Les écologistes mettent John Baird en demeure de respecter Kyoto
10 janvier 2007
Canada
Ottawa — Le nouveau ministre fédéral de l'Environnement, John Baird, n'a pas perdu de temps avant de tendre une perche aux groupes écologistes du pays, qui eux n'ont pas perdu de temps à nommer le prix de leur appui.
Le tout se résume à un seul mot: Kyoto.
Le respect des termes du protocole de Kyoto trône au sommet d'un programme unanimement soutenu par une coalition de certains des principaux groupes environnementaux du pays, allant de la Fondation David Suzuki au Sierra Club.
La liste devait être remise à M. Baird hier, lors d'une rencontre à son bureau de circonscription de Vancouver.
«Les Canadiens savent que nous sommes confrontés à une crise environnementale et ils réclament des gestes concrets», a dit hier John Bennett, le directeur exécutif du Réseau action climat Canada, lors d'une conférence de presse.
Les exigences des groupes écologistes sont essentiellement liées aux changements climatiques:
- l'imposition de réductions absolues aux principaux pollueurs industriels, au plus tard en 2008;
- des règles sur les émissions de véhicules au moins aussi sévères que celles en vigueur en Californie;
- des cibles ambitieuses et du financement pour le développement de sources d'énergie renouvelables, comme l'énergie solaire, l'énergie géothermique et les biocarburants;
- la résurrection du programme Encouragement éconergétique EnerGuide pour les maisons, annulé par les conservateurs, qui prévoyait des fonds destinés à rendre les maisons plus écologiques;
- un investissement accru pour la recherche sur le climat et l'éducation du public.
Convaincre Harper
Ces demandes constituent un obstacle de taille pour le gouvernement Harper, puisque le premier ministre a déjà déclaré que l'objectif de Kyoto — à savoir une réduction, d'ici 2012, des émissions de gaz à effet de serre à un niveau inférieur de 6 % à leur niveau de 1990 — est impossible à atteindre. Les écologistes soutiennent toutefois que cette cible peut être atteinte si on utilise les «mécanismes de flexibilité» du protocole, notamment les échanges internationaux de crédits, ce que les conservateurs ont jusqu'à présent rejeté.
La rencontre avec les groupes environnementaux a été organisée à la demande de M. Baird. Le porte-parole du NPD en matière d'environnement, Nathan Cullen, devait aussi rencontrer le ministre hier.
«Je pense que le rôle principal de M. Baird est de rétablir des relations cordiales, a-t-il dit. [L'ancienne ministre de l'Environnement Rona Ambrose] en était incapable, et elle a cherché la bagarre dès le début.»
Certaines des demandes des groupes environnementaux vont encore plus loin que ce qui avait été proposé par le précédent gouvernement libéral, ou que le programme annoncé par Stéphane Dion dans sa course à la direction du PLC.
Cela n'a pas empêché le porte-parole libéral dans le dossier, John Godfrey, de leur offrir un soutien sans équivoque. «Les libéraux ont l'intention de travailler [...] pour faire avancer ce plan et les éléments qu'il contient», a-t-il expliqué.
Le tout se résume à un seul mot: Kyoto.
Le respect des termes du protocole de Kyoto trône au sommet d'un programme unanimement soutenu par une coalition de certains des principaux groupes environnementaux du pays, allant de la Fondation David Suzuki au Sierra Club.
La liste devait être remise à M. Baird hier, lors d'une rencontre à son bureau de circonscription de Vancouver.
«Les Canadiens savent que nous sommes confrontés à une crise environnementale et ils réclament des gestes concrets», a dit hier John Bennett, le directeur exécutif du Réseau action climat Canada, lors d'une conférence de presse.
Les exigences des groupes écologistes sont essentiellement liées aux changements climatiques:
- l'imposition de réductions absolues aux principaux pollueurs industriels, au plus tard en 2008;
- des règles sur les émissions de véhicules au moins aussi sévères que celles en vigueur en Californie;
- des cibles ambitieuses et du financement pour le développement de sources d'énergie renouvelables, comme l'énergie solaire, l'énergie géothermique et les biocarburants;
- la résurrection du programme Encouragement éconergétique EnerGuide pour les maisons, annulé par les conservateurs, qui prévoyait des fonds destinés à rendre les maisons plus écologiques;
- un investissement accru pour la recherche sur le climat et l'éducation du public.
Convaincre Harper
Ces demandes constituent un obstacle de taille pour le gouvernement Harper, puisque le premier ministre a déjà déclaré que l'objectif de Kyoto — à savoir une réduction, d'ici 2012, des émissions de gaz à effet de serre à un niveau inférieur de 6 % à leur niveau de 1990 — est impossible à atteindre. Les écologistes soutiennent toutefois que cette cible peut être atteinte si on utilise les «mécanismes de flexibilité» du protocole, notamment les échanges internationaux de crédits, ce que les conservateurs ont jusqu'à présent rejeté.
La rencontre avec les groupes environnementaux a été organisée à la demande de M. Baird. Le porte-parole du NPD en matière d'environnement, Nathan Cullen, devait aussi rencontrer le ministre hier.
«Je pense que le rôle principal de M. Baird est de rétablir des relations cordiales, a-t-il dit. [L'ancienne ministre de l'Environnement Rona Ambrose] en était incapable, et elle a cherché la bagarre dès le début.»
Certaines des demandes des groupes environnementaux vont encore plus loin que ce qui avait été proposé par le précédent gouvernement libéral, ou que le programme annoncé par Stéphane Dion dans sa course à la direction du PLC.
Cela n'a pas empêché le porte-parole libéral dans le dossier, John Godfrey, de leur offrir un soutien sans équivoque. «Les libéraux ont l'intention de travailler [...] pour faire avancer ce plan et les éléments qu'il contient», a-t-il expliqué.
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