MacKay offre l'aide canadienne au Pakistan pour surveiller sa frontière avec l'Afghanistan
L'installation de mines est inacceptable, dit le ministre des Affaires étrangères
10 janvier 2007
Canada
Photo : Agence Reuters
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Peter MacKay (à droite), a expliqué à son homologue pakistanais, Khursheed Mehmood Kasuri, l’opposition canadienne à l’installation de mines le long de la frontière pakistano-afghane.
Islamabad, Pakistan — Le Canada s'oppose au projet du Pakistan de placer des mines à la frontière qui le sépare de l'Afghanistan afin de réprimer les nombreux mouvements à la frontière de talibans et de membres de la guérilla du réseau terroriste al-Qaïda.
C'est ce qu'a fait savoir hier le ministre canadien des Affaires étrangères, Peter MacKay, arrivé au Pakistan en fin de journée, lundi, en provenance de l'Afghanistan.
M. MacKay justifie son opposition par la signature par le Canada de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, aussi appelée traité d'Ottawa. Ce traité a été entériné par 154 pays en 1997, à l'exception de grandes puissances comme les États-Unis, la Chine et la Russie, mais aussi du Pakistan.
Cependant, le ministre a dit que l'installation de barbelés sur certaines portions des 2430 kilomètres de frontière pourrait «faire partie de cette solution». Certaines expériences menées avec des clôtures ont été concluantes, a déclaré le ministre MacKay à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec son homologue pakistanais, Khursheed Kasuri.
Quelque 2500 Canadiens sont en Afghanistan, la majorité dans le sud de la province de Kandahar, où ils contribuent à combattre les insurgés talibans. Au moins 44 militaires canadiens ont péri en Afghanistan depuis le début de la mission canadienne, en 2002.
M. MacKay a dit en conférence de presse que le gouvernement du Canada entend offrir au Pakistan son aide dans la surveillance de la frontière pakistano-afghane, notamment en matière de technologie aérienne, de formation du personnel frontalier et de distribution d'appareils de communication.
Le ministre Kasuri a dit que le Pakistan étudierait les suggestions canadiennes mais qu'il n'était pas question pour son pays de reculer sur ce projet visant à mieux protéger sa frontière.
Après l'annonce, la semaine dernière, par le Pakistan de son intention de poser des mines antipersonnel le long de la frontière avec l'Afghanistan, les autorités afghanes ont dénoncé ce projet, affirmant qu'il n'empêcherait pas les incursions illégales et compliquerait les déplacements légitimes des groupes ethniques vivant des deux côtés de la frontière.
Le Pakistan a coupé ses liens avec les talibans pour devenir un allié des Américains dans la guerre contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis.
Sa volonté de contrôler la frontière est perçue comme une tentative visant à atténuer les critiques occidentales selon lesquelles le Pakistan ne fait pas suffisamment pour stopper les mouvements d'insurgés à la frontière.
Peter MacKay est au Pakistan après un séjour de deux jours en Afghanistan.
C'est ce qu'a fait savoir hier le ministre canadien des Affaires étrangères, Peter MacKay, arrivé au Pakistan en fin de journée, lundi, en provenance de l'Afghanistan.
M. MacKay justifie son opposition par la signature par le Canada de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, aussi appelée traité d'Ottawa. Ce traité a été entériné par 154 pays en 1997, à l'exception de grandes puissances comme les États-Unis, la Chine et la Russie, mais aussi du Pakistan.
Cependant, le ministre a dit que l'installation de barbelés sur certaines portions des 2430 kilomètres de frontière pourrait «faire partie de cette solution». Certaines expériences menées avec des clôtures ont été concluantes, a déclaré le ministre MacKay à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec son homologue pakistanais, Khursheed Kasuri.
Quelque 2500 Canadiens sont en Afghanistan, la majorité dans le sud de la province de Kandahar, où ils contribuent à combattre les insurgés talibans. Au moins 44 militaires canadiens ont péri en Afghanistan depuis le début de la mission canadienne, en 2002.
M. MacKay a dit en conférence de presse que le gouvernement du Canada entend offrir au Pakistan son aide dans la surveillance de la frontière pakistano-afghane, notamment en matière de technologie aérienne, de formation du personnel frontalier et de distribution d'appareils de communication.
Le ministre Kasuri a dit que le Pakistan étudierait les suggestions canadiennes mais qu'il n'était pas question pour son pays de reculer sur ce projet visant à mieux protéger sa frontière.
Après l'annonce, la semaine dernière, par le Pakistan de son intention de poser des mines antipersonnel le long de la frontière avec l'Afghanistan, les autorités afghanes ont dénoncé ce projet, affirmant qu'il n'empêcherait pas les incursions illégales et compliquerait les déplacements légitimes des groupes ethniques vivant des deux côtés de la frontière.
Le Pakistan a coupé ses liens avec les talibans pour devenir un allié des Américains dans la guerre contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis.
Sa volonté de contrôler la frontière est perçue comme une tentative visant à atténuer les critiques occidentales selon lesquelles le Pakistan ne fait pas suffisamment pour stopper les mouvements d'insurgés à la frontière.
Peter MacKay est au Pakistan après un séjour de deux jours en Afghanistan.
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