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Afghanistan - Ottawa versera 11,75 millions pour de l'aide humanitaire

Odile Tremblay   9 janvier 2007  Canada
Josée Verner, ministre de la Coopération internationale, a annoncé l’octroi de 11,75 millions d’aide humanitaire à l’Afghanistan.
Photo : Jacques Nadeau
Josée Verner, ministre de la Coopération internationale, a annoncé l’octroi de 11,75 millions d’aide humanitaire à l’Afghanistan.
Le Canada faisait hier flèche de tout bois dans sa mission de soutien à l'Afghanistan, tentant sans doute de faire basculer l'opinion publique qui renâcle devant la présence de nos troupes en pays miné et hostile.

Après que le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, de passage à Kandahar a annoncé une aide canadienne de 10 millions aux policiers afghans, c'était au tour de la ministre de la Coopération internationale, Josée Verner, d'annoncer en conférence de presse à Montréal trois programmes d'aide totalisant 11,75 millions de dollars. «Notre engagement n'est pas uniquement militaire, a-t-elle assuré. Nous voulons aider le pays à se reconstruire. Les deux mandats vont de pair.»

Démocratie, éducation, santé, économie étaient les maîtres mots hier du discours ministériel, où les termes militaires semblaient soudain quasi évacués...

Le Canada fournira 1,75 million de dollars à l'UNICEF en lui offrant la gestion de deux programmes. Le premier entend favoriser la santé des mères. L'Afghanistan occupe le 2e rang mondial en matière de mortalité liée à la naissance (tétanos, hémorragies, etc.). Une somme de 350 000 $ sera donc versée pour aménager un centre résidentiel de soins obstétriques dans la ville de Kandahar. Une formation en soins de santé maternelle et néonatals y sera offerte. Ce projet s'inscrit dans un cadre plus vaste, impliquant divers pays et visant à réduire le taux de mortalité maternelle de 20 % d'ici 2008.

Le deuxième programme de l'UNICEF que le Canada soutiendra (1,4 million) permettra à l'organisation de développer son programme d'alphabétisation dans la province de Kandahar. En Afghanistan, 85 % des femmes et 57 % des hommes sont analphabètes. 155 nouveaux enseignants communautaires et 4600 participants, dont 80 % de femmes participeront à ce programme de dix mois.

Le Canada avait également annoncé en décembre une somme de 11,5 millions pour accélérer le programme de reconstruction par l'amélioration des infrastructures routières et des canalisations, ainsi que la remise à neuf des écoles et des cliniques dans la province de Kandahar.

«Les Afghans ont besoin de notre assistance, et les Canadiens seront fiers de nous. N'oublions pas que c'est la communauté afghane qui prend charge de ce qu'on lui apporte.» a rappelé la ministre.

Michel Fortier, ministre des Travaux publics et des services gouvernementaux, également présent à la conférence de presse, a expliqué que l'intervention canadienne devait être mieux expliquée à la population canadienne. «Le gouvernement, peu importe la politique qu'il avance, a toujours une obligation et un devoir de communiquer l'objectif qu'il a. À l'occasion, les Canadiens nous demandent d'expliquer un peu mieux la présence des militaires canadiens là-bas, mais une fois qu'on l'explique, je pense qu'il est clair que les gens comprennent ce qu'on fait là-bas», disait le ministre. Une offensive médiatique est au menu.

L'aide fédérale recevait la bénédiction de Nigel Fisher, président et chef de la direction UNICEF Canada, qui dit estimer nécessaire le rôle de la mission canadienne dans le champ de la sécurité en Afghanistan, sans laquelle aucune mesure de développement n'est possible. À son avis, le développement et le progrès accroîtront en corollaire la sécurité en zones troubles.

Tous s'entendaient hier pour déclarer que par-delà les troubles enregistrés dans la région de Kandahar, où les talibans sont en mode attaque, l'Afghanistan a évolué depuis l'entrée en scène de la coalition. Les femmes votent, les petites filles peuvent fréquenter l'école. Au téléphone depuis Kaboul, le docteur Linda Bartlett, en poste depuis 2002 pour les programmes d'aide de l'UNICEF confirmait que la condition des femmes afghanes s'était beaucoup améliorée depuis la chute du régime taliban et l'instauration des programmes d'aide au développement.

Dernièrement pourtant, le mollah Omar déclarait que toutes les ONG seraient traitées comme des ennemies et que les enseignantes afghanes auraient affaire à ses talibans. «La situation est difficile à Kandahar, admettait la ministre Verner, mais la communauté afghane est déterminée à améliorer son sort.»

Nigel Fisher, le président d'UNICEF Canada, assure de son côté que 5 % au plus des écoles rencontrent des problèmes avec les talibans. «95 % des écoles afghanes fonctionnent selon des critères normaux, mais, bien sûr, aux informations, on entend surtout parler des autres...»






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  • o. leblanc
    Inscrit
    mardi 9 janvier 2007 11h33
    L'Afghanistan c'est quoi ??? sans vouloir passer pour des pingres !!!
    « Poirquoi?.. ceux qu'on a placer a la tête de notre pays pour nous représenter osent-ils envoyer notre argent (11.75 millons)dans des pays ou on se fait tuer et ou on a pas a s'ingérer (sauf pour plaire aux USA)...quand ces mêmes personnages ne peuvent rien faire pour même baisser les taxes du prix de l'essence ni rien faire pour notre systeme de santé ????? C'est completement abérant!!......... »

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