Environnement : Harper se dit déterminé à agir
8 janvier 2007
Canada
Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper reconnaît qu'il faudra plus que des discours politiques pour convaincre les Canadiens que son gouvernement est déterminé à agir en matière d'environnement.
En entrevue au réseau CTV hier, M. Harper a dit comprendre que les électeurs attendent des mesures concrètes pour faire face aux défis environnementaux auxquels est confronté le Canada.
«Nous ne pensons pas qu'un simple changement sur le plan de la communication sera suffisant, a-t-il dit. Nous savons que le pays fait face à de grands défis [...]. Nous allons devoir livrer la marchandise avec nos politiques.»
M. Harper a toutefois refusé d'indiquer précisément quels changements il a en tête ou combien d'argent il est prêt à dépenser pour protéger l'environnement.
Le premier ministre a aussi expliqué qu'il est trop tôt pour déterminer si son parti pourra collaborer avec les partis d'opposition — surtout le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Jack Layton — pour refondre la controversée Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique mise de l'avant par le gouvernement.
«Je ne le sais vraiment pas, a-t-il admis au sujet des probabilités de le voir s'entendre avec M. Layton. Je peux toutefois dire ceci: M. Layton, contrairement aux chefs des deux autres partis d'opposition, a mis de l'avant des idées concrètes au sujet des changements climatiques [...]. Nous allons maintenant essayer de voir si on peut s'entendre pour aller de l'avant.»
Le NPD avait menacé de renverser le gouvernement Harper sur la question de la Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique, estimant qu'elle n'allait pas assez loin. Toutefois, la défection récente au profit des conservateurs du député libéral Wajid Khan donne à M. Harper 125 députés et garantit la survie de son gouvernement avec l'appui des 29 députés néo-démocrates.
Les experts estiment que M. Layton, dont le NPD traîne de l'arrière dans les sondages, appuiera le gouvernement conservateur pour éviter des élections générales au printemps.
Ces commentaires de M. Harper surviennent quelques jours après un remaniement ministériel au terme duquel le premier ministre a confié le portefeuille de l'Environnement au flamboyant John Baird, en remplacement de la timide Rona Ambrose.
M. Harper s'est dit confiant de voir M. Baird gérer efficacement le dossier et produire des résultats rapidement. Il a toutefois aussi prévenu que les problèmes des changements climatiques et des émissions de gaz à effet de serre ne seront pas réglés du jour au lendemain.
Le premier ministre a aussi fait valoir que les Canadiens s'intéressent à l'environnement en raison de la performance solide de son gouvernement dans d'autres secteurs.
«C'est une préoccupation parce que notre gouvernement n'est pas secoué par un scandale par semaine, comme c'était le cas l'an dernier [sous les libéraux]», a-t-il affirmé.
Un sondage récent indiquait que l'environnement devance maintenant l'accès aux soins de santé au sommet des préoccupations des électeurs canadiens. Le p.-d.g. de la firme Decima Research, Bruce Anderson, affirme qu'en ajoutant la guerre en Afghanistan, on se retrouve avec trois questions qui préoccupent particulièrement les femmes, les résidants urbains et les Québécois — trois groupes dont M. Harper aura besoin pour former un gouvernement majoritaire la prochaine fois.
En entrevue au réseau CTV hier, M. Harper a dit comprendre que les électeurs attendent des mesures concrètes pour faire face aux défis environnementaux auxquels est confronté le Canada.
«Nous ne pensons pas qu'un simple changement sur le plan de la communication sera suffisant, a-t-il dit. Nous savons que le pays fait face à de grands défis [...]. Nous allons devoir livrer la marchandise avec nos politiques.»
M. Harper a toutefois refusé d'indiquer précisément quels changements il a en tête ou combien d'argent il est prêt à dépenser pour protéger l'environnement.
Le premier ministre a aussi expliqué qu'il est trop tôt pour déterminer si son parti pourra collaborer avec les partis d'opposition — surtout le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Jack Layton — pour refondre la controversée Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique mise de l'avant par le gouvernement.
«Je ne le sais vraiment pas, a-t-il admis au sujet des probabilités de le voir s'entendre avec M. Layton. Je peux toutefois dire ceci: M. Layton, contrairement aux chefs des deux autres partis d'opposition, a mis de l'avant des idées concrètes au sujet des changements climatiques [...]. Nous allons maintenant essayer de voir si on peut s'entendre pour aller de l'avant.»
Le NPD avait menacé de renverser le gouvernement Harper sur la question de la Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique, estimant qu'elle n'allait pas assez loin. Toutefois, la défection récente au profit des conservateurs du député libéral Wajid Khan donne à M. Harper 125 députés et garantit la survie de son gouvernement avec l'appui des 29 députés néo-démocrates.
Les experts estiment que M. Layton, dont le NPD traîne de l'arrière dans les sondages, appuiera le gouvernement conservateur pour éviter des élections générales au printemps.
Ces commentaires de M. Harper surviennent quelques jours après un remaniement ministériel au terme duquel le premier ministre a confié le portefeuille de l'Environnement au flamboyant John Baird, en remplacement de la timide Rona Ambrose.
M. Harper s'est dit confiant de voir M. Baird gérer efficacement le dossier et produire des résultats rapidement. Il a toutefois aussi prévenu que les problèmes des changements climatiques et des émissions de gaz à effet de serre ne seront pas réglés du jour au lendemain.
Le premier ministre a aussi fait valoir que les Canadiens s'intéressent à l'environnement en raison de la performance solide de son gouvernement dans d'autres secteurs.
«C'est une préoccupation parce que notre gouvernement n'est pas secoué par un scandale par semaine, comme c'était le cas l'an dernier [sous les libéraux]», a-t-il affirmé.
Un sondage récent indiquait que l'environnement devance maintenant l'accès aux soins de santé au sommet des préoccupations des électeurs canadiens. Le p.-d.g. de la firme Decima Research, Bruce Anderson, affirme qu'en ajoutant la guerre en Afghanistan, on se retrouve avec trois questions qui préoccupent particulièrement les femmes, les résidants urbains et les Québécois — trois groupes dont M. Harper aura besoin pour former un gouvernement majoritaire la prochaine fois.
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