centre, en tondant ma pelouse avec ma tondeuse à deux temps (jusqu'à ce qu'on m'interdise de l'utiliser), je jardine et j'adore manger les produits de celui-ci. Bref je suis un bon citoyen retraité qui admire la nature et la trouve belle...

    Par contre, je sais que les villes se préparent fébrilement à nous imposer le compost systématique et le gouvernement québécois a décrété que les citoyens qu'il le veulent ou pas conserveront leur déchets de table et leur feuilles mortes dans un bac aéré pour être conduit au centre de compostage que nos villes vont bâtir à même nos taxes. Ici à Québec l'usine va coûter 20 millions et l'achat de bacs un autre 7 millions. Naturellement, la non rentabilité de ces opérations seront à la charge des gouvernements qui nous prélèverons les taxes nécessaires. Pour l'environnement, Clear sky is the limit, Kyoto is the way to...

    Ici à Québec, avec une chef de l'opposition majoritaire écolo, on mets plus de $$$ dans l'environnement, l'aménagement de parc et les études environnementales qu'à donner des services essentiels tel que de construire des casernes de pompier.

    En 2004, un coroner a recommandé la construction d'un poste dans le secteur nord de Beauport à la suite d'un incendie mortel. Dans l'arrondissement de la Haute St-Charles le rapport de gestion du risque reommandait la fermeture en 2005 de la caserne de Lorettteville jugée désuète, ce qui fut fait. Mais on recommandait aussi son remplacement par une nouvelle construction et ca, c'est retardépour l'environnement. Entretemps, les gens de ce secteur payent depuis une surprime d'assurances-incendie. Dans les deux cas on attend pendant qu'on achète pour 12 millions de bacs bleus pour fournir un centre de tri agrandi au cout de 4 millions et qui a eu des ratés des opérations au point où un reportage a montré les montagnes de détritus non traités aux quatre vents illustrant ce cafouillage environnemental. Naturellement l'opération du centre s'est avérée en 2006 déficitaire. Par exemple, pour l'environnement on prévoit investir 16,635,000$ en 2007 seulement, en sus des éléments précités pour le compostage et du budget normal de récupérastions des matières résiduelles de 24 millions. À écouter ces écolos, tout le budget irait à assouvir leurs ambitions environnemntales au détriment d'autres fonctions pourtant essentielles à l'activité communautaire et aux services que les citoyens veulent mettre en commun. Imaginez qu'il y aa 5,7 millions d'études environnementales en cours comme quoi sauver la planète est plus important que de donner des services de qualité en retour de nos taxes.

    Une expérience de bacs à compostage a cours dans le secteur Sillery depuis 2000 et les spécialistes en environnement découvrent qu'après six ans d'expérience que les gens boudent encore le bac brun et je vous en donne un extrait du reportage de Radio-Canada : « C'est que la population boude la récupération des restes de table. Robert-Charles Dionne, un pur et dur du recyclage, croit comprendre pourquoi. « Ça prend, dit-il, des gens convaincus. Et il faut prévoir sa cuisine pour accueillir trois types de déchets et cela demande de l'organisation. » . Cela impose un troisième bac : le bac brun.» Béchard, lui contitue et en rajoute. Il va contrôle la vitesse des fardiers, diluer l'essence avec de l'Éthanol...

    Il y a un autre OSBL qui vient de se former, l'association pour l'air pur, qui prône d'interdire l'utilisation de parfum dans les endroits publics. Faudra t'il que je m'inscrive pour empêcher Monsieur Charbonneau de venir polluer ma cour avec ses odeurs de déchets putrécides car lui il en voit une occasion d'affaires, moi une d'ennui, de frustration et d'embarras...

    Après ca, on interdira les motoneiges, les motomarines, les tondeuses, les feux à l'extérieur, le chauffage au bois et puis on trouvera sûrement une culotte hermétique capable de capter nos pets...

    Maudit, ces alarmistes m'ont rendus alarmistes moi aussi... Mais moi je ne suis pas un affairiste et écoutez donc mon cri d'alarme : À BAS KYOTO AVANT QU'IL NOUS RUINE... »

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